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Mercredi 11 novembre 2009
On va causer un peu Death Note les gens. L'univers, son manga et son adaptation ayant eu un hype assez conséquent (diffusion sur MCM quand même hé) et le-dit hype datant de trois-quatre ans, là je vais pas du tout me gêner pour spoiler tout et n'importe quoi. Donc si le scénario vous intéresse, tant pis, matez juste la vidéo à mi-chemin et faites du headbanging, puis lâchez l'affaire dès maintenant, parce que ce post est placé sous le signe du "vous devriez déjà le savoir" et il est assez difficile de parler de la globalité du bouzin sans en évoquer les mécaniques spoilesques, c'est donc no-limit pour cette fois. Pour les autres, c'est une maigre critique d'une oeuvre que vous connaissez probablement sur le bout des doigts, vous n'allez donc rien apprendre. Ouais, au final ce post est un peu inutile pour tout le monde, y compris moi qui devrais aller me pieuter mais au moins vous perdrez quelques minutes en ce long jour férié, que nous pouvons tous dédier à la pure flemme et paresse salvatrice.

Death Note donc... la sauce commençait à prendre fin 2006 en France, le manga était sur le point d'être publié mais déjà tout le monde parlait d'un manga assez addictif, terriblement cérébral et textuel. En même temps faut bien dire que le concept autout du Death Note a quelque chose d'attirant (comment ça c'est pas normal de vouloir zigouiller les gens? Juste un ou deux de temps en temps, alleeeeez!)
et rapidement, vers fin 2007, l'anime est traduit et diffusé sur la TNT, grosse consécration donc. Death Note a rapidement acquis le statut de manga indispensable, de grand classique comme FMA deux ans auparavant. Ce manga oscillait entre le statut un peu limité de "shonen" et sa réputation de scénario de qualité, bref comme une incertitude sur le public visé du manga (publié chez Dark Kana, ouuh). Janvier 2008, je m'y met joyeusement et j'achète les deux premiers tomes, la sauce prends avec enthousiasme. La sortie récente du très encyclopédique et ultime tome 13 m'avait donné envie de mater l'adaptation en anime pour un peu mieux comprendre certaines choses et histoire de se replonger dans la série sous un traitement un poil variable. L'anime d'une trentaine d'épisodes à été englouti en trois bonnes semaines, y'a eu un bonne grosse appréciation derrière.

L'histoire, rapidement, pour les fous qui lisent ça de façon décontractée en se disant que de toutes façons il ne se lanceront pas dedans... le dieu de la mort Ryûk s'emmerde grave dans son petit club VIP et sinistres pour dieux de la morts. (Tiens, le shinigami commence à devenir un véritable gimmick, un peu comme...
autre chose et... Bleach. Je crois.) Toute l'histoire de ce manga est basée sur le simple ennui de ce Dieu, qui va pour s'amuser un peu faire laisser tomber son Death Note sur le monde que nous connaissons bien, et, pas de bol, c'est Light Yagami, lycéen génial à mi temps (oui car la conceptualisation c'est bien gentil mais la tempérance est une forme de réflexion et d'intelligence... bref) qui le ramasse. Ce cahier permet de tuer toute personne dont on inscrit le nom, c'est aussi simple que ça. Light va l'apprendre à ses dépends (il aurait très bien pu ne pas être intrigué par ces deux mots et jeter le cahier, fin de l'histoire) faire deux trois tests et va se sentir investi d'une mission divine : construire une nouvelle justice, une nouvelle utopie où les mécréants meurent et le monde se voit purifié. En clair, il chope le melon.
En parallèle, Ryûk descends sur Terre pour le "parrainer" un peu dans son utilisation (il lui apprendras quelques règles liées au Death Note, et elles sont nombreuses) tout en gardant un point de vue détaché, cynique et expérimental sur les humains. En clair, il s'amuse bien. Pendant ce temps, un véritable génocide justicier commencer à s'abattre sur le Japon, ce qui n'échappe pas à L, détective génial et précoce, qui commence à pister celui que l'on appelle Kira (pour "killer", c'est de l'engrish quoi.) Les deux vont bientôt se contacter sans réellement dévoiler leurs identités respectives, s'en suit une fantastique guerre froide et psychologique ou les deux hommes sont complètement grillés et chacun cherche à faire tomber l'autre, et à vouloir sa mort, dans un sens ou dans l'autre. Le manga commence donc, les attraits principaux sont le dévellopement des lois qui régissent le Death Note, les agissements de Light, le duel avec L et l'univers qui s'étoffe de plus en plus, puis...



Tome 7 et mort de L. Tué par Rem, ce qui est un peu difficile à avaler, mais c'est bien Light qui, avec une manipulation au quinzième degré, est derrière cette disparition. Le manga aurait pu s'achever là, nihiliste au possible, dominé par Kira, la criminalité n'existe plus mais tout le monde vit dans la terreur, THE END. C'était probablement l'issue envisagée mais le très dépressif scénariste à quand même pondu un deuxième arc, un peu moins passionnant (je n'ai jamais lu les tomes 8 à 10 et je ne le regrette pas) mais qui aboutira à la chute, prévisible, fatale et kharmique de Light, qui ne sait pas la fermer quand il le faut. Light est intelligent mais n'est pas malin pour autant.
Deuxième arc qui permet de faire grandir les persos un peu (le dessinateur du manga est celui d'Hikaru No Go, hop point commun) de faire rentrer d'autres persos charismatiques, d'en exécuter pas mal d'autres aussi - et d'obtenir cette fameuse fin assez douce-amère mais dans l'ordre juste, comme dirait l'autre. Il n'empêche que le manga se distingue en deux parties, et la première dispose d'une ambiance très posée, très cérébrale et attrayante, très enfermée sur elle même (ce qui n'est pas un défaut en l'occurrence) que la deuxième partie n'as pas, plus portée sur l'action et le GAR de Mello.


Les persos sont assez fascinants. On peut les foutre dans deux camps : rationnels et surnaturels. Les premiers sont des humains, dotés de sentiments humains et ont des raisonnement faussés pour font des erreurs humaines. Les autres sont des Dieux de la mort, au chara-design léché mais au caractère parfois encore plus humain que les vrais. Je m'embrouille et passons au personnage de Light.
A.k.a. Friedrisch N. Ce personnage est fascinant d'ambition et de capacité mal placée à gérer le pouvoir. Toute l'essence du manga va être de mesurer sa progression dans sa folie idéologique et meurtrière, de voir sa montée en puissance pour mieux constater sa chute flamboyante et démesurée. (J'abuse des épithètes c'est super) car Light a tout pour lui. Un excellent sens de la réflexion, c'est le meilleur lycéen du Japon et c'est pas peu dire, toutes les filles veulent de lui mais il s'en fout un peu, obnubilé par son idéal nourri au grain et élevé au grand air. Light est, dans le langage JDR un "lawful evil" bref esprit utopique et rien d'autre, quitte à zigouiller une platrée d'innocents au passage. Car Light, relativement normal au débur du manga, est de plus en plus aligné sur une mentalité "han je t'aime pas, tu ne sert à rien, tu dois crever" gênante et assez puérile. Quand il arrive enfin à inscrire le nom d'un ennemi plus difficile que la moyenne (ou BOSS pour les gamers) il n'hésite pas à faire un peu de la provoc et lui dire que Kira, c'était lui, quitte à prendre des risques. Ce coté enfantin "nananéreuh" va être un peu ce qui va provoquer sa chute, car Kira à beau être foutrement intelligent, il reste un petit con qui a trouvé un joujou un poil trop dangereux pour son esprit obtus. Un philosophe du marteau.

