Kulture moderne


Dimanche 25 octobre 2009
C'est le 222è post et le troisième de cette semaine, autant de raisons de nous toucher et de faits qui ne se reproduiront pas avant la prochaine ère glacière... de quoi faire un petit post de transition, sans trop d'efforts derrière, le gros moment de bravoure ayant été de trouver un moyen de mettre de la musique directement sur ces pages sans passer par Deezer, et il FALLAIT finasser.

Voilà le deal. Je ne sais pas si vous fonctionnez de la même manière, mais niveau musical, j'aime bien triturer un peu les morceaux sur lesquels je tombe plus ou moins au hasard. Y'a des choses comme ça qu'on écoute de temps en temps, pour essayer d'ouvrir un peu sa culture musicale, et d'autres machins qu'on écoute en boucle jusqu'à plus soif. En l'occurrence, pas de critères de goûts, pas de critères d'éclectisme, juste des morceaux qui plaisent et qui restent terriblement en tête. Idéalement cela pourrait être le genre de post à faire tout les deux ou trois mois, quand y'a pas grand chose d'autre à faire.
Donc schéma tout simple : une quizaine de morceaux, un extrait d'une petite trentaine de secondes à écouter, puis deux trois impressions en essayant d'expliquer ce qui plaît dans tel ou tel piste. D'une part, ça sortira peut-être de MA tête, puis peut être que vous aurez votre propre petit coup de coeur, puis vous chercherez des trucs similaires pour en avoir d'autres, puis vous déborderez sur d'autres styles... bref le petit paradis musical! C'est la fête!

Et c'est l'instant des bons conseils...



Ce qui a sévèrement traîné dans mes oreilles pour cette rentrée 2009...

Winterpills - A Ransome

On commence dans la joie avec de la musique JOYEUSE fait par des gens TRISTES. Sur last.fm, Winterpills est classé "emorock" et chacun y est libre d'interpréter ce qu'il veut, mais ouais, ça évite pas mal de faire un myspace, d'acheter des converses à carreaux et de se teindre les cheveux en noir. Si on est prêt à ignorer ce petit préjugé de la musique délibérément "émotive" (et c'est évidemment une qualité, l'essentiel étant de RESSENTIR quelque chose en écoutant un morceau, on ne peut qu'apprécier ce petit combo entre la gratte acoustique aigue et ces petites piques électriques, devant un chant franc et tristoune. Cette appellation folk, je l'adore et elle est amplement méritée, du moment que y'a de la guitare acoustique très rapide, très "aller-retour" et aiguë comme ça, ça donne toujours quelque chose de très souvent entendu mais toujours aussi agréable. C'est top. Cette harmonie de voix mixte c'est devenu quelque chose d'assez rare puisque devenue mystérieusement réservée au genre, justement. Ce groupe américain est tout jeune et a partagé la scène avec quelques noms indé de qualité, comme Vampire Weekend, ça peut être intéressant. Vive le folk, même le triste!



The Dead Weather - Treat Me Like Your Mother 

Alison Mosshart était, cette semaine, en couverture d'un magazine musical que vous connaissez bien. Elle vous dit peut être quelque chose, c'est la moitié du duo des Kills, qui officient depuis 2003 (et qui ont eu la malchance de sortir un premier album le même jour... qu'Elephant, des Whites Stripes) et là voilà qui, au chant, est à la tête d'un nouveau projet avec Jack White (tiens tiens) et Dean Fertita, qui officie dans les Queens Of The Stone Age. Un groupe all-star très récent qui vient de sortir son premier album, dont "Treat Me Like Your Mother" est le deuxième single. Cinq grosses minutes après avoir lu tout ça, j'allume Canal et je vois que le single est utilisé dans l'habillage sonore de l'émission. Je sais pas si c'est un bon signe mais cette vitrine TUE. Et pourquoi me direz vous, c'est parce que j'aime ce riff bien bien saturé qui tourne en boucle. C'est un peu ça l'essence du bonheur musical, de la "bonne simplicité" : un bon son, trois bonnes notes, les sortir dans le bon ordre et dans le bon moment. Tout ça derrière la voix très SM de miss M, ça bute. En fait ce morceau c'est un peu ce qu'on essayé de faire les Black Eyes Peas dans leur dernier album, mais en se cassant un peu la gueule...

 
Simple Minds - Don't You

Cet été sur Arte, on ira où tu voudras, et on s'aimera encore lorsque l'amour sera mort. Ca ne veut rien dire mais ils ont thématisé la chaîne sur les années 80, ce qui a pu nous donner une flopée de reportages très intéressants sur la mythologie de certains groupes, dont un franchement fascinant sur Depeche Mode. Les années 80 est une période musicale que je m'amuse à conchier gratuitement parce que je n'y vois que les mauvais cotés (l'abus d'effets, les guitares "trompettes", les délais dégoulinant, le clavier qui devient plus important que la batterie parfois, les moumoutes, les looks, c'est la salsa du démon les gens) bref quelque chose que j'essaie d'ignorer un peu (être né en 90 est la marque ultime de mauvaise foi) mais un concert des Simple Minds m'a rappelé ce tube qu'on a tous entendu nombre de fois sans jamais pouvoir lui coller un nom ou un groupe.
Ce morceau contient mon refrain préféré situé dans cette décennie. Il utilise pas mal de poncifs que je viens de citer mais... d'une façon intelligente et émouvante. Là c'est du poncif musical. DON'T YOU! *clavier qui tue* FORGET ABOUT ME! *accord discret de guitare qui tue* *TSIN TSIN qui tue* et bis pour les deux derniers. Ca me fout une petite larme à l'oeil. L'intégralité du morceau se base sur le delay et il le fait très bien, surtout avec cette petite tournerie discrète qui passe pendant les couplets. Mais ce refrain de fou me donne des palpitations. Résumons nous : je dis pas aimer les années 80, mais je surkiffe le single ultra connu d'un groupe un peu cliché de l'époque. Mmmh. Pas grave.
Pis il est impossible d'entendre cette chanson de la même façon après un certain épisode de Futurama.

Oasis - Falling Down

OMONDIEU Batterie mise en valeur c'est la fête à la maison! Ils m'ont fait caguer, ce sont deux petits crétins friqués mais le fait est là : Dig Out Your Soul est un bon album, tout simplement. En plus ce morceau est l'opening d'un anime au concept de base sympa mais pas franchement intéressant pour être traité tout de suite BREF Falling Down reste en tête. C'est un ambiance un peu à part, je suppose que ça passe mieux avec la vidéo dont je parlais mais là c'est le coté méga percussif de la chose qui fait son charme je suppose. Les paroles ne veulent rien dire (c'est Oasis hein) mais c'est suave et grave, on sent la rupture fatale qui approche et qui va faire chier votre serviteur. A noter que ce morceau vraiment sympa et accrocheur a donné ce qui est probablement la partition la plus chiante de Guitar Hero World Tour. Si elle serait là, Ingrid Chauvin prendrait un air pensif et dirait "Hmmm... il y a une explication derrière tout ça." 


Snow Patrol - Chasing Cars

Officiellement casée comme étant "Crowning Music Of Awesome". Snow Patrol, c'est de la "cold wave" (ahah) et ça fait partie de tas de groupes injustement sous estimés parce que voilà, ce sont des morceaux toujours geignards et mineurs, des morceaux souvent piochés pour les séries médicales US, mais voilà, Chasing Cars ça bute, et encore plus sans la saturation moche que le lecteur nous fait. Comme A Ransom tout à l'heure, on est dans la catégorie volontairement émotive sensée nous faire ressentir une bonne grosse nostalgie des familles. Après la question se pose : ce morceau serait-il aussi marquant si on ne pensait pas automatiquement à une Izzie Stevens faisant un câlin à un Denis Duquette tout froid? Et-ce juste l'association avec cette fin bien triste de cette saison de Grey's Anatomy qui rends ce morceau aussi mémorable? Sans les images, il n'en devient pas juste un tube tire-larme à la mécanique bien huilée? Honnêtement, je ne pense pas. C'est simple, triste et émouvant, et facile à jouer à la guitare les mecs, si vous voulez épater la moitié de vos rêves... c'est parfait et adapté. J'aime bien le processus émotif de cette chanson : tournerie en boucle, puis chorus qui va se compléter petit à petit, pour un effet toujours plus tristoune. C'est classique cette approche "progressive" au premier degré mais ça marche parfaitement. Next!


Queen - Fat Bottomed Girls

Alors là on change complètement de registre, rock VIRIL, JEANS EN CUIRS, très grosse guitare sur deux accords très simples, refrain surefficace, tout est simple et rentre directement dans le crâne. Je dis pas pour autant que c'est "simpliste" sinon on le retiendrais pas mais là aussi il y a cette apologie du classique-mais-recherché qui fait du bien dans les lobes. Cette gratte qui donne envie de se mettre à poil et de faire tourner son jean en l'air, cette harmonie de voix sur les refrains et ces "HAAAAAAAAAN" c'est assez top, il faut le dire. Fille-au-gros-cul, tu est l'essence du rock and roll. N'oublions pas que l'étymologie de ce même terme à une connotation assez ambiguë, mais les filles aux grosses fesses, je pense pas que ce soit une chanson pour Freddy. Bref.

