Vidéo-lubrique


Vendredi 6 novembre 2009
Attention les gars, vous aller vous faire arnaquer, je préfère vous le dire tout de suite. Ce post est un défi, une belle escroquerie aussi. Comme n'importe quelle khôlle ou oral de littérature, je vais, devant vos yeux ébahis, essayer de blablater le plus possible sur un évènement où je n'ai pratiquement rien vu, rien fait de mémorable. Une convention que j'ai du faire pendant quatre heures gros maximum : le Micromania Game Show!

Souvenons nous. Pour ma part, le MSG commençait à peine à être un évènement régulier et plus ou moins incontournable de l'année, le genre de chose qu'on pense toujours venir plus tôt que prévu, comme le salon de livre ou le salon de l'agriculture qui nous rappellent ô cruellement comme le temps passe vite. Disons qu'il commencer à peine à s'ancrer comme étant éventuellement "un truc à faire" si on veut tester un peu les grosses lignes vidéoludiques de la saison à venir. Une convention qui pourrait éventuellement devenir quelque chose de régulièrement intéressant comme l'Epitanime et la Japan Expo, à leurs manières.
Bref c'eeeest le rapport, du Micromania Game Show, youhou!
 

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Le MGS est un évènement relativement jeune, il fut une époque lointaine et obscurantiste où il suffisait d'avoir une Mégacarte et d'être un bon consommateur de la firme pour recevoir en Aout une invitation par mail pour les premières moutures de la convention. Bien sûr en temps réel c'était pas méga concevable puisque ça tombait inexorablement sur le week-end des vacances de la Toussaint, chose qu'on a pas trop envie de zapper pendant les années collège/lycée, c'était bien plus sympa de jouer à Worms Armaggeddon. Bref. Cette année en particulier il y avait comme un engouement général autour de la chose. Le week end était cette fois particulièrement chargé puisque le MSG chevauchait la Chibi Japan Expo parisienne (avant l'équivalent en février pour les geng du sud cong) et la plupart des blogueurs otaques influents sont venus à Paris, pour faire les deux, un peu comme des roadies en tournée. J'ai fini par me dire "pourquoi pas moi" c'était l'occasion parfaite d'y voir des gens de luxe et de bonne compagnie mais j'y reviens un peu plus tard.