A coté de ça y'a Misa Amane qui va trouver un deuxième Death Note et tomber éperdument amoureuse de Kira. Misa c'est : une tenue méga baroque et chargée, une voix suraîgue et surtout, surtout, un fantastique poid chiche dans la tête. Bien sûr elle sait réfléchir un peu et prendre du recul quand il le faut mais elle reste démesurément bourrin quand il le faut pas. Elle manqueras pas de se faire griller (plusieurs fois) et est l'un des rares protagonistes à survivre à la série (même si elle se suicide un an plus tard ah ah)
Un peu là pour faire du fanservice dans une série très Ho Yay (tapez "Death Note" sous les imageboards et matez la proportion de yaoi) mais un fanservice très très peu limité qui contraste avec l'univers très froid et masculin du manga.
L est le véritable héros de l'histoire. Héros d'obédience, le véritable personnage principal étant l'antagoniste du même coup. L c'est l'opposé de Light, le yang qui est lui aussi habité d'un idéal justicier dans une forme plus rationnelle : il veut arrêter Kira, mais sans tuer d'innocents, sans trop déranger personne, non lui sa marotte c'est plutôt dépenser des millions. C'est aussi un asocial invétéré : présenté comme quasi - autiste, il déteste avoir les jambes tendus (ça me rapelle quelqu'un) montgolfières sous les yeux et poids plume pour un fieffé glouton qui ne fait que manger quand il passe à l'écran/sous les yeux du lecteur. Fantastique capacité de déduction et de conceptualisation, c'est le seul opposant potentiel à Kira et coup de bol, il se sent investi. Il est intimement convaincu de l'implication de Light dans le bouzin mais ne soupçonne pas vraiment le coté surnaturel du procédé, ce qui va bouleverser un peu son cartésianisme et nous faire voire ses pieds, pour la enième fois.
C'est pourtant un dieu de la mort qui va avoir raison de lui. La relêve est assurée par le duo Mello/Near, qui font un peu copies pour le coup, comme si on avait assuré sa descendance avec un mec "petit ange" et un autre "petit démon" mais qu'importe, ça se lit joyeusement et c'est grâce à eux deux que tout ce joyeux bordel va enfin se terminer.




Dans les hautes sphère du bestiaire de Death Note figurent les Dieux de la Morts, véritable occasion pour le manga-ka de se lâcher et de faire preuve d'une imagination débordante en termes de chara-design. Le principal étant Ryûk, grand dadais de 3 mètres en intégrale cuir moulant, un peu le narrateur de l'histoire (enfin pas concrètement mais c'est le personnage clé) amusant dans son attitude d'observateur de la classe humaine, et dans ses manies qui le dé-déifient un peu (son addicition aux pommes, son goût prononcé pour les jeux vidéos, cette aptitude malsaine à mentir) mais il redeviendras le DIEU à craindre à la toute fin de la série, YOU DON'T FUCK WITH SHINIGAMIS hein, ce statut légitime revient avec son exécution de Light, piste tout de suite annoncée dans les première pages du manga. On SAIT qu'il ne peut pas survivre, Ryûk est là pour rétablir l'équilibre et c'est pas plus mal vu que son ennui est à la base de l'histoire.
En parallèle descendent deux autres shinigamis, prétexte pour faire entre en jeux d'autres Death Notes, mais il est vraiment sympa de constater que chaque Dieu à un caractère et un design très marqué : Ryûk est posé et cynique, Rem est plus affectueuse et maternelle dans son approche, Sidoh fait un peu boulet sympa... que de choses sympathiques je vous dit.


Ce qui est assez intéressant à la lecture de ce manga c'est de faire une petite introspection car un parti pris est presque demandé au lecteur. Après tout, c'est l'histoire d'une sorte de lutte de pouvoir immatérielle donc a vous de savoir qui vous voulez voir gagner, en grossissant le trait un peu. Faut dire que les diverses issues des storylines sont assez nuancées, tout est assez objectif, il n'y a pas vraiment de mal ou de bien designé mais juste des conséquences logiques. Après on est dans un univers où le trop plein d'intelligence est quasiment lié à des troubles autistiques, où chacun est habité par des convictions délirantes ou utopiques et où les clichés familiaux et sociologiques/familles sont un peu trop mis en valeur. Il y a comme une tension dans l'univers de Death Note, dans la Japon quoi. Tout est noir, tendu, sombre. Chacun a les dents longues et ne pense qu'à sa petite progression dans l'échelle sociale. Light ne pense qu'au progrès, à l'ascension, il veut quand même devenir le nouveau messie... bref une société fantastiquement matérialiste et tendu qui est dénoncée dans un sous-texte assez criant. Les HOMMES sont mis en valeur, au détriment des joyeux enfants et des petites familles derrière. Familles brisées par Kira qui n'hésiteras pas à tuer ses collaborateurs pour ne pas se faire griller trop vite... sans compter toute la mini intrigue Yostuba, un poil chiante car vite exploitée et vite "ficellée" si je puis dire, juste histoire de ressasser le concept du "gris". Le manga ka a l'air d'être un homme très déprimé et cette oeuvre a comme une dimension cathartique, un exutoire pour dénoncer ce japon trop pressé, trop demandeur et trop strict dont l'explosion est matérialisé avec l'arrivée de ce Death Note.




Qui de l'anime? Faut dire que la première fois que j'ai suivi le schéma manga-d'abord c'était YuGiOh donc je manque un peu de repères mais il faut dire que c'est une adaptation très fidèle. Trèèès fidèle. Carrée comme l'univers qu'elle dépeints. Il n'y a pas de liberté prise par rapport au manga, c'est de l'adaptation pure et elle est très bien faite. D'une part, elle reprends l'excellent dessin du manga-ka dont le nom m'échappe, puis elle contribue à apporter au manga ce qu'on ne peut pas rendre sur simple papier : tout est noir, sombre, brun, on voit rarement la fraîche et rassurante lumière du jour. Musicalement ça reprends un peu le coté "déifiant" du perso de Light, chaque moment épique de bravoure et d'éliminations étant accompagné par des incantations latines. Sinon, au début c'est souvent le même riff arpégé et pas grand chose d'autre, après tout c'est surtout la retranscription orale des murs de texte du manga qui priment - mais la première moitié de l'anime est un poil pauvre musicalement. C'est loin d'être un drame, d'autant plus que la réalisation est l'animation sont super léchées, ainsi que le casting de doublage qui est tout ce qu'il y a de plus cohérent.

Parfois, l'anime se permet d'être MEGA premier degré et de mettre en valeur des séquences qui ne le méritent pas trop (vous apprendrez en autre que MANGER DES CHIPS §§§§ peut être quelque chose de très héroïque sans oublier cette histoire de traduction foireuse mais hey, c'est une histoire de fansubbers, cela ne nous regarde pas. L'anime montre souvent de façon épique des choses qui ne le sont pas vraiment, inscrire un nom devient un kaméhaméha et un coup de crayon se fait façon épéiste, c'est assez curieux.
Au niveau des openings/endings (c'est TRES important) ce n'est pas franchement marquant, je suis pas très fan de l'habillage de la première moitié de la série, en revanche après une vingtaine d'épisodes...
(Montez le son, on entends pas très bien)

 


VIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOL. Ca doit être irréstible dans un karaoké, je vois bien deux cent mecs hurler en tapant comme des fous sur leurs tables. C'est Maximums The Hormones à la barre et leurs riffs bien sentis en Dropped D. D'habitude je suis plutôt fan de musique limite hippie mais cette musique et cette vidéo sont l'un des meilleurs openings que j'aie jamais vu. Strictement TOUT veut vous mettre les sens à fleur de peau pour mieux les écorcher : épilepsie sonore, visuelle, rythmique... c'est top. Je le redis pour la énième fois mais un bon opening c'est une bonne synchro entre la musique et les images, et cet opening est un exemple type construit à 100% autour de la chanson choisie (heureusement que MTH s'est pas rétracté au dernier moment héhé) et ne serait ce que visuellement, certains plans sont assez fédérateurs et ont donné naissance à pas mal de parodies (le deuxième plan avec Light surtout, bon je le trouve surmoche mais pas grave c'est dans l'esprit) bref de la musique de furieux, les humains sont des connards, qu'ils crèvent, point de salut, hop. Un message optimiste pour une série optimiste. Et qu'est-ce que je peux adorer ce coup de tom avant le break et le "Hey Hey". Cet opening est travaillé, réfléchi, construit, thématise sur l'urbain aussi ce qui est loin d'être un mauvais point (et raccord à la série, ouf) on dénote deux parties bien distinctes - un bon pogo métalleux des familles/une petite progression sympa et viril avant un dernier petit bordel musical - parties calquées visuellement, d'abord c'est agité, c'est Las Vegas, kitsh même, puis ça marche lentement sous le regard des acteurs de la chute de Kira. Merci Madhouse pour ce moment jouissif à chaque début d'épisode! Et la petite danse du bonheur de Ryûk est un régal.
C'est couillu d'avoir foutu un opening aussi violent pour un anime à l'aura si populaire.