Queens Of The Stone Age - I Think I Lost My Headache

Aaaaah les Queens. La transition est parfaite pour une époque et une mentalité aux antipodes du groupe de la diva. Ce morceau... est extrêmement particulier. Comme la plupart des morceaux intéressants, il est moyennement long, et se base intégralement sur une tournerie de six notes glissantes à la gratte dont l'unique objectif va être de progresser en tempo tout le long du morceau. Cette chanson est sensé incarner le mal-être dans sa forme la plus primaire : effectivement, ça sonne très atonal, un peu mord moi le noeud, le début est très lent, ça se repête... un certain nombre de fois... longues divagations à la guitare et le chant vient se poser. Refrain, le pont que vous venez d'entendre, et c'est reparti pour trois minutes avec le gimmick principal. Pendant ces trois minutes, ce gimmick va être fait de plus en plus rapidement, l'ambiance va être de plus en plus stressante, la batterie à même du mal à se caler (c'est du live), on atteint le paroxysme du mal-être et PAF! Votre tête explose, objectif atteint. Et c'est génial. Ce concept de la "lente accellération" est génial et je le trouve carrément sous exploité dans le morceau, je trouve qu'ils auraient pu pousser le concept un peu plus loin, j'aime bien l'écouter accelleré de 20% (effet garanti sur la fin) et c'est pourquoi j'ai fait la même chose avec l'extrait en question, ce qui n'altère en rien le superbe chant de Josh Homme. Progressif et bourrin, j'adhère dans le concept.


rock youpi

C'est pas génial mais encore un peu trop culturel

The Go! Team - The Wrath Of Marcie


The Go! Team est un groupe que j'adule, et pourtant... toute petite discographie de deux galettes, ces six anglais multicolores ont la particuralité d'enrengistrer avec leurs pieds mais aussi et surtout d'avoir deux batteurs. L'essence de ce groupe est à l'image des gens qui le composent : un joyeux et génial melting pot. Dans ce morceau, ils pourraient y en avoir déjà quatre ou cinq! J'écoute The Wrath Of Marcie en boucle depuis un certain temps, le troisième album est proche et je pense que la meilleure façon de le faire arriver plus tôt c'est d'écouter ENCORE PLUS leurs albums en boucle. Des morceaux comme celui là il y en a des tas (je pense à Bottle Rocket) mais celui là est très représentatif de ce que je préfère dans ce deuxième album qui regroupe, à l'instar du premier, plusieurs catégories de chansons/instrumentaux qu'on distingue facilement. Là, c'est méga bruitiste mais TOUT regorge de bonnes idées, que ce soit ce petit arpège de guitare accompagné de flûte (ça fait menu de restaurant un peu) mais aussi ce viol musical des cordes, le coté gentiment rap plus trompettes, il ne manque que du xylophone sur le refrain mais personne n'est parfait. C'est foutraque, complêtement barré, pas toujours très audible mais j'adore. C'est incomparable, ça pose les bases de quelque chose.
Les gars, vraiment merci, merci Ian, merci Ninja, merci tout le monde, sans oublier ma maman et Jésus, sans qui rien n'aura été possible.

Boston - Foreplay/Longtime

Peut être que ce sera considéré comme étant de la musique classique dans un siècle ou deux... pour moi, Boston c'était que More Than A Feeling, mais ce morceau a tout pour lui : 8 Minutes, structure compliquée, plusieures parties distinctes, paroles sympa où tout le monde peut s'identifier... chacun y trouvera son compte : les amateurs d'hard-rock aimeront la première partie très bourrine, les progressistes kifferont l'utilisation intelligente du clavier en support, et les amateurs de guitare aimeront ce fabuleux pont pourtant très simple (trois powers chords hop c'est fait) qui accrochent avec cette utilisation des deads notes, vous savez, les "tacatacatac" entre les notes. J'espère que vous tapez dans vos mains aussi. J'ai failli oublier l'orgue hammond, ce qui serait une faute de goût en temps normal mais là, utilisé juste pour deux notes pour enrichir un peu le truc, je dit oui. Typiquement le genre de morceau qui a du prendre 15 ou 16 pistes, il faut dire qu'il était un poil trop tôt pour les Macs... je ne connais pratiquement rien de ce groupe, mais ce morceau, pas très réfléchi ou novateur mais excellent dans ce qu'il vise, j'adhère. Et il est dans Rock Band!

Coldplay - Clocks (Live)

Oui bon là vous dites "Pff han Coldplay, plèbe" mais OUI, le succès de ce groupe est amplement mérité. Depuis quand être une machine à tubes est négatif? Si un morceau est accrocheur, cela veut-il dire qu'il est nécessairement travaillé pour l'être? C'est juste pas une preuve de travail voire d'inspiration et de génie harmonique? Comme vous voulez, mais cette version live de ce méga tube de 2002 à quelque chose de... solaire, aérien, spatial, élémentaire bref il s'approche de l'un des objectifs d'un morceau parfait : oublier qu'il y a des gens et des instruments derrières. En l'occurence, j'ai accellerré le pont de 20% et je l'aime bien en tant que tel car ça rajoute du crédit au coté "cascade de notes" assez sublime. On s'approche de cette mouvance très nébuleuse et indéfinie qu'on appelle "Space Rock" et c'est tout à leur honneur. Le chant de Chris Martin, aigufié pour le coup, et la foule derrière, le tout à un charme que VOUS NE POUVEZ PAS NIER. Un tube est ce qu'il est, y'a bien une raison derrière. S'il n'était pas autant matraqué, tout le monde serait un poil plus tolérant et prendrait enfin le temps d'écouter ce qu'on leur fait avaler de force, point.


Gossip - Heavy Cross

Beth Ditto à beau être une femme incroyablement moche, peser 300 kilos et avoir une coupe de cheveux improbable, sa voix fait oublier tout le reste. En fait, il vaut mieux ne pas l'avoir vue ou avoir zappé ma description mais TROP TARD, vous êtes au courant. Dans son premier album, le "Potin" avait la particularité de ne pas avoir de basse... c'est désormais chose faite et instrumentalement ça change pas mal de choses : là on a une vraie ligne de guitare qui n'est plus là que pour supporter rythmiquement la batterie, il y a un vrai thême musical, et en plus il est funky que demander de plus? Ce morceau ne serait pas grand chose sans cette ligne de guitare qui rebondit partout, qui frappe dans le vie, qui fait des petites "Clasheries" avant un thême "Hendryxien" bref c'est inspiré, c'est rythmique, et ça à l'avantage d'être foutrement bien chanté. Fatalement, ça reste en tête, et il me semble que c'est le premier single de l'album "Music For Mens". Et nan, le rock lesbien, c'est pas que T.A.T.U. les mecs.


Flaming Lips - Convinced of The Hex

Les Lips! Je les adore comme The Go! Team mais eux ont une disco bien plus étoffée : c'est leur douzième album qui vient de sortir et Convinced of The Hex est le premier morceau de ce dernier. Ces trois mecs, allant du rock psyché au space rock qu'on évoquait tout à l'heure, ont tout fait, tout essayé : même un quadruple album dont il fallait mettre les quatre CDS sur quatres supports différents en même temps pour entendre les morceaux globaux, une relecture de la "musique absolue" d'opéra en quelque sortes. Je venère avec puissance ces américains, et ce nouveau morceau introductif n'est ni bon, ni mauvais, juste... étrange. Toujours ces réflexes jouissif mais étranges : cet art du vide, du contretemps, du rythme un peu inédit... ce son de moustique serait insupportable pris à part mais là il participe à un ensemble cohérent... et ces petits hurlements de Wayne sur la fin, c'est tout un état d'esprit. C'est plus un gimmick géant qu'un véritable morceau mais c'est un gimmick entendu nulle part. Ca reste dans l'esprit du groupe : un peu sous LSD mais toujours à la recherche de nouvelles sonorités, de nouvelles tourneries, voire de nouveaux concepts. Ces mecs savent "sculpter" leur son, et le batteur a toujours des plans très "entendus nulle part ailleurs", bref typiquement les mecs qui déconstuisent la musique pour en faire ce qu'il veulent. Beaucoup diront que l'extrait là, c'est pas de la musique. Ignorons les et jetons leur des cailloux.

Travis - Sing

Revenons en arrière - en 2002, Sing est un méga tube matraqué sur RTL2, mais Travis arrive au pire moment possible : juste après A Rush Of Blood To The Head de Coldplay. La comparaison est inévitable, fatale, paf le temps de sortir un album et on entends plus parler d'eux. Résultats des courses : pour tout le monde, Travis égal Sing, Travis égal ce clip un peu chiant ou un mec se jette cinq fois au ralenti sous la même voiture. A l'époque, c'était le tube parfait, pas trop prise de tête, le genre de chose qu'on entends dans sa voiture à la radio en rentrant du boulot sans trop essayer d'analyser ce qu'on entends et ressens, mais quelques années plus tard... je trouve ce morceau bien plus fouillé et accrocheur qu'avant. En 2002, j'en avais marre de l'entendre, maintenant je suis en train de faire les louages de cette ligne de banjo. Ouais. Parfaitement. Le son du banjo dans la pop rock, c'est bon pour la santé. Puis tout ces petits détails qu'on découvre au fur et à mesure, ce son de cloche persistant en bourdon, les petites notes discrètes de clavier, c'est un morceau indéniablement léché. C'est ça les grands trucs, découvrir de nouvelles choses à chaque écoute. Peut être qu'aujourd'hui le groupe existe encore et fournis la BO de Scrubs mais voilà, il est limité à ce très sympathique single pour toujours. Dommage!


Guns & Roses - There Was A Time

La musique héroïque. Tout, dans ce truc, veut ou semble être épique. A écouter le matin, dans la rue, dans le métro, pour être un héros et dominer le monde. J'ai enfin acheté Chinese Democracy, album pondu en une grosse décennie et ce morceau pête exactement au niveau de ces fesses, un niveau déjà très respectable où l'air se fait rare (n'importe quoi mes métaphores, je vais me coucher)
C'est les Gun's. Esprit très guitaristique, ce qui veut dire morceau de six minutes, gros solos immémoriaux, chorus qui traversent la tête! THERE WAS A TIME! DIDNT WANNA KNOW IT ALL! Et caetera, hymne aux amours perdus, c'est la déprime en chanson épique. C'est un remède fantastique contre le coup de blues, puisque tout dans ce morceau vous fait sentir grand, beau et puissant. Ne vous laissez pas berner par le pseudo rap du début, non seulement cette partie aussi et très bien mais là aussi on est dans l'archétype du morceau dont la sauce monte progressivement, comme une jauge d'épicité qui exploserait avec les chorus. Que du bonheur.