Le premier objectif était d'acquérir le précieux sésame, l'entrée du MGS. Je dis "sésame" comme si c'était un évènement hyper VIP et restrictif mais il s'est passé quelque chose de très étrange. Comme si tout le monde, autour de moi, avait trouvé le moyen de gagner des places VIP ou Presse via les réseaux sociaux, concours, magouilleet chaperonnages en tout genre, tout le monde semblait arborer un ticket "au dessus de la moyenne" sauf ma pomme, qui a l'habitude d'avoir une chance assez dégueulasse au jeu. Cette fois, là nan il a fallu payer l'entrée comme tout le monde bouhou. J'ai même commis le parjure ultime et je me suis inscrit sur Twitter (dont je me foutais allégrement dans un post dédié mais je suis pas à une hypocrisie près hein) histoire d'essayer de choper des places VIP distribuées un peu partout via des micro-concours sur divers blogs mais NAN, pour une fois la chance au jeu n'étais pas avec moi. Bontanpis comme on dit dans le jargon, go dans une enseigne à la Défense pour prendre le petit ticket de caisse miraculeux.
"- Vous avez la Mégacarte?"
Wow petite frayeur. J'ai pas acheté un jeu chez eux depuis perpètre (j'ai une réduction de dix euros périmée depuis un an c'est assez grave) et j'avais la chance de l'avoir sur moi. Dix euros la demi journée quand même hein, la très sympa vendeuse était la première à en rire quand je lui balance un "bienvenue dans l'industrie du bonheur" car il faut dire que ouais, Micromania n'a pas une très bonne réputation, vis à vis de ses employés surtout. Faites le tour des forums, vous aurez globalement de meilleurs retours chez les équipiers polyvalents de Macdo que les employès de Mr. M. Il n'empêche que c'est un poil cher pour cinq heures délimitées d'évènements mais PASSONS.
Le samedi 31 c'était la Chibi Japan Expo, honnêtement je voyais pas d'intérêt personnel pour y aller mais c'était surtout Halloween, de quoi festoyer tranquillement dans des habits classes et de faire des petits roulés de saucisse à la pâte feuilleté et des petits cakes thon-mozarella (quand je vous disais que j'allais meubler comme un porc) donc couché à pas d'heure après avoir maté "Once More With Feelings" de Buffy pour la énième fois. Journée passionnante, je vous dis.
Dimanche premier Novembre, lever comateux vers 13 heures à Vincennes, ville de Mr Poulpe et de la KASKADE!, traversée express de Paris pour déposer des affaires essentielles à la kaza (aller-retour de 40 minutes sous la pluie en vêtements chics youhou) puis re-traversée du RER A, pour choper le profit sur la ligne 7, acceuilli à la station porte de la Vilette par un exquis duo de vomis (et là c'est le problème existentiel, pourquoi le vomi sur le quai de gare n'est il jamais solitaire? That's a very good question!) et c'est la montée à l'air libre pour subir la tempête du siècle, vous savez, celle dans Tintin et l'étoile Mystérieuse. Problème : je suis à l'autre coté de la Vilette, à l'autre bout derrière la cité des Sciences et la Vilette c'est GRAND et pas toujours couvert.
Il aura fallu traverser tout le truc, passer devant le Zenith, le Trabendo, pour enfin arriver à la grande Halle après un quart d'heure de marche. Donc les enfants, ne faites pas ça chez vous, préférez la ligne 5 pour arriver de l'autre coté à la porte de Pantin.
Premier signe avant-coureur : une bonne queue bien épaisse (le lectorat féminin est en émoi) trône devant l'entrée "sans tickets". Heureusement, j'étais au milieu de la hiérarchie et strictement personne n'attendait devant l'entrée des réservations. C'est donc médicamenteux jusqu'aux oreilles que je rentre dans la très rassurante entrée de la convention, petite pièce sertie de fauteuils écarlates où les journaleux font leur pause café.
Je suis donc accueilli par un Amo tout de rouge vêtu (il va finir par en avoir marre de ma trogne) une Tiya et sa sempiternelle chemise à carreaux, et un Zoneur immaculé. Moi avec ma tenue monochrome, je complétais un peu un brigade de super héros.
Mais parlons de Zoneur un peu et flattons son ego le temps de quelques lignes. Zoneur est un thaliste inscrit depuis Juin, Thaliste qui a très très vite commencé à se faire mal voir puisque notre premier contact à été son ô combien conseil avisé de me faire désinstaller Team Fortress 2 pour le DEUXIEME fois quand le téléchargement prends une dizaine d'heures avec mon débit, bref le drame aurais peut être conduit à une vendetta qui serait encore d'actualité. Mais non, le mec participe comme un dingue, on se tape des barres de rire sur Mumble et tout, c'est la joie et l'amitié virile. L'occasion assez unique donc de faire une IRL avec un Antib... un Antiboi... bref un NICOIS monté à Paris pour l'occasion.

Oui, le but pour moi n'étais pas tant de "faire la convention" en elle même mais plutôt de retrouver les habituels camarades de la toile pour pouvoir languedeputer, manger Macdo ou des trucs réjouissants dans le genre. Après tout, comment faire le compte-rendu d'une convention où on reste trois heures et où on passe la moitié du temps à faire la queue où à se reposer? Bah c'est ce qu'on va essayer maintenant. J'ai assez blablaté, le rapport peut enfin commencer, c'est la fête chez vous, un indice sur le bas de votre écran.