Moment d'épicité épileptique en approche!

Je disais que l'anime est très fidèle manga, donc d'office quans le manga accuse des passages un peu lourds, l'anime fait la même chose le temps de quelques épisodes. Quand le manga aurait pu se terminer un peu plus tôt, l'anime semble aussi être parfois une oeuvre à rallonges. L'avantage principal au visionnage est le fait de concrétiser l'univers, tout simplement. Ce mélange entre premier degré pur habité par les personnages au début du manga et la touche fantastique ajoutée est nettement plus sympa à vivre en images et en son, après ce n'est que mon avis. C'est la concrétisation d'un concept et d'un univers travaillé jusqu'au bout des doigts morts. Cette fidélité à tout rompre ne s'arrête que pour les 5 dernières minutes, qui prennent un parti assez différent, et ce choix reste inexplicable et curieux.... dans le manga, Light meurs comme un minable, dans les lamentations, le sang, les larmes, Ryûk ressemble enfin à un dieu autoritaire et Light meurt de façon flamboyante, tué par le Death Note divin. Dans l'anime, un plantage de stylo très sanglant permet à Light de s'échapper et d'avoir une fin beaucoup sereine, dans la joyeuseté du lever de soleil dans une séquence très "Jack Bauer" bref la mécanique "c'était prévu, ça DEVAIT se passer comme ça dès le début" en est un peu changé, et le manga propose même un épilogue assez important dans l'interprétation de l'univers et de l'effet du passage de Kira dans certaines mentalités. Un changement... curieux. Je m'explique pas cette fin d'anime, qui n'est pas moins bonne, juste... inutilement différente. Surtout que si le coté très violent de cette ultime mort est éclipsé pour donner lieu à ce seppuku encore plus gore et surtout encore plus sorti de nulle part.

M'enfin. Il n'empêche que c'est un combo manga+anime assez indispensable, très construit et penséé, aux concepts fédérateurs et une petite touche de fantastique rationnalisée qui va bien. Le tout à une dimension assez pensive et philosophique ce qui est loin d'être dégueulasse. Ajoutez à cela des persos sur-complexes qui bouleversent un peu les conventions du genre, j'approuve, et j'ai aimé tout du long, même si en manga j'ai abandonné ce foutu deuxième arc. 
La date de ce post n'est pas très anodine puisqu'aujourd'hui c'est... la date de la mort de Soîchiro Yagami. Duh! bon courage pour la suite quand même.





Moi, Koshi Rikdo, approuve la lecture et le visionnage de cet univers.


C'est fascinant, tout en bas de la page est apparu un tout petit module nommé "Articles les plus commentés", ça peut faire office de best of un peu. Sinon je me rends compte qu'il y a un an, je pensais déjà écrire un pavé et en fait non, c'était plutot bof. Je me demande si il y a une "taille requise" pour faire un bon truc, parce que ça pompe du temps quand même...
faut dire que ce serait franchement idiot de s'enfermer dans une logique de "c'est pas assez"! Donc cette réflexion est inutile, tout comme ce post. Pff allez mourir, HAN.
Par Concombre Masqué - Publié dans : Otakeries - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Dimanche 8 novembre 2009



- Heu je crois que je vais prendre cuilà.
- Vous voulez un presse papiers? Parce qu'en prenant ce modèle, c'est ce que vous aurez.... ça fait cher le presse-papier!
- Ca me plairaît bien mais c'est un ordinateur qu'il'm'faut. Combien cuilà?
- Huuum ce modèle date d'il y a 3 mois! Seuls les gogos achètent des modèles dépassés... vous n'êtes pas UN GOGO au moins?
- Bien sûr que nan!
- Aah tant mieux, sinon je vous aurais demandé de quitter le magasin!
- J'veux un truc pour reçevoir des e-mails.
- Pfioooou il vous faut du matériel de poiiiiiinte pour ça! Comme ce modèle, dont les astonautes se servent pour payer leurs impôts!
- C'est le meilleur au monde et ce sera toujours le meilleur?
- Absolument.



- Hey Lisa, t'as vu mon nouvel ordinateur?
- Tu devrais pas le traîner derrière la voiture!
- C'est pas grave c'est le meilleur!



Homer surfe sur la toile et découvre un site alakon
- Woooow un Jésus qui danse! Tilililili! Si y'a une meilleure façon d'utiliser internet hé ben j'lai pas trouvée.
Sur le site du chef Wiggum
- Si vous avez commis un crime et que vous voulez l'avouer, cliquez "Oui". Sinon, cliquez "Non".
Vous avez choisi "Non". Vous avez donc commis un crime, mais vous voulez PAS l'avouer! Une voiture de police fonce vers votre maison.
- Hé !
 - En attendant, vous pouvez acheter un T-shirt ou une casquette. Vous avez le droit de garder... un super look.



H - Et voilà le travail! Le meilleur site web du monde. On pourrait penser que tous ces bruits seraient gênants, mais pas du tout.
B - J'ai été renvoyé de l'école aujourd'hui.
H - Sans blagues! Comment tu trouves mon site, Lisa ? Sois franche, il est génial, hein ? Tu peux dire qu'il est génial c'est ton droit.
B - Parce que j'avais un couteau à cran d'arrêt.
L - Un site c'est personnel. Il doit ressembler à aucun autre. Toi tu t'es contenté de piocher dans tous les autres sites. On peut te poursuivre pour ça.
B - J'ai craché sur un flic.
H - Ils pourraient pas ils savent pas qui je suis. D'aurénavant, je vais m'appeler "Monsieur X".
B - J'ai toujours envie de cogner...
H - Exactement, c'est un très bon choix Monsieur X.


Le principal Skinner, chez lui, devant le poste

- Notre maire est corrompu ? Monsieur X a rendu un fier service à la ville, malgré ses fautes grammaticales.
- Seeeeymour §§ Es-tu en train de regarder des femmes nues ?
- Non. Mère.
- Chiffe molle §§§



Au Kwik N Mart d'Apu. Ce dernier et Krusty discutent.
- Beurk ! Un bagel à la noix de coco ! C'est à vomir ces trucs là. 
- D'accord. Je vais vous dire un secret. Mes bagels... sont des donuts vieux d'une semaine. 
- Oh, je suis mal placé pour vous dénoncer. Un jour j'ai écrabouillé un type dans un parking, et j'ai déposé le corps sur un terrain de golf.
Homer, en griffonant - Wow c'est de la dynamite ça!
Plan sur le blog d'Homer "Ses bagels sont de vieux donuts"



- J'aiiii passé toute la journééééeuh assiiiiiis sur les vécéééés!

Toujours à la centrale, des similis-talibans et M. Burns
-Et voilà messieurs les terroristes! Je vous file tout cet uranium.
- Vous faites honneur au grand Satan!



- Je suis fière que tu aies eu le Pullitzer.
- Enfiiiin!
- Mais je culpabilise à cause des enfants qui ont faim...
- Ils sont au paradis maintenant.
- Hoooo! Tant mieux. Hoooo...

- Beuh ça fait des jours que personne visite mon site! Mon compteur est en chute libre!
L - Tu peux pas diffuser des nouvelles si t'en as aucune!
- Ca c'est une bonne idée! Je vais inventer des nouvelles!



- Meuh! D'après Monsieur X, l'espagnol et l'italien sont une même langue... han! Ca alors, c'est renversant.



Homer est magiquement transporté dans une parodie du Prisonnier. Il rencontre numéro 6, interprété par Patrick MacGoohan

- Bienvenue, mon ami. Je suis numéro 6. 
- Je ne suis pas un numéro, je suis un homme, et je vous défends... Ah ouais, numéro 5. Je suis avant toi numéro 6!
- Ouais, bien joué.
- C'est quoi cette bande de zigotos ?
- On nous retient ici parce que nous savons trop de choses. Numéro 27 sait transformer l'eau en essence, numéro 12 connaît le terrible secret que renferme les Tic-Tac, et moi, j'ai inventé le paquet de cacahuètes sans fond.
- Waahh ! Mais... qui nous a amené ici ?
- Je l'ignore.
- Ce serait pas vous, des fois ?
- NAN.