Voilà, en espérant que tout ça vous donne envie d'aller trifouiller un peu les diverses pistes, voires albums, et que vous trouviez à votre tour d'autres tourneries qui vous feront éructer de joie.
Je referais probablement un post du genre vers Noël ou peu après. Mais dites moi ce que vous en pensez un peu, le but principal étant l'échange hein. (Et ce post est GROS. Trop peu de commentaires feraient mal à l'égo :( )

Edit : J'oubliais le meilleur! Si, comme moi, vous êtes un lecteur déçu de Guitar Part et que vous en avez marre des exercices de branleurs de Beurks, il faut signaler que le fabuleux guitariste de No One et Destruction Inc, François Maigret a.k.a Shanka a.k.a Prof Relou, à sorti une méthode sous la houlette du grand manitou Rébillard. Une méthode de gratte tout niveaux, tout styles, selon des mouvances bien précises par époque. Des petits plans bien sympas à bosser avec les playbacks fournis. Ce mec est hilarant (késsadire) doublé d'un fieffé pédagogue, et si vous êtes un gratteux, c'est incontournable, c'est tout. Et il y aura bientôt un volume deux, ce qui veut dire qu'on va avoir du math rock DU MATH ROCK!

Par Concombre Masqué - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Lundi 28 septembre 2009
Hé oui, encore un top 10, le dernier date de Février alors on peut d'ores et déjà clamer que ça devient une mauvaise habitude. Après mes dix décès introductifs préférés de SFU, voilà mes 10 Pixar favoris, pour deux bonnes raisons toutes simples : d'une part j'ai pu mater le dernier (donc le dixième) il y a deux semaines, de quoi se forger une opinion avec un peu de recul et c'est surtout la dernière occasion qu'on a de faire un top de ce genre. J'entends par là que Up termine une "ère Pixar" ponctuée d'univers inédits, et qu'à partir de ce point l'influence Disneyenne va être trop pénible (le synopsis de The Bear And The Bow ne donne pas envie)

Valà donc mon ordre de préférence. Bien sûr, c'est Pixar, c'est l'excellence, mais en les mettant au même niveau on arrive à les comparer...

#10 * TOY STORY

Je sais, c'est une honte, une preuve ultime de mauvais goût mais j'y arrive juste pas. Premier Pixar sorti et vu (avec des étoiles dans les yeux bien sûr) mais 15 ans plus tard ça ne passe plus vraiment. Avec toute la spontanéité technique que ça avait à l'époque, je trouve cet univers relativement laid. Quand je dis "univers", je pense surtout aux deux jouets principaux et aux quelques humains assez hideux. Alors bien sûr, c'était l'étalonnage donc le meilleur film d'animation d'époque, logique. Je trouve qu'il a affreusement vieilli, dans ses mécaniques, dans son humour, dans sa morale très complémentarité/amitié qu'on retrouve pratiquement dans les 9 autres... je ne suis juste pas fan du tout. Bon, quelques catchrases et idées sympas, comme le fameux "Grappiiiiiin" - et ça a donné pas mal de private jokes sur les suivants (amusez vous à retrouver les références de Toy Story dans les pixar Suivants...)

#9 * CARS

http://fc04.deviantart.com/fs18/f/2007/151/9/f/Frank__s_gonna_get_you_by_Splapp_me_do.png

Il serait un poil mieux classé si je n'avais pas autant d'espérances sur celui-là. Dire qu'au début, les personnages étaient exclusivement des motos... ben encore une fois, j'ai beaucoup de mal avec les protagonistes. On a comme l'impression qu'ils ont suivi le schéma qui tournait un peu en rond (Le perso principal - son équivalent et opposé féminin, une bande de persos de soutient haut en couleurs comme les autres jouets, les poissons du bocal, les insectes du cirque etc etc) et qu'ils avaient admis que c'était la fois de trop, sans mettre trop de fond. Cars ça démarre sur les chapeaux de roues, avec cette première séquence sur-rythmée et efficace, puis dès que Flash MacQueen reste dans son bled paumé on tombe dans les travers évités jusque là : nostalgie et puritanisme trop gratuits, apologie de la "victoire noble" - j'ai pas vraiment apprécié. C'était super plaisant, comme d'habitude, mais là tout manquait de saveur, tout semblait repris, forcé, le sidekick énervant au possible bof. Dommage. Et non, une merco, même féminisée, même avec des lêvres, ça n'a pas de charisme. On va se taper une suite bientôt, re-bof.


#8 * TOY STORY II

Meh


Toy Story avec tout en mieux : beaucoup plus d'intrigues de fond plaquée sur les deux persos principaux, des tas de petites séquences drolatiques, meilleur techniquement, de nouveaux personnages (dont le fameux gentil pas si gentil que ça) mais rien à faire, l'univers ne m'atteint pas. Rien d'autre à dire.



#7 * UP

Alors !! D'une part c'était certainement le Pixar qui me faisait le plus peur, peur de ne pas aimer l'univers proposé. A la base, je préfère le postulat de base de la franchise : PAS D'HUMAINS. Là c'est un peu différent, on rends un vieux et un petit gros aux yeux bridés le plus charismatiques possibles. Enfin, on "essaie" parce qu'à mes yeux seul le vieux Carl est attachant, l'autre est surtout là pour faire le petit ressort comique et pour illustrer le coté cyclique de l'intrigue. Pour évoquer ce qui ne m'a pas plu : trop. De. Guimauve. Des bizarreries de traitement sur des choses très gênantes, exécution méga simpliste du "méchant" (qui n'était qu'un vieil homme frustré par la quête d'une vie), fin neuneu au possible, toujours ce môme loin d'être attachant, le "squirrel !" qui fait tout sauf gimmick "humour novateur Pixar". A part ça y'a cette fameuse séquence introductive qui a cloué tout le monde sur place (silence de mort dans la salle) et ça reste assez enchanteur comme film. J'ai bien aimé les petites traces zélées de réalisme, comme le fameux bouquet de ballons qui se dégonfle au fur et à mesure de manière franchement convaincante.

#6 * THE INCREDIBLES




J'ai beau passer pour un geekounet je n'ai jamais aimé les Marvel et les histoires de super-héros. Du coup, quand en 2003 on se tapait le premier teaser du film, j'étais à la fois craintif et convaincu : craintif parce que c'était du Pixar 100% humain, convaincu parce que ça avait l'air franchement drôle et bien foutu. Le film en lui même était à l'image de cette petite séquence inédite : d'une part, je trouve que le cadre familial n'a rien à faire dans un Pixar (tout fantastique soit-il) et les personnages sont globalement assez moches et stéréotypés. D'autre part, ce film véhicule une ambiance rétro assez géniale et bien exploitée, à tout les niveaux - musique au top, décors tropicaux et urbains qui font rêver - batailles de gros méchas - bref en dehors de cette apologie de la solidarité familiale un peu chiante c'est surtout dans la forme que le film est marquant. Parce que la gamine émo et le gosse blondinet aux taches de rousseurs, nan. Vraiment.

#5 * A BUG'S LIFE

Lalalalala, le printemps est là.
Cool des insectes ! Cool un film drôle ! Cool un univers sympa et des personnages attachants! Le seul gros défaut de 1001 Pattes c'est bien son âge, il vient de choper sa première décennie (c'était le deuxième opus de la firme) et techniquement c'est pas toujours très simple à reregarder tant le niveau actuel est élevé. C'est aussi le film qui a lancé la concurrence avec Fourmiz de Dreamworks, et c'est à partir de là qu'on a eu une ribambelle de films d'animations de-studios-concurrents-avec-un-jeu-de-mot-pourri-toujours-avec-la-même-police-sur-l'affiche. Si c'est pas une marque de qualité ça! Des tas de détails qui font plaisir : PAS de chansons, le petit bêtisier final qui humanise à fond des personnages de synthèse, un humour efficace et pas trop gnan gnan, top. Une plâtrée de personnages secondaires excellents : phasme cynique, la coccinelle ("Ladybug" en VO) et ses problèmes d'identité, la chenille et son accent allemand... que de bons souvenirs. L'univers du cirque transposé aux insectes : FUN.

#4 * RATATOUILLE


Une très très bonne surprise. Comme à chaque fois depuis Cars, je me suis dit "nan, c'est le Pixar de trop, ça va pas être top, en plus comment rendre un rat attachant, bof" et ben si, complètement, c'est une réussite quasi-totale qui a tout pour plaire. Bon évidemment le Paris un poil embelli (et ses parisiens - on se tire dessus au flingue et on se fait des câlins) joue un peu en sa faveur, mais c'est l'étonnante complexité des persos qui prime, que ce soit dans l'univers des rats ou des humains. Car OUI, c'est étonnant, Ratatouille comporte pas mal de persos humain charismatiques et profonds. C'est le seul à mon sens, et tout ça est servi par une mise en scène et un rythme bien marqué, un mélange subtil d'humour et d'émotion (je pense immédiatement au Critique qui replonge dans son enfance, passage aussi court que culte de moe. Une fois de plus, une fin assez bof et convenue (avec du recul ça fait effectivement beaucoup à avaler et ce mélange de fantaisie et de "conséquences réalistes" est un poil perturbant) mais vite oubliée tant la globalité du truc fait plaisir. Si vous n'êtes pas rebutés par les clichés parisiens (qu'on dirait revenu X temps en arrière) ça devrait très bien passer. 