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Pas grand chose à dire alors autant commencer par ce qui est l'atout majeur de l'évènement : les lieux, ou plutôt l'aménagement. On pourrait facilement comparer ça à un stade de foot : un grand ovale, des balcons sur les cotés, un sous sol mystérieux qui faisait office de Magasin Micromania (on perds pas le nord) sans vraies réductions où avantages, c'était juste la gageure de trouver les produits présentés soit déjà sortis soit cinq jours en avance, ce qui peut toujours être une petite fierté. Non, contrairement à la Japan Expo qui, gigantisme oblige, VENDS du confort à prix scandaleux, dans la MGS il y a quelques petites attentions envers le visiteur qui font réellement plaisir.
Faut pas croire, sur les cinq jours le hall de la Vilette aura accueilli 60 000 personnes mais on se sent nettement moins opressé que pendant la Japan ou l'Epita (moins généraliste mais exigüe.) Après, faut dire que c'était le Dimanche après midi et vu que la plupart du public visé était en vacances, c'était probablement le pic de visites alors le reste de la convention devait être encore plus coulante à ce niveau là. Je parlais d'attentions tout à l'heure, et bien on dirait que les organisateurs ont bien joué à Thême Hospital et en ont retenu des trucs! On pouvait trouver, entre autres et en hauteur, tout un salon, rempli de très agréables poufs pour glander après quelques déambulations.
 De manière générale, l'étage était rempli de lieux pour s'asseoir, lieux thématisés selon les jeux à essayer à coté ce qui donnait parfois des chaises néon-cubistes assez marrantes. D'autre part, des fontaines industrielles étaient postées un peu partout et là c'est une excellente idée les gars, merci. On avait ainsi, dans ces espaces détente (et jeux, il n'existait pas un cercle de dix mêtres de diamêtre sans borne d'essai) des points stratégiques d'eau fraîche, accompagnés de pleins réfrégirateurs remplis de mini-canettes d'Oasis. Ceci, couplé à un plan de site et un agencement des stands assez intelligent, ça témoigne d'un vrai travail d'organisation de l'espace qui fait plaisir. Très rarement il faut couper la foule, se faufiler et lutter parmi les grosses masses de gens pour se rendre d'un point A à un point B, tout simplement parce que les stands sont aménagés de façon à ce qu'on puisse jouer assez tranquillement, chaque bornes étant assez éloignées les une des autres. Après, il y avait les grands scènes façon festival où les très gros jeux était essayés (avec le public et tout qui regarde de façon enthousiaste) maaaais nous y reviendrons. Petit bonus parmi les bonus : là et là était dispersés des flippers, des durs, des vrais, comme on aime y dépenser des millions. C'est inutile donc indispensable, un peu comme tout ce qui caractérise la politique de gameplay des Lapins Crétins.

Bon justement, la transition est faite, on va parler un peu des jeux présentés, c'est un peu l'essentiel du truc.

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A chaque convention du genre c'est un peu la même chose : tu te balades, sans trop savoir quoi faire parce que tu n'as pas vraiment potassé ce que le salon présentait en exclu. Du coup, tu fais nécessairement un tour de chauffe un peu déambulatoire pour essayer de jeter des regards un peu partout et en déduire un maximum de choses, c'est tout un art voyez n'est-ce pas han han. Après, il faut aller de bornes en bornes en espérant que t'aies pas devant toi un méchant gosse qui veut pas s'en aller. Tu as beau essayer de signaler ta présence de manière méga subtile au staff du stand et à faire des regards (JE VEUX§§§) non tu as toujours un connard de gosse qui monopolise le truc. L'une de mes principales interrogations en venant au MGS était de voir à quoi ressemblait la nouvelle mouture des Lapins Crétins, sortie hier dans les bonnes crêmeries. Sensation étrange. D'une part, le gameplay semble être juste un parfait mix entre Tony Hawk pour ses lieux et ses objectifs et un Katamari pour son gameplay (récolter le plus de truc possible) alors après c'est jonché de bonnes idées visuelles et musicales : d'une part y'a cette parodie latente du No Smoking Orchestra qui est, faut bien le dire, assez excellente, d'autre part y'a cette fameuse séquence où on peut foutre un Lapin dans sa Wiimote et faire mumuse en live.
 D'un coté c'est joli, inventif, intelligent et amusant, de l'autre ça ne mêne à rien et ça ne fait pas de contenu propre au jeu. Il a beau changer radicalement, il à l'air d'être à l'image des trois autres, assez moyen mais très bien emballé. Hé oui, un cinquième opus, dont le gameplay/scénario se basera sur le voyage dans le temps (comme quoi les lapins seraient à l'origine des merveilles du monde et autres truc du patrimoine culturel) est dans les tuyaux. Mais bien mieux, Rayman 4 est bel est bien prévu, dévelloppement qui débute dans deux mois si tout se passe bien (j'ai un espion chez ubi hé hé) Next-gen? Peut être. Comme d'hab, Ubi soigne la présentation : dossiers de presse rigolos, dioramas, stands décorés avec les "Dieux du stade" version Lapins, on a pu que y toucher des yeux, et je me suis occuppé joyeusement en photographiant le cul de la fille du stand. J'ai honte, vraiment, mais c'était trop suggestif comme pose, elle voulait attirer l'attention, je le sais. Tout ça pour dire que ces foutus lapins étaient omniprésents, encore le même foutu Lapin Géant gonflable, encore les mêmes foutus masques et oreilles que les mômes arboraient fièrement, ON VEUT DU RAYMAN BORDELDECAQUE. Rendez vous... disons à l'E3 2011 pour avoir des premières infos?