Plus tard. Marge est à la recherche d'Homer en forêt, avec le sergent Wiggum


- Soyez tranquille! Si il y a des restes de votre mari içi, le serge Morphallou les trouveras.
- Roooh c'est un nom adorable pour un chien.



- Oh, ils ont mis une drogue dans le thé. Ils ont découvert mon point faible!
- Bonjour, numéro 5. Comment ça va aujourd'hui ?
- Qui êtes vous et pourquoi vous me retenez ici ? Je veux des réponses maintenant ou je les veux dans pas longtemps.
- D'accord, je vais vous répondre.
Homer lui jette un cendrier à la gueule.
- Oh s'il vous plaît. Arrêtez.
- Pardon.
- En deux mots, vous avez divulgué notre secret sur votre site.
- Mais c'est impossible. Toutes mes histoires sont bidons... bidons !
- Ne faites pas l'idiot. Je faisais allusion au vaccin contre la grippe. C'est nous qui mettons dedans un produit pour contrôler les pensées.
- Mais pourquoi ?
Re-jet de cendrier
- Pour provoquer une frénésie d'achat dans le public. C'est pour ça que la vaccination se fait juste avant les fêtes de Noël!
- Evidement! C'est tellement simple... non c'est pas simple, c'est vachement compliqué.
- En effet. Nous devions vous empêcher de tout gâcher, vous êtes d'accord ?
- Oui monsieur.
- C'est très bien! Vous avez droit à une glace.



Un faux Homer rentre à la maison, acceuilli par une Marge inquiète
- Mein Liebe Marge Fraülein, c'est mwa.
- Mais vous n'êtes pas mon mari !!
- Ja pour me faire pardonner mes deux semaines d'absence, je t'offre un gueuletong danzun restaurant très chic suivi d'une nuit d'amour, où tu mesureras l'efficacité des zallemands!
- Mouuuui ça m'éviteras de cuisiner...



Sur l'île. Homer et Numéro 6

- Oh, j'en ai marre d'être drogué et gazé. Faut absolument que je m'échappe.
- Pssst !
- Hein ?
Numéro 6 montre à Homer un bateau qu'il a fabriqué
- Ca fait 33 ans que je travaille là-dessus. Il est fait de rouleaux de papier-toilette, de cure-dents et de fourchettes en plastiques. La voile de peau de saucisson, et le mat de dynamite. Il est petit, et il empeste! Mais il devrait nous emmener jusque...
- Wou hou !
Homer monte seul dans le bateau laissant numéro 6 tout seul. Numéro 6 tombe dans la flotte
- Raah! C'est la troisième fois que ça arrive §§
Un boule blanche géante sort de l'eau
- Oh non, une boule anti-évasion !



- Comment avez vous pu croire qu'une grosse bulle géante allait l'empêcher de s'évader?
- LA FERME !! Voilà comment §§



- Ooouf. L'enfer ces quatre mois! Faut absolument que je prévienne les gens. "Attention, une bande de barjots sur une île kek part gouvernent en secret le monde"



*Marge* - Une fois qu'on s'est accoutumés aux drogues c'est pas mal comme endroit!
- Ho oui, le paradis sur terre.


Les Simpsons, 12X06 "The Computer Wore Menace Shoes"

Voilà. Ne poussez pas l'interprétation trop loin, ce n'est pas une critique détournée de Windows 7, ni une mise rigolote en abyme sur le fait de blogger et de dire des âneries sur Internet, non c'est juste un petit supplément gratuit pour faire l'apologie de cette grande série et de cette grande époque (...des Simpsons, j'entends) entre 1995 en 2002, où la série était à son paroxysme dans les petites pépites de dialogue et les gags visuels. Du grand art, vraiment, et la douzième saison vient de sortir en DVD.
Toujours aussi barré dans les scénarios encore pas trop aléatoires, toujours aussi joussif dans la version française et même le prix vous fera rire.
Par Concombre Masqué - Publié dans : Télédérision - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Vendredi 6 novembre 2009
Attention les gars, vous aller vous faire arnaquer, je préfère vous le dire tout de suite. Ce post est un défi, une belle escroquerie aussi. Comme n'importe quelle khôlle ou oral de littérature, je vais, devant vos yeux ébahis, essayer de blablater le plus possible sur un évènement où je n'ai pratiquement rien vu, rien fait de mémorable. Une convention que j'ai du faire pendant quatre heures gros maximum : le Micromania Game Show!

Souvenons nous. Pour ma part, le MSG commençait à peine à être un évènement régulier et plus ou moins incontournable de l'année, le genre de chose qu'on pense toujours venir plus tôt que prévu, comme le salon de livre ou le salon de l'agriculture qui nous rappellent ô cruellement comme le temps passe vite. Disons qu'il commencer à peine à s'ancrer comme étant éventuellement "un truc à faire" si on veut tester un peu les grosses lignes vidéoludiques de la saison à venir. Une convention qui pourrait éventuellement devenir quelque chose de régulièrement intéressant comme l'Epitanime et la Japan Expo, à leurs manières.
Bref c'eeeest le rapport, du Micromania Game Show, youhou!
 

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Le MGS est un évènement relativement jeune, il fut une époque lointaine et obscurantiste où il suffisait d'avoir une Mégacarte et d'être un bon consommateur de la firme pour recevoir en Aout une invitation par mail pour les premières moutures de la convention. Bien sûr en temps réel c'était pas méga concevable puisque ça tombait inexorablement sur le week-end des vacances de la Toussaint, chose qu'on a pas trop envie de zapper pendant les années collège/lycée, c'était bien plus sympa de jouer à Worms Armaggeddon. Bref. Cette année en particulier il y avait comme un engouement général autour de la chose. Le week end était cette fois particulièrement chargé puisque le MSG chevauchait la Chibi Japan Expo parisienne (avant l'équivalent en février pour les geng du sud cong) et la plupart des blogueurs otaques influents sont venus à Paris, pour faire les deux, un peu comme des roadies en tournée. J'ai fini par me dire "pourquoi pas moi" c'était l'occasion parfaite d'y voir des gens de luxe et de bonne compagnie mais j'y reviens un peu plus tard.