#3 * WALL-E


http://bakapiu.free.fr/imagescineinfo/Wall-e1.jpg

Le paradoxe ultime. Le personnage le plus adorable du studio est une espèce de cube crasseux. Un cube irrésistible avec ses "Eveuuuuh!" incessants, Wall-e est incontestablement un fantastique woobie, perso qui appelle au câlin tant sa tête et son attitude le suggèrent. On passe tout le film a faire "Awwwwww <3"
La bande se décompose en deux parties bien distinctes, une démentielle, une autre un peu moyenne rattrapée par la première, bref le film aurait gagné à être monté à l'envers ah ah. La première demi-heure, quasi-muette, est magistrale. Un fond glaçant mais techniquement superbe, pleins de petites pastilles qui renforcent le coté mignonkawaii du perso, qui le devient encore plus quand débarque sa dulcinée Ipod. Séquence spatiale sublime, on a plein d'étoiles dans les yeux et le film change subitement... des tas d'humains obèses, moches, paresseux, intrigue écolo au possible, mangez-bougez.com, plantez un arbre, fumez les algues. C'est difficile à surmonter et on a l'impression d'avoir subi une morale un peu évidente, un méchant tout pourri, des scènes un poil ridicules et comme toujours un happy end très discutable mais impossible de résister à ces grand yeux qui appellent aux achats de DVD. Un très bon film et un plaisir indiscutable, malgré des trucs embêtants l'univers futuriste roule tout seul car tout est léché, travaillé, refait et ça se ressent. L'un des moins drôles mais probablement celui qui laisse le plus rêveur, et c'est là tout l'objectif, n'est-ce pas?

#2 * FINDING NEMO

Le seul vrai problème dans Nemo c'est une mécanique utilisée quatre ou cinq fois dans le même film : Marin et Dory s'arrêtent quelque part, se tapent un dialogue de remplissage et quelque chose apparaît dans le fond, un élément qui va servir de prochaine péripétie. C'est un peu obvious à la longue mais c'est pas particulièrement gênant. On est fin 2003 et c'est techniquement le meilleur rapport qualité/année de production. Le réalisateur aime bien commencer ses films par un gros drame qui sera l'excuse freudienne du héros principal, c'est assez audacieux j'aime bien. Tout est grand, spacieux, le film cultive ce gigantisme pas dégueu du tout. Ce film illustre tout ce qui se fait de bon dans un Pixar : l'émerveillement. Le grand bleu, les égouts, l'Australie, le cabinet du dentiste : des tas de décors rempli de petits détails, les personnages sont délicieux, y'en a pas un en dessous de l'autre - tous assez drôles ou mystérieux, y'en a pas qui ont le trait trop forcé et c'est presque miraculeux! L'intrigue paternelle est classique mais bien menée, petits enseignements habituels discrets, gros moments de bravoure (l'explication du plan d'évasion, génial), des tas de références et une BO bien planante. Comme un road-movie, en plus intelligent et en beau. Tout simplement.
Doublure de Julia Roberts For The Win.

Et donc, vous l'aurez compris... the winner is :

disney-newt.jpg image by MisterZE3




Blaaaague! Mais pourquoi pas. C'est prometteur, mais c'est dans trois ans, snif.

#1 * MONSTERS INC

Classique. Mon petit préféré, et probablement la meilleure idée de départ pour un scénario du genre. Foutrement bien animé pour une sortie en 2002, extrêmement intelligent et drôle, peut être pas toujours très subtil mais tout est là : action, aventure, suspence, petits passages comiques, petit microcosme et univers bien à part... c'est LE film où le chara design est on ne peut plus important et il est heureusement assez travaillé. Message final assez nécessaire (inutile de vous rappeller que c'était assez tendu à l'époque) happy end qui fait sourire, plein de bonnes choses. Petite B.O. jazzy qui ne coule pas du tout le reste.
Un méchant vraiment méchant, à savoir sournois, qui ne véhicule pas cette image un peu pourrie du mec juste diabolique naturellement, nan là on a quelqu'un qui finasse. (Sans oublier le retournement d'allégeance surprise pour quelqu'un) à mater en VO, de préférence.
Bref l'excellence, dans le panier de l'excellence. Rien que ça!

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Mercredi 9 septembre 2009


Et là, c'est le drame.

Mais revenons un poil en arrière, en ce début d'après midi du 28 au domaine de Saint Cloud. (Oui, je voulais rendre hommage à Petrif', qui nous fais un topo sur les
pratiques métalleuses dans la fosse) J'arrive donc, pas très frais, à mon premier Rock En Seine. Etant pas très festivalier dans l'âme et pas spécialement campeur non plus, j'ai pu me rencarder avec Mister S. (merci, désolé pour ta cuvette, j'ai tout nettoyé!) qui habitait pas franchement loin des lieux du crime. C'est donc allégé d'une centaine d'euros (je suis un affreux matérialiste) que nous arrivons dans la la pampa parisienne, prêt à enterrer la pelouse du domaine. Si si. On cherche le son à tâtons, on fait quelques kilomêtres avant de trouver une entrée officielle, des gens vident leurs bouteilles de Vodka à l'entrée, on se fait fouiller et c'est parti. Donc rapide compte rendu du truc.

J'arrive largement trop tard pour Just Jack, un mec qui arrive bien à concilier les petits phrasé rap en mettant une vrai musique derrière. J'aurais bien surkiffé entendre
Stars In Their Eyes en live, dommage! On arrive donc devant Keane. Curieusement, on est devant un groupe complétement démodé, qui a sorti ses gros tubes il y a à peine moins de 5 ans ! Les-dits gros tubes égrenés, il y a comment un petit emmerdement dans l'air de la part du public, bref c'est sympa, ça l'a été, ça l'est toujours mais la réputation du groupe semble s'être arrêtée à leur premier opus, Hopes & Fear. Le deuxième était pas très glop et le tout récent est comme qui dirait invisible... bref Keane c'était 2004, pas de bol on est en 2009.
On abandonne l'indus pour s'installer devant la scène de la Cascade pour les Yeah Yeah Yeahs, le temps de quelques trifouillages scéniques sur l'esplanade qu'arrive non pas un sapin de noël mais bien Karen O, la très clinquante leadeuse du groupe New Yorkais. C'est tout de doré vêtue que s'amorce des prestations très vocales, appuyées par des coups de clavier bien délayés qui font plaisir. Des morceaux lents, progressifs, assez zen mais bien sympas. Il faut attendre 4 prestations pour voir débouler
Gold Lion, ce titre assez excitant utilisé un peu partout dans les séries ricaines. Ca fait "Ooh ooh", c'est cool, c'est du punk très gentil, on est content d'être là. Le reste est planant, pas dérangeant sans trop chercher à être inventif, tout ce que j'aime. "Bonjouw Paris ! Je suis contente d'être avec vous ce soir!" Mais nous aussi Karen. Il n'empêche que t'est un peu allumée, et c'est tout à ton honneur !

Petit pause folk avec Amy MacDonald (j'ai faim) qui, contrairement la légende et à ses clips... est blonde ! Donc show typique de la "folksinger au féminin", gratte acoustique, deux trois effets en rythmique et des ballades/trucs plus rythmés qui m'ont pas spécialement marqués mais qui passaient très bien sur le coup. Ce n'est qu'en entendant This Is The Life que j'ai enfin pu identifier la fille qui se démenait sur scène... varié, plus qu'honnête, elle est pas là en touriste.
Changement de scène en attendant mon petit coup de coeur. A 19h15, Ladies and Gentlemens, This Iiiiiis... MADNESS ! Oh mon dieu nostalgie. J'ai l'impression de pas être dans mon époque (ce qui dans l'absolu est assez gênant) mais le groupe de Ska débarque et envoie du bois direct avec One Step Beyond. Surprise. C'est extrêmement énergique, beaucoup de saxo qui fait des allers retours devant la caméra, ça donne envie de lever ses fesses même si t'a pas mangé depuis longtemps. Bon, pas besoin d'extrapoler, c'est Madness hein. Vous connaissez le topo. Ils nous en fait tout les tubes que vous connaissez et ont fait quelques discours philosophiques sur les arbres parisiens. Ok cool! En attendant la suite, passage obligé à un petit stand souvenirs, où je me prends un portfolio d'affiches des 47 groupes faites par une pelletées d'artistes et graphistes français, certains sont excellents, d'autres sont surmoches mais je me sens l'âme d'un collector. Faut dire que les possesseurs de T-Shirts Oasis à 35 Euros ont du le sentir passer aussi.

En revanche il est probable que vous ne connaissiez pas
Vampire Weekend. C'est pas bien! Le trio New Yorkais (encore) a pondu son premier album au nom éponyme il y a dix mois, album agréablement digéré et surkiffé par votre serviteur. Très court mais vraiment original et prenant - et vous savez quoi - JOYEUX. Et c'est pas évident de me dérider. C'est donc dans la joie et dans l'attente du concert le plus sympa du festival que je me plante devant le gentil Ezra Koenig et ses potes, tous habillées en chemises à carreaux. Le groupe fait tout l'album dans le désordre avec deux inédits, ne change pas d'un poil le son du set, garde en permanence ce petit clavier qui fait des bruits de cirque. Je ne sais pas pourquoi tout le monde colle à cette formation des tendances "africaines" mais je pense que c'est juste s'arrêter au coté percussif de l'affaire. (Par exemple, je trouve que Kape Kod Kwassa Kwassa ne fait pas africain mais... hawaïen. Morceaux inventifs donc, il faut un peu de temps pour voir tomber MON morceau à moi que je kiffe avec violence. "Ok les gars... prêt à euh... comment vous dire... danser? Vous pouvez danser avec nous?" OMONDIEU CA Y EST. A-Punk ! L'un de mes morceaux préférés pour 08-09. Sérieusement, le meilleur combo Basse + Flûte Traversière. Deux très courtes minutes de "génie simple" ça sautille, c'est un vrai bonheur. Ezra s'adresse dans un français très "prompteur" à la foule, y'a des mecs déguisés en chevaux, un mec très relou porte un drapeau breton qu'on verra partout à chaque concert, bref une scène typique dans un set à la musique qui bouge pas beaucoup, mais qui le fait bien. (Serieux, écoutez l'album, il est très court, c'est un bonheur) 

Pendant ce temps sur TF1, une saison de Koh Lanta démarre. En voyant après coup le non-effort de la chaîne et des producteurs de ne pas changer le show d'un pouce, même ses plus gros défauts, je suis bien content d'être là.