Le premier objectif était d'acquérir le précieux sésame, l'entrée du MGS. Je dis "sésame" comme si c'était un évènement hyper VIP et restrictif mais il s'est passé quelque chose de très étrange. Comme si tout le monde, autour de moi, avait trouvé le moyen de gagner des places VIP ou Presse via les réseaux sociaux, concours, magouilleet chaperonnages en tout genre, tout le monde semblait arborer un ticket "au dessus de la moyenne" sauf ma pomme, qui a l'habitude d'avoir une chance assez dégueulasse au jeu. Cette fois, là nan il a fallu payer l'entrée comme tout le monde bouhou. J'ai même commis le parjure ultime et je me suis inscrit sur Twitter (dont je me foutais allégrement dans un post dédié mais je suis pas à une hypocrisie près hein) histoire d'essayer de choper des places VIP distribuées un peu partout via des micro-concours sur divers blogs mais NAN, pour une fois la chance au jeu n'étais pas avec moi. Bontanpis comme on dit dans le jargon, go dans une enseigne à la Défense pour prendre le petit ticket de caisse miraculeux.
"- Vous avez la Mégacarte?"
Wow petite frayeur. J'ai pas acheté un jeu chez eux depuis perpètre (j'ai une réduction de dix euros périmée depuis un an c'est assez grave) et j'avais la chance de l'avoir sur moi. Dix euros la demi journée quand même hein, la très sympa vendeuse était la première à en rire quand je lui balance un "bienvenue dans l'industrie du bonheur" car il faut dire que ouais, Micromania n'a pas une très bonne réputation, vis à vis de ses employés surtout. Faites le tour des forums, vous aurez globalement de meilleurs retours chez les équipiers polyvalents de Macdo que les employès de Mr. M. Il n'empêche que c'est un poil cher pour cinq heures délimitées d'évènements mais PASSONS.
Le samedi 31 c'était la Chibi Japan Expo, honnêtement je voyais pas d'intérêt personnel pour y aller mais c'était surtout Halloween, de quoi festoyer tranquillement dans des habits classes et de faire des petits roulés de saucisse à la pâte feuilleté et des petits cakes thon-mozarella (quand je vous disais que j'allais meubler comme un porc) donc couché à pas d'heure après avoir maté "Once More With Feelings" de Buffy pour la énième fois. Journée passionnante, je vous dis.
Dimanche premier Novembre, lever comateux vers 13 heures à Vincennes, ville de Mr Poulpe et de la KASKADE!, traversée express de Paris pour déposer des affaires essentielles à la kaza (aller-retour de 40 minutes sous la pluie en vêtements chics youhou) puis re-traversée du RER A, pour choper le profit sur la ligne 7, acceuilli à la station porte de la Vilette par un exquis duo de vomis (et là c'est le problème existentiel, pourquoi le vomi sur le quai de gare n'est il jamais solitaire? That's a very good question!) et c'est la montée à l'air libre pour subir la tempête du siècle, vous savez, celle dans Tintin et l'étoile Mystérieuse. Problème : je suis à l'autre coté de la Vilette, à l'autre bout derrière la cité des Sciences et la Vilette c'est GRAND et pas toujours couvert.
Il aura fallu traverser tout le truc, passer devant le Zenith, le Trabendo, pour enfin arriver à la grande Halle après un quart d'heure de marche. Donc les enfants, ne faites pas ça chez vous, préférez la ligne 5 pour arriver de l'autre coté à la porte de Pantin.
Premier signe avant-coureur : une bonne queue bien épaisse (le lectorat féminin est en émoi) trône devant l'entrée "sans tickets". Heureusement, j'étais au milieu de la hiérarchie et strictement personne n'attendait devant l'entrée des réservations. C'est donc médicamenteux jusqu'aux oreilles que je rentre dans la très rassurante entrée de la convention, petite pièce sertie de fauteuils écarlates où les journaleux font leur pause café.
Je suis donc accueilli par un Amo tout de rouge vêtu (il va finir par en avoir marre de ma trogne) une Tiya et sa sempiternelle chemise à carreaux, et un Zoneur immaculé. Moi avec ma tenue monochrome, je complétais un peu un brigade de super héros.
Mais parlons de Zoneur un peu et flattons son ego le temps de quelques lignes. Zoneur est un thaliste inscrit depuis Juin, Thaliste qui a très très vite commencé à se faire mal voir puisque notre premier contact à été son ô combien conseil avisé de me faire désinstaller Team Fortress 2 pour le DEUXIEME fois quand le téléchargement prends une dizaine d'heures avec mon débit, bref le drame aurais peut être conduit à une vendetta qui serait encore d'actualité. Mais non, le mec participe comme un dingue, on se tape des barres de rire sur Mumble et tout, c'est la joie et l'amitié virile. L'occasion assez unique donc de faire une IRL avec un Antib... un Antiboi... bref un NICOIS monté à Paris pour l'occasion.

Oui, le but pour moi n'étais pas tant de "faire la convention" en elle même mais plutôt de retrouver les habituels camarades de la toile pour pouvoir languedeputer, manger Macdo ou des trucs réjouissants dans le genre. Après tout, comment faire le compte-rendu d'une convention où on reste trois heures et où on passe la moitié du temps à faire la queue où à se reposer? Bah c'est ce qu'on va essayer maintenant. J'ai assez blablaté, le rapport peut enfin commencer, c'est la fête chez vous, un indice sur le bas de votre écran.


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Pas grand chose à dire alors autant commencer par ce qui est l'atout majeur de l'évènement : les lieux, ou plutôt l'aménagement. On pourrait facilement comparer ça à un stade de foot : un grand ovale, des balcons sur les cotés, un sous sol mystérieux qui faisait office de Magasin Micromania (on perds pas le nord) sans vraies réductions où avantages, c'était juste la gageure de trouver les produits présentés soit déjà sortis soit cinq jours en avance, ce qui peut toujours être une petite fierté. Non, contrairement à la Japan Expo qui, gigantisme oblige, VENDS du confort à prix scandaleux, dans la MGS il y a quelques petites attentions envers le visiteur qui font réellement plaisir.
Faut pas croire, sur les cinq jours le hall de la Vilette aura accueilli 60 000 personnes mais on se sent nettement moins opressé que pendant la Japan ou l'Epita (moins généraliste mais exigüe.) Après, faut dire que c'était le Dimanche après midi et vu que la plupart du public visé était en vacances, c'était probablement le pic de visites alors le reste de la convention devait être encore plus coulante à ce niveau là. Je parlais d'attentions tout à l'heure, et bien on dirait que les organisateurs ont bien joué à Thême Hospital et en ont retenu des trucs! On pouvait trouver, entre autres et en hauteur, tout un salon, rempli de très agréables poufs pour glander après quelques déambulations.
 De manière générale, l'étage était rempli de lieux pour s'asseoir, lieux thématisés selon les jeux à essayer à coté ce qui donnait parfois des chaises néon-cubistes assez marrantes. D'autre part, des fontaines industrielles étaient postées un peu partout et là c'est une excellente idée les gars, merci. On avait ainsi, dans ces espaces détente (et jeux, il n'existait pas un cercle de dix mêtres de diamêtre sans borne d'essai) des points stratégiques d'eau fraîche, accompagnés de pleins réfrégirateurs remplis de mini-canettes d'Oasis. Ceci, couplé à un plan de site et un agencement des stands assez intelligent, ça témoigne d'un vrai travail d'organisation de l'espace qui fait plaisir. Très rarement il faut couper la foule, se faufiler et lutter parmi les grosses masses de gens pour se rendre d'un point A à un point B, tout simplement parce que les stands sont aménagés de façon à ce qu'on puisse jouer assez tranquillement, chaque bornes étant assez éloignées les une des autres. Après, il y avait les grands scènes façon festival où les très gros jeux était essayés (avec le public et tout qui regarde de façon enthousiaste) maaaais nous y reviendrons. Petit bonus parmi les bonus : là et là était dispersés des flippers, des durs, des vrais, comme on aime y dépenser des millions. C'est inutile donc indispensable, un peu comme tout ce qui caractérise la politique de gameplay des Lapins Crétins.

Bon justement, la transition est faite, on va parler un peu des jeux présentés, c'est un peu l'essentiel du truc.

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A chaque convention du genre c'est un peu la même chose : tu te balades, sans trop savoir quoi faire parce que tu n'as pas vraiment potassé ce que le salon présentait en exclu. Du coup, tu fais nécessairement un tour de chauffe un peu déambulatoire pour essayer de jeter des regards un peu partout et en déduire un maximum de choses, c'est tout un art voyez n'est-ce pas han han. Après, il faut aller de bornes en bornes en espérant que t'aies pas devant toi un méchant gosse qui veut pas s'en aller. Tu as beau essayer de signaler ta présence de manière méga subtile au staff du stand et à faire des regards (JE VEUX§§§) non tu as toujours un connard de gosse qui monopolise le truc. L'une de mes principales interrogations en venant au MGS était de voir à quoi ressemblait la nouvelle mouture des Lapins Crétins, sortie hier dans les bonnes crêmeries. Sensation étrange. D'une part, le gameplay semble être juste un parfait mix entre Tony Hawk pour ses lieux et ses objectifs et un Katamari pour son gameplay (récolter le plus de truc possible) alors après c'est jonché de bonnes idées visuelles et musicales : d'une part y'a cette parodie latente du No Smoking Orchestra qui est, faut bien le dire, assez excellente, d'autre part y'a cette fameuse séquence où on peut foutre un Lapin dans sa Wiimote et faire mumuse en live.
 D'un coté c'est joli, inventif, intelligent et amusant, de l'autre ça ne mêne à rien et ça ne fait pas de contenu propre au jeu. Il a beau changer radicalement, il à l'air d'être à l'image des trois autres, assez moyen mais très bien emballé. Hé oui, un cinquième opus, dont le gameplay/scénario se basera sur le voyage dans le temps (comme quoi les lapins seraient à l'origine des merveilles du monde et autres truc du patrimoine culturel) est dans les tuyaux. Mais bien mieux, Rayman 4 est bel est bien prévu, dévelloppement qui débute dans deux mois si tout se passe bien (j'ai un espion chez ubi hé hé) Next-gen? Peut être. Comme d'hab, Ubi soigne la présentation : dossiers de presse rigolos, dioramas, stands décorés avec les "Dieux du stade" version Lapins, on a pu que y toucher des yeux, et je me suis occuppé joyeusement en photographiant le cul de la fille du stand. J'ai honte, vraiment, mais c'était trop suggestif comme pose, elle voulait attirer l'attention, je le sais. Tout ça pour dire que ces foutus lapins étaient omniprésents, encore le même foutu Lapin Géant gonflable, encore les mêmes foutus masques et oreilles que les mômes arboraient fièrement, ON VEUT DU RAYMAN BORDELDECAQUE. Rendez vous... disons à l'E3 2011 pour avoir des premières infos?

Chez EA, c'était surtout Rock Band qui primait, bien loin et caché du méga stand de DJ Hero. Enfin l'occasion de faire d'une pierre deux coups : enfin joué à The Beatles Rock Band le temps d'un concours de style. Me voilà donc à la basse avec Amo, Tiya et Zoneur pour former le groupe "Copenhague n'existe pas" (ok oui) mais voilà, j'ai eu beau faire l'andouille en public et dire au micro qu'on avait du CHARISME, on a mis trop de temps pour se décider sur la chanson et on s'est tapé Octopus Garden que je ne connaissais pas du tout. C'était alors le concours "style-improvisation". J'étais chaud bouillant, tellement stressé et bondissant partout, il y avait un pack complet à gagner, mazette. On est repartis avec des T-Shirts Mirror's Edge mais pour choper le gros lot, l'astuce était simple : être le dernier groupe à passer. (A moins qu'on leur avait demander de repasser plus tard mais hmm suspicion) et donc en face, la méga star du salon était bien sûr DJ Hero, avec David Guetta en guest star pour récompenser le meilleur performer sur ce jeu au gameplay un peu improbable. Toute une scène était dédiée au truc, ça sentait l'attraction principale, au même titre que le catcheur Edge venu spécialement pour l'occasion mais ... meh.

Justement, du catch tiens. Y'avait quelques bornes de Smackdown VS Raw 10 mais sur quatre supports, un ne reconnaissait pas deux manettes à la fois, deux autres plantaient purement et simplement sur un écran de chargement et le quatrième ne devait pas être allumé, bref exemple concret de la superiorité de la 360 n'est-ce pas.


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Owi une adaptation Soul Eater! Le mec Nintendo avait l'air de s'emmerder un peu devant et faut pas chercher bien loin pour savoir pourquoi : les premiers niveaux ont l'air un poil répétitifs. On contrôle une Maka qui fait trois ou quatre mouvements, son seul objectif est de dézinguer tout ce qui bouge entre deux dialogues japs. Dommage, on retrouve ce syndrome de décor avec murs invisibles inclus, on ne peut pas vraiment aller où on veut et on doit suivre un chemin prédéfini. Ca me fait penser aux Simpsons The Game, ça pourrait être exactement la même chose, un jeu à license assez correct, si on considère que le peu qu'on a pu tester n'était que le tutorial de la chose. Graphismes et univers fidèles, c'est déjà pas mal, à voir.

On revient chez Activision avec Lego Indiana Jones 2 : toujours le même gameplay, le plus drôle étant de jouer à deux, mais là impossible de trouver une grognasse de clé cachée pour pouvoir progresser, sous les moqueries de Tiya et Zoneur qui, EUX, avaient pigé le truc. Bouh, c'est nous les plus fort normalement. Un jeu qui a l'air tout à fait sympathique, dans la lignée de la série qui commence à être un peu... trop étoffée. Surtout avec Lego Rock Band qui arrive.
Justement, à coté se trouvaient des bornes pour Guitar Hero 5 et des gens jouaient à ... Welcome To The Jungle? J'ai du mal entendre mais le jeu était presque caché honteusement par des grands cartons, comme si tout était fait pour vous dire "déplacez vous de deux mètres et matez DJ Hero, manants!"

Nintendo et Sega avaient leurs poids lourd et les chiffres à atteindre qui vont avec : d'une part Mario et Sonic aux JO d'hiver était jouable dans une boule à neige géante (woaaa) avec pour seule épreuve... le slalom à ski, comme la démo DS, super. En parlant de graphisme DS, au milieu du salon était étendu le rideau de Bataille et Fontaine, avec des vidéos de New Super Mario Bros Wii projetées dessus. Ca à l'air tellement décevant en avance... le jeu mise sur le multi mais ne sera pas online (pas du foutage de gueule déjà) les graphismes font console portable, le jeu est en 2D bref j'y vois pas un interêt quelquonque, désolé. Par contre il y a avait le fameux "Miles Edgeworth Investigations", suite logique de la saga Phoenix Wright, dont le gameplay laissait penser à un truc un peu moins agréable à jouer (se déplacer dans les décors c'est tellement années 90) et puis le scénario de base qui devrait consister à prouver la culpabilité de tout le monde... je vois pas comment ça pourrait être fascinant mais à voir, aussi, pas pu y jouer en tout cas. Non, j'ai préféré perdre du temps sur Kingdom Hearts (que du teeeeeexte) ou sur Grand Turismo (qui se jouait directement dans une bagnole de sport! Bientôt vendue en pack?)

En vrac, sinon :
Left 4 Dead 2, des décors de jour! Des guitares! ... et c'est tout.
Eye Pet! Ce singe est un peu villain! Mais immersion totale! C'est fou!
Need For Speed Shift à pas l'air top, revenez au milieu urbain, soyez gentils...
Pas touché à Dante's Inferno ni à Murasama koin koin, deux jeux dont tout le monde parle, dont les boîtes respectives font de la communication folle et débauchée dessus mais dont je suis pas pas au courant du gameplay, dont sur le coup c'était un peu osef. J'avais en tête l'idée de faire le plein chez les Editions Pix'N Love mais ça m'est complétement sorti de la tête, trop occuppé à faire des poses dédaigneuses sur le sofa des aires de repos. En ce qui concerne tout les Final Fantasy et le nombre astronomique de jeux de bastons Naruto ou Dragon Ball qui étaient présentés, bas là aussi osef un peu. En revanche, cette bannière Pokémon avec RIEN en dessous était... intriguante.

Résultat des courses : 50 T-Shirts dont 45 en taille S ou XL, récoltées soit avec le concours rock Band, soit en faisant semblant d'avoir le pass VIP (car il suffit d'avoir la tête VIP han han) ma garde robe de gamer est faite pour les trois prochaines années - plus des petits bonbons en gélatine lancées à la foule façon rock viril.
Voilà. Trois-quatre heures blablatées au possible ça peut faire un bon gros pavé, vous voyez que tout est possible dans la vie. Vraiment, une convention que j'aurais pu prendre un peu plus au sérieux et faire une journée intégrale (surprise : aucune rencontre imprévue cette fois, dommage) car le très peu que j'en ai fait était franchement agréable pour peu qu'on s'investisse un minimum. Moins de monde, donc plus de jeux potentiellement à tester, des espaces détentes, un agencement bien trouvé et toujours de la bonne companie : une bonne journée, à faire l'andouille et à prendre des photos de façon un peu systématique, assurément un truc sympa si plus approfondi personellement. La aussi, pour une prochaine fois, A VOIR.
Maintenant, vous pouvez cliquer sur le Schtroumpf à Lunettes pour lire le post cross-over et avoir une seconde opinion.

PS : Bien joué en avance à celui d'entre vous qui va choper le 1000è commentaire.
Par Concombre Masqué - Publié dans : Vidéo-lubrique - Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Lundi 2 novembre 2009
Ce Week-end c'était la grande messe costumée et ténébreuse qu'on ne voit que dans les Astrapi d'il y a dix ans ou dans certains épisodes de Buffy... et je me suis dit qu'on pouvait éventuellement marquer le coup. Pour la peine, je vous ai trouvé le pire du pire, des trucs effrayants et d'autres qui vont vous rappeler de bons vieux souvenirs teintés de crises d'épilepsie.