En attendant LE blockbuster de la soirée et du festival, on va voir Bloc Party avec pas mal d'attentes. Kele Okereke (ouais y'a beaucoup de K à Rock en Seine, c'est bien, ça correspond à l'esprit du blog) fait une petite vanne sur Oasis, ça commence. Et là, surprise intégrale : on s'emmerde. DEVANT BLOC PARTY. C'était pas prévu du tout, évidemment, pour une musique aussi dynamique et communicative. Les faits sont là : on est là depuis une demi douzaine d'heure, on mange pas, on est devant le creux de la vague. De quoi être figé devant quelques morceaux, Kele sort une phrase qui ressemblait à "Stay with us guys, Oasis won't play tonight" le genre de truc que le cerveau ne pige pas trop volontairement. A 21h30, on va s'installer sur le coté, bien en vue de la grande scène mais assis pour le show du siècle.

Bon, le temps tourne. Le fatidique 22h est passé depuis longtemps et on voit toujours des mecs tripoter des amplis sur scène. A chaque fois qu'un roadie apparaît, un "ouaaaais" trompeur sort de la fosse, composée de 30 000 victimes. Vers 22h20, quart d'heure de gloire pour un mec visiblement pas à l'aise du tout qui se saisit du micro et nous sort, dans une voix risible, un magistral "Le groupe s'est séparé, les frères se sont disputés dans les coulisses, le concert n'aura pas lieu ce soir".
En entendant ça, une interprétation au premier degré ne me vient même pas à l'esprit. Pensez donc : après la gourdasse Whinehouse qui Tries-To-Make-Me-Go-To-Rehab et ses deux lapins, l'expérience ne pouvait pas se renouveler. Pas avec moi, de surcroît...
L'heure tourne et je ne crois plus vraiment à une plaisanterie. Seb, à coté, posément "mais non, c'est une blague, c'est pas possible." Affichage du ratage sur les écrans géants, paf! Une bonne demi heure à pester, à accepter le truc et à faire des vannes, on attends quand même le deuxième set de la journée pour Madness, qui a accepté de rejouer contre des pièces sonnantes et trébuchantes.

On s'éloigne un peu pour le show d'Oceana, une soulgirl tout en funkytude, qui danse excellemment bien, elle me rappelle Ulala dans Space Channel Five. Les morceaux sont entraînants, la fille est super charismatique mais rien à faire : je ne suis pas jouasse. De quoi se remettre un peu d'aplomb avec de la guitare Funky Wha-Wha. Bon, c'était quand même bien sympa, je dois l'admettre. En revenant vers la grande scène, on s'arrête pas loin de Vitalic, pour mon premier show Techno/Trans à la française. Un unique mec, seul au commandes d'une bardées de platines, show très visuel derrières avec les murs d'écrans. C'est très primaire, c'est super rythmé, on est un peu dans le phénomène de "musique absolue" avec les effets visuels mais ça fatigue vite malgré tout.
Retour donc devant Madness qui s'efforce de faire un deuxième show correct. Contrat largement rempli, final assez dévastateur, bien joué les gars, mais je voulais voir les deux autres là. Retour vers Minuit et quelques...



Z'avez vu, l'affiche, quelle illustration PERTINENTE !

Samedi, retour à la case départ. Etant toujours dans une petite forme, je vais au domaine à pied et rate plusieurs gros talents, dont Ebony Bones et sa chanteuse encore plus bariolée que KarenO, mais aussi Noisettes, le seul groupe anglais qui aime risquer sa vie et grimper sur les cotés de la scène pour faire le cochon pendu à 20 mêtres de haut. Raté les Asteroids Galaxy Tours aussi, véritables ovnis nordiques que vous connaissez peut être pour Around The Bend qui a servi pour une pub Ipod Touch il y a de cela une petite année,
faut dire qu'elle reste en tête.
Trio de pointures qui valait le coup d'oeil donc.
Adios les Suédois, bonjour les Canadiens de Billy Talent! J'arrive pile pour l'instant métalleux de la journée, me glisse devant la scène en longeant les murs et en restant à l'extrême gauche du truc, bien devant les baffles ! Pas grand chose à redire sur les Caribous si ce n'est que mes oreilles n'ont pas survécu, dire qu'il y a encore les Offsprings pas bien longtemps après...
Entre temps c'est les Horrors, groupe "corback" typique de rock Gothique/Glam, enfin vous voyez le genre. Pas les mecs qui se mettraient à faire des grands sourires à la foule. Pas vraiment dans mes cordes mais un morceau, Primary Colours, m'a plutot marqué, par contre les mecs, Ar-ti-cu-lez pitié! C'est de la "Cold Wave", on a jamais eu ça chez les fromage qui puent, c'est nouveau et déroutant.
Pauvre Yann Tiersen, son show était calé sur celui des Offsprings. Je me planque astucieusement en marge du pogo, à la toute droite devant la scène ou sont tout les journaleux qui espèrent choper des clichés de stage-diving. Les californiens arrivent, font leur dernier tube, ça sautille au bout de 30 bonnes secondes. Au milieu c'est Fallujah, tempête du désert en plein dans la fosse, ils ont du se sentir chez eux. Tubes sur tubes, pas un mot à la foule, c'est méga puissant, jouissif, mais un poil formaté. Le leader a même fait son Chris Martin et s'est posé au piano le temps d'une chanson pas Offsprings du tout, perturbant.
Un peu de Calvin Harris pour la forme et les expériences musicales, les mecs fans de samplers et de petits tourneries électro sont conquis. Je me pose pour ce qui est censé être l'evenement musical de la journée, attendu par les vieux routiers du genre : Faith No More. Mais déception les enfants. Non seulement le mec avait une tête de mariachi, il a fallu qu'il nous interprête les morceaux qui vont de pair. Un morceau sur deux c'est un truc complètement insipide, puis on passe à du métal bourrin. Et le death metal, mixé à une attitude de crooner, ça donne quoi? Une grosse soupe indigeste! Bof.

C'est sur cette impression un peu moyenne que je quitte le truc, avec un peu de vague à l'âme pour ne pas revenir le lendemain pour les Eagles Of Death Metal (je vous ai pas mal rabaché les Queens Of The Stone Age ces derniers temps) et le projet mystérieux et all-star qu'est Les Petits Pois, nom risible pour une formation qui regroupe Dave Grohl, le bassiste de Led' Zep' dont le nom m'échappe et Josh Homme, encore. J'ai raté l'ami bûcheron stoner, deux fois même. Double fuck. Au final, excellent festival, excellente programmation, pleins de groupe à découvrir et à approfondir (Horros, Birdy Nam Nam, Ebony Bones) des concerts mémorable, Vampire Weekend en tête. L'impression globale qui se dégagerait de ses deux jours serait tout simplement la supériorité évidente des Américains sur les Englishes. Bien sûr il y a tout le pan californien avec ses gros powerchords qui tâchent mais les meilleurs prestations étaient, à mon gout, délivrées par les New Yorkais.
Les Rosbifs, eux, ne viennent pas. Pourtant j'aime Oasis. J'aime leurs musiques, j'était bien sûr au courant de leurs multiples ébats, de leurs égos démesurés, de ces quelques interwiew dérengeantes, mais j'aime ce qu'ils ont pu faire dans le courant 90. Leur dernière mouture, Dig Out Your Soul est assez surprenante (et on va parler d'un morceau en particulier dans pas longtemps, dans un contexte assez innatendu) après un Don't Believe The Truth (... lol?) un peu feignasse. Mais les faits sont là : les deux frères ont fait toute la tournée en n'étant ensemble que sur scène... et me voilà devant ces grands panneaux moqueurs tandis que des fangirls s'éplorent et s'évanouissent au premier rang. Sur le site du groupe, Noel annonce qu'il "quitte Oasis" et "qu'il ne pouvait plus supporter Liam".

Avec du recul, le groupe était condamné, dans le sens où il allait nécessairement imploser à la fin de la tournée, deux jours et autant de concerts plus tard. C'est pourtant à Saint Cloud que s'est déroulée la enième dispute des frangins crasseux mégalos. Il faut dire que Liam à déjà nettement picolé en arrivant sur le site et Noel apprécie moyen. La copine de ce dernier s'en mêle, gros clash, Liam se saisit de la Gretsh cherissime de son frangin et la fait voler en éclat sous les yeux d'un staff médusé. Il est 21h30, Noël se barre, il ne reviendra pas.

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J'ai toujours fait preuve d'une indulgence démentielle envers ce groupe. Bon, un peu en connaissance de cause, ok syndrome du père absent, ok Liam est une teigne, pas de bol (de cheveux! huhuhoho) c'est lui qui a pondu les plus gros tubes. Etant un bon consommateur de musique britpop, je tentais jusque là d'oublier les phrases cultes des frères G. du genre "J'ai perdu ma liberté le jour où j'ai su jouer de la guitare" "Je suis le cerveau du groupe, Liam est le crétin de la bande, les trois autres sont les trois autres" "Kurt Cobain? Un pauvre con de dépressif" etc. Bref, en parcourant le petit best of paru dans les Inrock de cette semaine, je découvre que je suis nettement plus "Noel" que "Liam". Mais Oasis n'est plus et c'est un enième deuil national pour une Angleterre qui, par le passé a enterré plusieurs fois le groupe. Encore et toujours pour une histoire d'égo à la con, une enième frasque de ces deux crétins qui les accumulent. Cette fois, j'y étais, et c'est chiant. Nan parce que pendant que je suis en train de râler là, y'a Coldplay qui est en train de jouer à Paris, et surtout, surtout! Ils ont apporté les Flaming Lips avec eux. Donc voilà hein bon pff.