Commençons avec un truc réellement terrifiant. Un triplé de vidéo qui non seulement sont à prendre au quinzième degré mais qui réussissent à générer un certain malaise sur celui qui les regarde. L'horreur à un nom, et elle s'appelle Fabienne DUPOND. Un nom très générique me direz vous, mais Fabienne est l'héroïne d'une série télévisée des années 80, façon Mimi Cracra où tout est moche et tout est mal animé. En l'occurrence, Fabienne est le personnage principal de petites pastilles de deux ou trois minutes.
Dans ces trois épisodes, non seulement tout semble vouloir vous violer, mais chaque mot, chaque image ou chaque détail contient son petit ou gros truc hilarant/désolant/alarmant rayez la mention inutile. Enfin, voyez plutôt...
Dans un premier épisode, "Fabienne est là" comme le très perspicace narrateur nous l'explique. En plus, Fabienne est exhibitionniste. Ca se jette des cailloux à la gueule, une maison se barre en couille le temps d'une image, ça montre des objets avec un irrésistible bruit de trombone à coulisse. C'est alors que Fabienne reçoit des boulons sur la tête, le chien fait des jeux de mots coquins et tout le monde est hilare quand la bosse la plus phallique de la non-animation apparaît. Le truc se termine avec un ... jet de yaourt (notez l'effet sonore) facial où "tout le monde peut en profiter" ... avouez que c'est flippant.

Acte 2. L'ambiance monte d'un cran quand Fabienne, à sa grande surprise, n'a plus de cheveux. Fabienne est toujours aussi exhib, son pote à la démarche assurée lui sert un "SalutFabienneDupond" mémorable, ça parle de fesses, ça vire sans détour sur le cancer, le chien est carrément raciste, il y a ingestion de substance... suspecte. Re-racisme, tout le monde danse la gigue toujours dans la lolerie générale.

Enfin,
le paroxysme arrive avec l'épisode "On est des grands." Faites vous plaisir, cliquez sur le lien avant de lire la suite... cette fois la relation entre les deux personnages principaux prends une tournure inattendue! Direct la clope au bec, allumage au gaz, le chien est habité par le fantôme de Thierry Le Luron, des détails d'animation toujours aussi délicieux (la main qui fait un 360 ahah) puis ça parle en vers pour une raison inconnue. Le chien s'y met, clopes à l'envers, les voix s'inversent, image goulue qui vends du rêve, le gaz est toujours là et ils se fatiguent. Hop, dans le pieu des parents, on se donne la main parce "qu'on est des grands" et les héros crèvent probablement à cause du gaz.

VOILA. J'espère que vous êtes terrifiés ou hilares comme je l'ai été. Inutile de vous expliquer par A+B que c'est un gros fake, quelqu'un s'est tapé le délire de sa vie avec ces trois vidéos et a demandé à ses potes de commenter en disant que ça leur rappelait des souvenirs d'enfance. Mes fesses ouais, chaque détail est tellement travaillé dans l'horrifiant que 3000 vues à chaque vidéos ça me semble très faible. Enfin bref. Maintenant, les initiales F.D. vous hanteront pour toujours.

Et sinon? Bah ouais : Mario Maso épisode spécial. L'auteur de Mario Masochistic Mission a lâché, il y a déjà quelque temps, un niveau à part sensé se trouver après le quatrième château. N'écoutant que mon courage, je me suis amusé à le subir ce qui a donné une grosse heure de sodomie violente et visuelle, un peu comme ce que vous avez vu il y a cinq minutes. Et j'ai du tout réuploader une fois, ce qui m'a rendu joyeux.
L'option HQ est TRES FORTEMENT conseillée, la SD n'est pas méga potable puisque j'ai lésiné sur le poids des vidéos la deuxième fois. Et pardon pour la lourdeur mais ouais, quatre vidéos. Désolé!












* Keikaku signifie PLAN.
Par Concombre Masqué - Publié dans : Mario Maso - Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Vendredi 30 octobre 2009
Vous savez peut être ce qu'est un VN, a.k.a les Visual Novel, ce qui semble être un passage obligatoire dans le parcours de l'otaque moyen. Ce sont des sortes de livres dont vous êtes le héros, des images fixes, des petites musiques d'ascenseur, des choix à faire et vous progressez dans l'histoire dont le principal objectif sera de choper le PROFIT et de vous taper telle ou telle gonzesse. Un principe amusant et rigolo que nous n'aborderont pas aujourd'hui car on s'en fout un peu.



Nan en fait le vrai sujet du jour c'est l'une des trilogies les plus exaltantes qui puisse exister sur DS, et si vous n'avez pas reconnu l'image ci dessus il est temps de vous apprendre la vie un peu. Je viens de finir Justice For All, le troisième opus de la Saga Phoenix Wright, Ace Attorney, qui est, un peu à sa façon, un visual novel. On suit une histoire, qui a son déroulement prédéfini, sa fin prédéfinie, l'unique façon de progresser est de lire les textes et de présenter les bons objets au bon moment. Pourquoi des objets? Phoenix Wright est une simulation d'avocat de la défense, vous incarnez un jeune loup de 24 ans, tout juste équipé de son badge (que vous allez montrer à tout le monde, pour le fun) qui va subir son premier procès et défendre son premier client.
Ceci étant fait, un PLOT TWIST fatal fait office de ligne directrice pour la deuxième affaire, puis vous naviguez d'affaires en affaires, accompagné de votre sidekick Maya Fey, la petit médium dont la grande soeur vient d'être assassinée (oui ça fait vraiment scénario de jeu de fesses mais bon)

Le gameplay alterne entre deux phases bien distinctes. D'une part, l'exposition de l'affaire et du meurtre par textes, vous croisez des persos fixes sur des lieux fixes, vous leur présentez des objets pour faire progresser les choses, vous récoltez des informations et des preuves en fouillant les environs. Ces séquences s'alternent avec les phases de procès ou vous devez éplucher des témoignages pour y trouver des contradictions et faire progresser le bouzin. En face, vous avez Benjamin Hunter, un procureur monolithique qui semble avoir comme un petit fétiche pour descendre gratuitement le gamin sans expérience que vous êtes. Vous allez rencontrer d'autres procureurs, un tas d'autre personnages, vous allez au fil des scénarios tisser des liens d'amitié avec certains d'entre eux. Un bon nombre réapparaissent dans une affaire différente, que ce soit en tant que témoin, présumé coupable... ou policier, comme le commissaire Dick Tecktiv que vous croiserez inlassablement. Un vrai sens du scénario qui fera appel à vos neurones pour suivre l'action, analyser et essayer d'avoir un peu de raisonnement d'avance sur le dérouelement.

Bref décrire le contenu du jeu n'est pas intéressant en soi, c'est une saga très rafraîchissante et sympa à suivre car doté d'un réel sens du scénario, du rebondissement et du développement des personnages. Tout l'intérêt va être d'être le spectateur d'une histoire progressive, au fil des trois jeux s'installe un véritable univers qui prends son apothéose avec la dernière affaire du troisième volet, sorte de menu maxi best of plus qui ravira les fans de rebondissement semi-prévisibles. Ouais, parfois on peu penser deviner la suite de l'action mais le plus souvent c'est le scénario qui pense encore plus en avance que vous, rien de plus jouissif d'être pris à contre pied dans Phoenix Wright. Pour ma pomme, c'est une grande saga débutée en Avril 2007 qui vient de conclure, terminée à 6 heures du matin après un gros marathon de cinq heures de textes, de choix cornéliens et d'amusant retournement de cerveaux. Tout à l'heure, je parlais de musique d'ascenseur, il n'en est rien sur ces jeux. Chaque personnage a son propre thême, et il n'y a rien de plus plaisant que d'être en phase de procès et de s'approcher de la vérité - en parallèle, la sauce monte, la musique s'accélère, tout le monde devient plus tendu, c'est toute une ambiance, une expérience à vivre, une expérience qui sait se renouveller en déroulement et en situations. Un vrai conseil, vraiment.

En fait je pense que le plus rigolo serait de prendre la critique à l'envers et essayer de faire preuve d'un maximum de mauvaise foi et de trouver tout ce qui est chiant dans la saga Phoenix Wright. Contre-critique : qu'est-ce qui est relou dans ces trois excellentes cartes DS?