Je vais mater FMA Brotherhood, les frères Elric ont infiniment plus de charisme, sans pour autant exister. Chapeau !
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Mardi 1 septembre 2009
Quoi? Vous me dites qu'il manque quelque chose? J'pense pas, vous vous trompez, c'est une illuuuuusion. Si éventuellement il manque quelque chose à ce post, ça doit être un concept devenu trop chiant à tenir doublé d'une inutilité un peu gênante. Mais il manque rien.
Saison 2009-2010, GO. La grosse priorité va être le design du site, même si j'ai à coeur cette petite colonne mal oxygénée, il va falloir élargir le bouzin un peu et trouver un fond un peu plus convainquant que ces rideaux, là.  

J'ai toujours été étonné de la pertinence des Fatals Picards dans le milieu otaque francophone, entre autres, vu que la sphère bédéiste à fait un album très moche à leur gloire. C'est à peu près le seul groupe français cité dans les pages du milieu. Comme à peu près tout le monde, j'ai découvert cette bande de joyeux drilles en matant les préparatifs de l'Eurovision 2007 où ils ont obtenu la très sympathique 22è place, ex-aequo avec le Royaume Uni. Sur 24 participants vous admettrez que c'est un peu la loose, d'autant plus que la chanson choisie, « L'amour à la Française », n'était pas spécialement marquante, ils ont demandé à Jean-Paul Gaultier de les habiller et ils ont cru bon de penser que le quota de kitsh était rempli pour l'année.



Oubli massif du groupe qui aura connu son petit hype avec le concours de la chanson bariolée. L'année dernière, je mate un fabuleux épisode de « Mange Mon Geek » avec le membre fondateur et unique Picard légitime, Yvan. En 2009 sort le dernier album du groupe, « Le sens de la gravité », chroniqué par Soviet Voice, Gron! Ou Néant Vert. Consensus : mauvais, en rupture avec les précédents, trop premier degré. Il faut dire que le line-up du groupe est stable comme Kobé dans les années 90, aucun album ne rassemble la même configuration de musicien. L'opinion générale fait que le talent des Fatals s'en est allé avec Ivan.
Jusque là je n'ai jamais tenté de découvrir le groupe, pour deux raisons un poil honteuses : la pure paresse d'une part, et l'étiquette « groupe FRANCAIS ». Je ne vous la fais pas, ce qui marche dans l'Hexagone se résume en format chanson, guitare saturée sur le refrain, rime entre « Possible » et « Impossible ». J'ai tendance à associer « Groupe Français » avec des textes très cérébraux sur des riffs simples à cordes, à la manière des Innocents ou Louise Attaque. L'éventualité d'un réel « groupe » au format classique me paraît inexistante, sur les « grandes sphères » du moins. Pour trouver du rock français, il faut écumer les myspaces et les concours de jeunes talents, c'est chiiiiant. Au pire, on a en parallèle une sorte de sphère assez unique, des artistes barrés qui ne misent que sur l'humour dans leur travail – les bandes à la Wriggles ou Phillippe Katherine... donc comment situer les Fatals Picards? Y'a un minimum d'instrumentalisation derrière?

Me suis donc procuré l'album phare, Pamplemousse Mécanique accompagné de son prédécesseur, Picardia Indepenza. Plongée dans l'inconnu total...mais je suis rassuré avant même de l'écouter : Pamplemousse Mécanique n'est pas le nom d'une piste. C'est un réflexe que je ne comprends pas... un album étant sensé représenter un univers, une cohérence, pourquoi 95% des titres d'albums comportent un titre éponyme? C'est comme si le-dit titre se lançait, on devrait se dire « Oh putain, c'est le nom de l'album, il faut mieux l'écouter que les autres ils doit être plus travaillé ou plus efficace! »

Pamplemousse Mécanique donc. Ce que je vous propose de faire, tant qu'à lire mes conneries, autant cliquer içi et lancer la musique en même temps.

Bernard Lavillier : Ok euh pas de doutes, l'album ne sera pas franchement premier degré. Hymne barrée au chanteur sur fond de guitare Polka, elle me fait penser à la chanson de South Park « Que ferait Brian Boitano? » Bernard a tout fait, tout dit, tout vu, essayé tout les métiers. Une chanson très « Renaut des débuts » sans jeux de mots, pas super compliquée et qui glisse tout seul, refrain ultra simple et efficace. Ca reste pas trop en tête et on passe à la suite. « Ah la la une avalanche en Haute Savoie et un barrage qui vient de craquer, faut appeler Bernard Lavilliers »

La Sécurité de l'Emploi : petit riff de gratte qui hurle « Attention, ça va grincer un peu » suivi de trois notes de basse qui tournent joyeusement en boucle. Texte bien énervé sur la dure vie d'un prof de banlieue, c'est caustique, c'est désabusé, c'est marrant sans trop vouloir l'être. Le refrain donne envie de sautiller, elle doit bien marcher en live. Dommage que la structure de la chanson suive un peu trop les merdouilles du genre! « Il sait écrire son nom sans fautes il sait compter, wow... ben c'est pas mal pas un troisième il faut savoir s'en contenter »

Mon Père Etait Tellement De Gauche
: Esprit très « Jean Pierre Jeunet » combo acoustique plus glockenspiel. D'emblée on se dit « Merde, du bouzin politique, ça va être lourd ». Très surprenante dans son ensemble : la première partie est une gentille collection de jeux de mots sur le thème « Les femmes portaient des faux cils » c'est assez entraînant malgré des répétitions et des petites lourdeurs de langage. Au troisième refrain tout devient tristoune, on sent bien que l'affaire est un peu plus sérieuse qu'on ne pourrait penser de prime abord. Je m'attendais pas à une si grosse marque de nostalgie, ça marche plutôt bien sans trop en faire, bon. On va dire que c'était le Joker d'un album léger.

L'Amour A La Française
: La fameuse chanson de l'Eurovision, chantée en frenglish, fatalement. Ca casse pas des briques, pas d'innovation particulière que ce soit en texte ou en son. Trois powerchords hop c'est fait. ET CE FONDU en fin de piste? Quand bien même ça contribuerais à l'ambiance de la piste d'après, on est de retour dans les années 90 ou quoi? Bref une chanson sympathique. Juste sympathique.

Djembé Man
: OMG Tube. Le Single Parfait. Enthousiasme garanti. Musicalement parlant c'est déjà impec' : vous prenez une guitare, capo 9è case, un slide, quatre minutes d'arpèges majeurs et vous obtenez une ambiance hawaïenne plus qu'agréable. D'autre part la chanson représente ce qu'on peut faire de mieux à mon goût : ne rien dénoncer. Ou dénoncer le néant. Enfin, démonter les petits riens, donc les joueurs de djembés, BANCO. Intro complétement débile et lancement d'un monologue ultra jouissif, truffé de moments de bravoure, il faut réécouter la chanson plusieurs fois pour tout saisir et c'est tant mieux. Le refrain fait CINQ mots et c'est un bonheur à scander. En plus on sent le travail derrière, même si encore une fois certains mots sont un peu trop rapprochés dans leur emploi. Cette chanson rends jo-yeux, c'est communicatif, ça DONNE envie de remonter le temps et de les voir sur scène. « Après une journée de boulot où t'aura pas encore bossé... »



Seul et Célibataire
: Ayé, c'est fait, gloire de la chanson post-rupture. Deuxième degré qu'on prendra tous un peu trop à coeur. Tu t'est fait jeter ou ratalisé, t'est une loque, tu te reconnaît donc c'est drôle. La recette commencer à être un peu visible là, le refrain fait un peu Henri Dès avec son « Comme un X dans un Y-pas-adapté », on pourrait faire une chanson de dix minutes comme ça, bon c'est un peu lourd, dommage. Le phrasé fait un peu Kyo aussi, je saurais pas dire si c'est volontaire. C'est marrant sans que ça aille chercher très loin, bon c'est pas très ambitieux et autain pour autain pour autant.
« Sinon je vais très bien t'inquiètes je vois des gens, les derniers y'a trois mois c'était mes parents »


Au mariage de Kévin et de ma soeur
: C'est pas ma soeur qui marie Kévin, c'est Kévin qui me prends ma soeur. Ouais y'a comme du Renaud dans cette chanson. Que de la gratte, de la mélancolie, de la beauferie qui tâche, une fin mélancolique et un final qui fait son petit effet. Elle reste en tête, encore plus avec une bouteille à la main. Du texte donc, qui ne gêne pas les oreilles – c'est presque un miracle de pas entendre de la chanson française sans une fois le mot « amour » et ses dérivés. Au contraire, je trouve ça assez touchant. « Je te laisse avec des gens qui sont tout moisis dedans » Paf.

Les Dictateurs : TUBE BIS. ENTHOUSIASME BIS. Je l'ai écoutée un nombre incalculable de fois après la première impression. Un rythme reggae/ska pour le retour de la chanson qui tire sur des ambulances, expression d'un humour noir légèrement couille molle qui fait jouir les oreilles. Refrain au xylophone qui tranche bien avec le fond. Alors gros problème : des lourdeurs toujours et surtout du vide de temps en temps, des petits secondes gênantes ou il se passe de rien. C'est pas trop grave, le reste est TOP. Du pur calembour à la Pérusse.
(Le « on prendrais Sadam Hussein parce qu'il est bassiste » il m'a fallut un coup de wiki pour la piger, j'ai honte)  du « wap pa la la », du « glou glou glou glou » et surtout du « Ou sont les profs de sport, ou sont les GO, et les filles en maillot? Wooow ils sont sous la douche... » avec de la GUITARE RYTHMIQUE derrière les gars!
En plus on sent le bénéfice d'avoir deux voix dans un groupe, c'est la chanson qui exploite le plus la stéréo, c'est toujours sympa.
Si je faisait une équipe de foot avec des dictateurs? Staline carton rouge, Mao carton jaune, va t'mettre au poteau hop exécution !
Hahaha j'ai ri. Bonne humeur encore.

Moi je vis chez Amélie
: Le riff garage est un gros mensonge ! Alors dans cette chanson le truc qui marque c'est la voix. Ca parle pas, ça chante pas toujours, mais c'est toujours très agréable. « Ca sent juste une odeur gentille » par exemple est une phrase parlée mais... mélodique. C'est inexplicable.
« J'en ai marre de discuter trois heures par jour avec la gardienne, je veux lui dire que son mari s'est cassé parce qu'elle EST CONNE ET MOCHE !!!
D'ailleurs la chanson se fout du coté outrageusement gentil de l'univers du film, mais l'instru derrière ne fait pas preuve d'originalité et fait très franchouillarde, justement ah ah. Ca hurle ce qu'on a tous pensé, de façon sympa, c'est pas funky non plus, next.

Commandante : Le grand kiff pour tout le monde, la méga chianlie pour ma pomme. J'adhère pas, ça me fait penser à cette chanson sur-chiante de Saëz. Ou du Noir Désir bis. 'Fin hors sujet quoi, je vais réécouter les Dictateurs.  

Monter le pantalon : Atomisation en règle du quatrième mur, le groupe se fout, puis se compare, puis se refout encore plus de Zebda. A raison. Avec l'accentg du sudg. Impossible de piger à quel degré se fait la critique : jusque là, faut bien avouer qu'il y a une « rythmique Fatals Picards » toute faite sur une grosse partie des chansons. Bon après c'est de la polka avec des clap clap donc ça passe bien, on oublie presque le postulat de base qui est un bon gros foutage de gueule. Mais c'est ça les Fatals aussi, ils s'ENGAGENT. « Merci d'être venu à mon anniversaire »

Cure Toujours
:  Vous allez me trouver chiant avec mes comparaisons mais cette fois j'ai l'impression d'entendre une chanson des Inconnus. Et pour une chanson qui épingle les gothiques (donc la new wave...) y'a des relents d'Indochine. Sont fort les Fatals. Drôle encore, toujours pas révolutionnaire. Ca marque pas mais ça passe bien. Je veux du FUNKY!

Exaucé avec Je viens d'içi! La chanson qui vends du rêve et qui tape sur les Corses, d'une façon assez impériale. Court mais top. Travaillée, un peu plus approfondie musicalement, retour du xylophone, ligne de chant mélodique, pont gratteux, texte astucieux et ravageur. Une belle réussite, je suis re-content après ce petit passage à vide. « Tu as ton nom marqué sur cette fleur? Alors tu files galinette oh. » Du pur texte comique bien accompagné, on demande que ça.

Je passe mon tour sur Partenaire Particulier (circulez y'a rien à voir) et on saute sur Française des Jeux, la petite protégée de Nashi. Comme d'habitude, intro sur un style nouveau qu'on ne retrouvera qu'en pont après le refrain, cette fois c'est de la fanfare – mais là on est le 16 Aout, je suis en pleine Feria, le « PaaaaaPaaaaaPaaaaPaaaaala » passe bien. La suite est méchante, très méchante. Donc croustillante. C'est lent, désabusé, moqueur, bien trouvé car réaliste, on passe au refrain joyeux et on double le tempo, le contraste est sympa, humour noir à toute berzingue. « La seule glace qu'elle peut regarder, c'est une vanille de chez ED» Cruel mais dansant, pardoxal : C'EST SUPER EFFICACE. Enthousiasme!

Et puis merde je vote
à droite est guidée par un riff très « Clashien » donc sur-efficace. Le retour de la chanson pessimiste (à raison, O RLY) et rapide vérification Wikipédienne : l'album  est sorti début 2007, pendant une campagne présidentielle un poil prévisible. Ceci expliquant cela, après tout est dit, ça tape là ou ça fait mal, c'est rythmé, mélodique, cruel, pas super varié mais ça agit un peu comme un mini best of de ce qui précède. « Au Puy du fou, j'me sentais chez moi ! »

On se demandait
: Le bordel-bonus de l'album : 25 minutes !! Une chanson quatrième mur sur le public, le pourtant très tubesque Punkachien qui fait très chanson d'Henry Des... cette chanson partage le même playback que la chanson du skate rigolote. Entre temps, des mini sketchs ni vraiment drôles ni chiants qui collent un sourire sur le visage, on termine le tout sur une chanson redneck interminable (qui fait très Mickaël Youn pour le coup là)

Que dire de Pamplemousse Mécanique? Les rares points négatifs viennent de cet espèce de carcan « Chanson Française » avec de la gratte acoustique grattée avec trois accords majeurs en rythme reggae sur le 2 et le 4 (l'afterbeat diront les connaisseurs) mais ce serait un poil abuser, les chansons s'appuyant sur une logique de groupe, ouf. Les Fatals sont clairement un groupe de scène, et je trouve qu'ils font encore plus mouche dans leur textes un poil mous sur les maux de quotidien que quand ils tentent de réellement s'engager : auxquels cas ils retombent dans les sombres poncifs.
Sinon faut avouer que c'est album assez dense et complet, pratiquement un style par piste. Des moments de bravoure mélodiques mais surtout du texte, du vrai texte. Pas prise de tête, simple, efficace, cru, terriblement cru. Je pense encore à Française des Jeux qui fait mal. Simple mais pas toujours, souvent accrocheur et toujours drôle, une bonne quantité de tubes potentiels, un achat de qualité. Et le 5 Aout, j'allume la petite radio catalane du coin, et c'est Djembé Man qui passe. Mon slip s'en souvient encore.
http://www.capcampus.com/img/u/1/fatal_picards1.jpg
Après j'ai pas fait les choses à moitié, j'ai pris un DEUXIEME album comme cahier de vacances. Ils aurait été logique de prendre le suivant, donc Le Sens de la Gravité, que tout le monde conchie sevère. Si PM est équilibré en pistes délire du quotidien/politique, le Sens... privilégie ce deuxième aspect. J'ai donc chopé le prequel Picardia Independenza, qui en toute logique privilégie... le délire pur. Et la guitare électrique. Comme si le groupe avait totalement changé et l'espace de deux albums... à l'image du groupe humainement parlant.

Je lance donc Picardia Independenza, avec la ferme intention d'avoir d'autres méga tubes joyeux en tête. Et comme dirait Vincent marronnier « Et là, c'est le drame »
Parce qu'il y a un énorme problème. En écoutant A l'enterrement de Derrick, J'aimerais pas être déjà mort, Non rien ne pourra ou même La Balade mentale, on a immédiatement envie de passer à la piste suivante, et c'est un sentiment qui vient poindre quasiment sur l'intégralité de l'album! La voix d'Ivan est insupportable. Criarde, fausse, bref une grosse punition pour les oreilles et les paroles paraissent moins drôles et recherchées du coup. Les ficelles de ces titres sont les mêmes de ce que j'écoute en boucle dans PM, là je les trouve juste incoutables. Derrière c'est que de la gratte electrique, un atout majeur me direz vous. Ben comme la voix. La plupart des riffs jouent sur la dissonance, pas avec le talent d'un Fugazi, la c'est juste pénible. Argh.

La popularité de Dors mon fils n'empêche pas le titre de souffrir des mêmes défauts qui passent un peu mieux, le tempo étant assez bas. Thême sympa, paroles un peu simples, disto sur le refrain... mff mouais. « P'têtre que c'est juste du sable qu'ils mettront sous tes paupières » Ouais on y torture des bébés, j'approuve.

Est ce que tu veux avec moi
est un peu plus conceptuelle. Une tournerie un peu disco en boucle sur laquelle va se poser le monologue d'un Pascal Negre en herbe en quête d'inspiration pour le prochain tube vite fait. La serveuse débarque et banco! Est ce que tu veux avec moi, dancedothedancetothedanceonthedancefloor. J'aime bien cette piste parce qu'en imitant une catégorie musicale de branleurs, elle en fait quelque chose d'assez rigolo et sympa à écouter. Puis le concept de construction de chanson en live est rigolo, même si on est dans le parodique là. Refrain mineur et dissonant encore, mais réussi! C'est dommage que le mec s'arrête jamais de parler, parfois on a envie de lui « TG J'ECOUTE §§ »
On a tous des Prejugès est pas incroyablement différente. Riff dissonant, texte un peu rigolo, riff, texte, refrain, et on repête le tout. J'ai beau trouver ça relativement drôle, ça fait pas super recherché que ce soit dans la construction ou dans les textes, avec des effets à l'hélium un peu chiants.

L'enthousiasme revient avec On Est des Oufs qui, à mon sens, était un bon single. Un riff tout simple mais qui reste en tête, trois accords de Si transposés hop magique. A mon sens le plus drôle de la galette avec ses punks en cartons qui resquillent dans le métro les jours de grêve. Un bon carton destiné au live aussi. « On traîne tellement dans la rue qu'on a dix minutes de retard à la messe »

Picardia Independenza, titre éponyme de l'album, est assez perturbant. Déjà parce que son rythme reggae semble un peu copié collé avec les Dictateurs (enfin vice versa, vous me comprenez) et la visée du titre fait un peu « on va coller le plus de jeux de mots possibles en trois minutes ! » c'est assez drôle encore une fois, c'est assez musical, c'est rythmique. Mais c'est une grosse bouillie sonore. Je crois que l'ingé son a fait grêve pendant les refrains et il s'est dit « pff on va mettre un delay sur la voix ça va masquer les défauts du reste olol! » c'est con.