- Trials and Tribulations. Tout Trials and Tribulations, la dernière mouture de la trilogie de base. Je ne parle bien entendu pas du jeu et du contenu en lui même mais de la jaquette, de la boîte. Plus le temps passe et plus elle est difficile à trouver. D'une part, le marché des jeux DS est saturé par les "Léa Passion Coprophage" et j'étais infoutu de trouver GTA Chinatown Wars à sa sortie c'est dire! D'autre part un nombre fort peu de copies ont été lâchées sur le territoire, les marketeux de Capcom ont du se dire, à raison "mouais bon on vise déjà un petit public à la base, alors le troisième volet d'une suite logique mouais bof bon on le traduit pour leur faire plaisir hein c'est déjà ça" ... du coup, il faut faire appel à la camaraderie, la chance ou les pièces sonnantes et trébuchantes. L'emprunter à un pote, le trouver en occase, en easy cash... ou se tourner vers les sites de vente spécialisés et là double problème. La première fois, une andouille finie m'a envoyée Justice For All en mettant l'image de TT sur son annonce (ainsi que le nom, bref la totale) d'autre part mon deuxième essaie s'est tournée vers les "objets de collections", et 50 Brouzoufs plus les frais de ports amusants, ça fait mal. Partout. Aïe.

- La traduction de Justice For All. C'est un fait reconnu et décrié dans la sphère de fans, un très gros nombre de lignes de textes vous violent le Bescherelle dans le deuxième jeu. Fautes d'accords, participes passés foireux, traductions trop littérales ou mindfucks pur et simples (Un hero? HERO? WHAT? HERO? WHAT? Je ne sais pas ce qu'ils ont fumé à la truduction mais sans être perpétuellement gênant, il y a bien une quinzaine de fautes par phase de jeu ce qui est assez énorme quand on en a repéré genre 3 ou 4 dans toute sa ludothèque auparavant.

- Maya Fey. Pas de bol, c'est le sidekick principal : deux gros reproches. D'une part, le personnage est assez lourd, surtout dans les deux premiers jeux. On a plus l'impression de la traîner qu'autre chose, elle est infoutue de dire quelque chose de drôle ou d'un peu sensé, non elle est juste un peu neuneu et fatiguante, elle fait un peu boulet sur la première moitié de la saga. D'autre part, Maya est l'outil scénaristique par excellence. On s'approche du paroxysme? Maya se fait enlever, sa vie est en danger, tout ça. Après tout, c'est le deuxième personnage principal on est sensé se dire "OMYGOD§" mais ça ne prends pas tant que ça, puisqu'on sait qu'au final il ne lui arrivera rien. Enfin, à priori quoi. Il n'empêche que cette propension à tout lui arriver (dont être accusée de meutre. Plusieurs fois) est un peu prévisible et fatiguante.

- Le premier jeu comporte la particularité édifiante d'avoir exclusivement des personnages aux noms-jeux-de-mots-crétins. Sachez en tout et pour toi que votre premier client dans la saga s'apelle Paul Defès.
...
PAUL DEFES. WHAT WERE THEY THINKING.

- En parlant de ça, évoquons le personnage le plus incroyablement lourdingue de l'univers.
Eva Cozesouci. Dans toutes les versions traduites, les personnages sont sensés appartenir à telle ou telle région loin de la métropole. La brave Eva, reporter pour presse à scandale de son métier, est donc une fille du sud dans la version francaise. Ce qui donne des "boudu cong gavé, hé bonne mère bouillabaisse fada" et ce qui désolé tout les gengs du sudg. Pardong. Eng plus, le personnage est reloug et ong le voit dans trois affaires différentegs, de quoi baiser Fanny.

- La procédure pénale est massacrée. Ca ne peut pas être un reproche valable car la procédure est différente dans chaque pays où le jeu est traduit, et le jeu ne serait passionante que si tout ça était simplifié à l'extrême. Deux bonnes raisons pour rendre le jeu fascinant et relativement simple, mais voilà, deux trois détails/affirmations restent perturbantes.
Le jeu clame à qui veut l'entendre qu'il se passe en France (enfin c'est comme quand un groupe dit sur scène qu'il est dans sa ville préférée hein vous voyez ce que je veux dire) mais la peine de mort y est très concrètement évoquée. Elle a de très hautes implications dramatiques dans le jeu mais... en France ça fait tâche. D'autre part, on peut y lire la phrase suivante : "Une personne ne peut pas être inculpée pour un fait où a été déclaré son innocence."
Poutrelle.

- Physique douteuse : la cape est allée se mettre tout seule sur le buste... oui? De temps en temps, le sens commun est un peu violé au profit du des mécaniques un peu "Colombo" du truc. Tout à une explication, tout est rationnel, sauf le channeling et les forces occultes. Le jeu jongle entre une dimension cartésienne et une autre un peu fantasque et nous, pauvre joueurs, ne savons pas trop sur quel pied danser. C'est un peu dommage.

- Dans le deuxième jeu particulièrement, les personnages semblent tous être issus des "reportages" de 13 Heures sur TF1 qui traitent du cosplay, caricaturaux et non représentatifs quoi. Non seulement ils abusent d'excentricité, mais leurs costumes sont... des costumes. Personne ne veut s'habiller normalement, on a l'impression d'être le seul homme saint d'esprit dans son costume cravate. L'ambiance japonisante ok, la saturation inutile des couleurs et des détails rokoko, bof.

- Regardes là bas, un rebondissement! Les phases de procès consistent à pinailler sur tel ou tel fait dans un lieu précis, puis vous retournez en phase d'enquête, puis encore en procès. Seulement voilà, vous apprenez des tas de trucs sur le tas, soudainement le meutre a y lieu à un endroit totalement différent, et seul le joueur ne semble pas le savoir. Donc non seulement on semble totalement abandonner des pistes non élucidées, mais les éllipses involontaires ruinent un peu à la cohérence de l'ensemble.

- Les jeux sont inégaux... temporellement parlant. Le premier jeu comporte 5 affaires, souvent avec trois phases d'enquête et trois phase de procès. Les deux autres ne comportent que 4 (ou 4 et demi, c'est selon) affaires ne comportant que deux phases d'enquêtes et autant de procès. Je ne me peux pas m'empêcher de penser que le premier jeu est foncièrement deux fois plus long que ses deux successeurs.

- Les procureurs sont des génies, n'ont jamais perdu une affaire, Franziska Von Karma a commencé le méter à 13 ans (ok oui c'est celà) bref on est sensés gober une sorte d'aura de surpuissance autour d'eux mais... devinez qui gagne à la fin? Et le métier de procureur ne semble pas de faire condamner le témoin, juste de vous démonter. Ce n'est qu'une impression, tout gagneras en subtilité au fil du temps mais bon.

- SEXISME. Sur quatorze affaires, le trois quart des inculpés innocents sont des femmes. Encore mieux : les quatre cinquième des vrais coupables sont des hommes. Globalement, les tueuses dans toute la trilogie sont au nombre de ... deux?

- FANSERVICE. Quand Mia est "invoquée" avec son bonnet H dans les vêtements de Pearls, qui a 8 ans, je me sens pas super à l'aise. Je sais pas si c'est sensé émoustiller mais au moins les scénaristes sont les premiers à s'en amuser (il va falloir séduire un vioque obsédé par les uniformes... mais Maya est trop jeune ahah) mais voir Mia débouler dans ses habits de loli quand le gros climax est sur le point d'aboutir, nan je dis nan.

- Le jeu est super austère (aucun menu rien hop direct dans le jeu) et le gameplay écran par écran n'est pas toujours très pratique. Il faut sélectionner l'écran "Se Déplacer", attendre un peu, faire la manipulation quatre ou cinq fois et faire des allers-retours le temps que la situation se débloque. Cette manipulation, très lourdingue dans le premier jeu, est assez fluidifiée par la suite. Les petites transitions sont moins longues. De la même façon on peut dire que le jeu est beaucoup trop linéaire mais hé, c'est son gameplay qui fait ça.  Aussi, l'astuce qui consiste à laisser son stylet sur l'écran pour faire défiler les dialogues plus vite est une astuce que j'ai découvert par hasard... une demi heure avant de finir le dernier opus, dommage. (Bien sûr, il faut déjà les avoir lus pour pouvoir faire ça)

Bientôt, je me mettrais à Appolo Justice, la suite logique de la trilogie qui met en scène un tout nouveau perso principal, et je sens que cette liste va méchamment s'allonger.
Par Concombre Masqué - Publié dans : Vidéo-lubrique - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

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