Le bilan est pas glop mais heureusement arrivent Les Bourgeois, une excellente transition avec l'album suivant, on dirait une piste mise à la dernière minute – je dit pas ça techniquement parlant, elle correspond pas à l'intégrité de l'album. Elle est presque trop... humour noir. Mais rien qu'un peu. Je la trouve assez excellente du coup, avec sa petite guitare classique à la Brassens. Un petit bonheur caustique avant les pistes cachées. Cette année encore il pleuvra à la fête de l'huma, ce sera la faute des bourgeois DES BOURGEOIS !!

Le reste est un peu neutre, puis hmmmf flemme là. Pamplemousse Mécanique est l'achat parfait car il incarne l'apogée du groupe dans un réel équilibre musical et textuel, avant c'est trop délire et foutoir, après c'est ridiculement lisse et engagé, selon les autres hein. Parce qu'après une écoute-teste, j'aurais un avis un peu plus nuancé : Le Sens de la Gravité est un peu court et flemmard. Un peu plus sérieux, dont fatalement beaucoup moins "jeux-de-mots" mais il contient de belles pépites, dont l'excellent...



C'est l'histoire d'une meuf
, qui incarne pour moi la chanson-fantasme qui tape un peu trop gentiment sur les Enfoirès, mais ça fait quand même un peu de bien. Et des cloches les gars. DES CLOCHES. ET DU XYLOPHONE SUR PAMPLEMOUSSE MECANIQUE.
J'ai toujours envie de les voir sur scène. Prochaine date parisienne : Janvier 2010, on en parle peut être en temps voulu.
Et vlan c'est le post le plus long du blog. Pour toi Ivan. Pour ce rail de nourriture pour poisson rouge.
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Mercredi 25 février 2009

ANDRE MANOUKIAN, VERBEUX PHILOSOPHE : « Vous ne chantez pas assez avec votre anus »



Commençons par les choses fascinantes, comme ça vous serez concentrés pour la suite.

 - Le prochain opus de Mario Maso est nettement le plus fun en termes de contenu/commentaires, et j'ai bien bien envie de le poster un peu plus en avance que d'habitude. Après, si vous êtes dans le même état d'esprit, ça peut aider.
- Un nouveau membre est arrivé dans la superbe famille des objets-onéreux-de-ma-chambre : un superbe Macbook tout blanc. Notez au passage que le MacBook, ça fait une demi décennie que ça existe, et qu'une nouvelle version sort le lendemain de ma commande. Ah mais la loose, c'est un métier... et là où le nombrilisme s'arrête c'est dans le fait que ça permet des posts en live un peu partout! Et c'est la fête.
- C'est les vacances et c'est un peu l'ennui, j'en profite pour faire des gravure sur pépitos, peut être que je vais lancer une mouvance qu'on appellera le "pepito-art"
- Après un débat houleux avec Mr. N.L. qui se reconnaîtras, le meilleur sidekick Disney est indéniablement
Timon, suivi d'assez loin par Mushu, voilà, y'a pas à tortiller, c'était vraiment très important, merci. Prout. 

Mercredi dernier, je me réveille de bon matin pour aller m'instruire, au cas où mon plan B consistant à composer un tube et gagner des milliards ne marcherait pas. Maiiiis grève oblige, nous décidons de sauter le cours du pourtant très charismatique Guy Carcassone et décidâmes d'aller au cinéma (que voulez-vous, la vie d'étudiant, c'est chargé, il y a des priorités à établir)

Naon? Un billet ciné? L'un des moins qui soit rentables qui soit? Hé mais oui, je suis un BN, j'suis un fou.
DONC. Le billet du jour est porté sur LOL. Le film. Avec Sophie Marceau. Celle-là même qui, il faut bien le dire, à
des seins pointus. L'actrice ayant joué dans "La Boum" avec "Dreeeeeams are my realityyyy" en fond sonore.
Les préjugés avant d'entrer dans la salle : j'avais beaucoup entendu parler de ce film comme étant "générationnel", ha oui quand même! En gros, dans trente piges, on regardera LOL comme on regarde "La Boum" aujourd'hui. La moindre des choses, si un film doit être emblématique d'une génération, autant qu'il corresponde à la réalité. Et là je ne sais pas si c'est votre serviteur ou le film qui est à la ramasse.
Le pitch!
Lola (ça commence mal et ça ne fait qu'un mot) adolescente et lycéenne de son état, traverse les affres et les doutes du passage à la vie d'adulte (ou pas.) TOUT SIMPLEMENT. Si on développe, on peut dire que le jour de la rentrée, son copain lui annonce de but en blanc qu'il l'a trompée pendant l'été. Pas évident d'autant que la communication avec sa mère est quasi inexistante, et que la dite mère se tape en secret son mari divorcé.
On a donc deux sphères bien séparées : les "parents", avec Sophie Marceau en mère bobo, Alexandre Astier (Kaamelott...) en père divorcé, et Jocelyn Quivrin,
le mec de 99Francs, en policier-gueule-d'amour qui cachetonne.
De l'autre coté, on à l'héroïne, la meilleure copine A, la meilleure copine B, la pouffe A, la pouffe B, et les quelques personnages secondaires X Y et Z. L'objectif du film étant bien sûr de réunir ces deux sphères, que ce soit devant ou derrière l'écran...


(Cet extrait de Juno offert en fac-similé est totalement hors-sujet avec le reste du post, mais voilà, comme ça il contient quelque chose de réjouissant. Aaaaah, Ellen Page. Et la musique derrière, All I Want Is Youuuuuuu <3 )

Voilà voilà. Problème : le premier quart d'heure, qui sert en fait d'exposition au truc, est un gros gros ramassis de clichés. C'est le tableau d'une espèce de jeunesse hyper-friquée parisienne qui doit vraiment être underground car je suis bien bien passé à coté. Quand Lola arrive au lycée, tout y passe. Tout le monde à la clope au bec, tous les mecs ont des vestes et des moumoutes plus grosses qu'eux (sauf un, cheveux lisses = seul puceau = pas hype), Converses partout, filles minipouffes même qu'y en a une déguisée en Duffy (Manoukian dirait "Péripatéticienne seventies") et ils ne parlent pas et n'agissent pas... comme dans la vraie vie. T'ain, tous les jeunes parisiens ne s'intéressent pas qu'aux potins de qui-est-avec-qui, n'essayent pas de draguer les profs et n'organisent pas des fêtes hype-pétard-hystérie dans l'appartement huit pièces de leurs parents? Si?? Vous avez déjà vu une fille de 17 ans en manteau de fourrure et string jaguar?
Les petits lycéens se tournent autour (grosse intrigue triangulaire amoureuse si ce n'est plus, de toute façon ça tombe sous le sens qu'en seconde on a déjà tout expérimenté) et les parents font la même chose de leur coté, entre deux soirée pétard-discussions-fesses. Les adultes fricotent et les jeunes motocultent : mais damnation reste-t-il une once de sentiment quelque part? Après avoir vu ce film où les rapports humains sont archi-simplistes, je me demande si je ne suis pas à coté de la réalité !!

En fait je pinaille mais il me semble avoir entendu parler de collège dans les dialogues, donc ça fait très très précoce tout ça. A priori, le film est sensé apposer pas mal de vérités non dites sur les enfants-parents et vice versa. Chacun reconnaîtra ses petits secrets dans le lot... ou pas. Tout le monde ne peux pas se permettre de dialoguer dans une baignoire plus grande que la pièce où je me trouve actuellement. Il faut dire que les "adultes" ont aussi leur petit jardin secret, on trouve une illustration de ce concept avec Sophie Marceau qui hésite entre son ex rentre-dedans et un flic brigade des stups qui fume des joints (c'est très cohérent) ... cette intrigue ne servant qu'à prouver à la-dite Sophie Marceau qu'elle n'aide pas vraiment à préserver l'innocence de sa fille. D'toute façons, s'trop kewl, c'est veugra, comment elle me gonfle la tepu, relou. Les autres adultes sont aussi stéréotypés que leur progéniture (le père Ministre qui installe des lasers de sécurité pour que son fils ne fasse pas le mur, WTF, le père du gratteux qui ne connaît pas la double vie musicale de son rejeton et qui après avoir explosé une acoustique contre un mur débarque furibard à un des concerts du-dit fils, pour ensuite le découvrir sous un nouveau jour et lui adresser un sourire niais et radieux)  

Morale de l'histoire : le bahut c'est caca, les copains c'est cool, l'amour c'est youpi, et vive les surboums dans les grands apparts. NON. Les choses sont plus compliquées.
Cet euphémisme général, cette chimère de la jeunesse 16-17è arrondissement, ne sert à RIEN. Et elle dessert pas mal de gens aux passage.

Évidemment des dialogues parfois savoureux. Évidemment pas mal de scènes vraiment drôles (très SKINS pour le coup... dans le genre webcam dans un poulet...) et des situation parfois réalistes. Et il faut dire que le cinéma français progresse, mine de rien. La mise en scène est bien fraîche (je dirais même plus fraîche du matin pêchée) jeune, actuelle, moderne, tout comme le rythme. Ce dernier est un peu particulier : l'histoire s'arrête brutalement, pas mal d'intrigues secondaires sont laissées en suspend, mais c'est pas grave puisque Lola a pu tirer son coup et accomplir son but sur terre. But qui s'est avéré accompli lors d'un voyage en Angleterre tout aussi caricatural mais volontairement, pour changer. Champomy d'abord!

Bizarrement, j'étais sorti de la salle avec cette impression de bonne surprise. Mais, visiblement, j'suis assez remonté. Ça se laisse voir, j'ai même passé un bon moment. Malgré tout, le film est globalement et réellement drôle. Il n'empêche que plus que jamais, on est dans la fiction.
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