Chez EA, c'était surtout Rock Band qui primait, bien loin et caché du méga stand de DJ Hero. Enfin l'occasion de faire d'une pierre deux coups : enfin joué à The Beatles Rock Band le temps d'un concours de style. Me voilà donc à la basse avec Amo, Tiya et Zoneur pour former le groupe "Copenhague n'existe pas" (ok oui) mais voilà, j'ai eu beau faire l'andouille en public et dire au micro qu'on avait du CHARISME, on a mis trop de temps pour se décider sur la chanson et on s'est tapé Octopus Garden que je ne connaissais pas du tout. C'était alors le concours "style-improvisation". J'étais chaud bouillant, tellement stressé et bondissant partout, il y avait un pack complet à gagner, mazette. On est repartis avec des T-Shirts Mirror's Edge mais pour choper le gros lot, l'astuce était simple : être le dernier groupe à passer. (A moins qu'on leur avait demander de repasser plus tard mais hmm suspicion) et donc en face, la méga star du salon était bien sûr DJ Hero, avec David Guetta en guest star pour récompenser le meilleur performer sur ce jeu au gameplay un peu improbable. Toute une scène était dédiée au truc, ça sentait l'attraction principale, au même titre que le catcheur Edge venu spécialement pour l'occasion mais ... meh.

Justement, du catch tiens. Y'avait quelques bornes de Smackdown VS Raw 10 mais sur quatre supports, un ne reconnaissait pas deux manettes à la fois, deux autres plantaient purement et simplement sur un écran de chargement et le quatrième ne devait pas être allumé, bref exemple concret de la superiorité de la 360 n'est-ce pas.


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Owi une adaptation Soul Eater! Le mec Nintendo avait l'air de s'emmerder un peu devant et faut pas chercher bien loin pour savoir pourquoi : les premiers niveaux ont l'air un poil répétitifs. On contrôle une Maka qui fait trois ou quatre mouvements, son seul objectif est de dézinguer tout ce qui bouge entre deux dialogues japs. Dommage, on retrouve ce syndrome de décor avec murs invisibles inclus, on ne peut pas vraiment aller où on veut et on doit suivre un chemin prédéfini. Ca me fait penser aux Simpsons The Game, ça pourrait être exactement la même chose, un jeu à license assez correct, si on considère que le peu qu'on a pu tester n'était que le tutorial de la chose. Graphismes et univers fidèles, c'est déjà pas mal, à voir.

On revient chez Activision avec Lego Indiana Jones 2 : toujours le même gameplay, le plus drôle étant de jouer à deux, mais là impossible de trouver une grognasse de clé cachée pour pouvoir progresser, sous les moqueries de Tiya et Zoneur qui, EUX, avaient pigé le truc. Bouh, c'est nous les plus fort normalement. Un jeu qui a l'air tout à fait sympathique, dans la lignée de la série qui commence à être un peu... trop étoffée. Surtout avec Lego Rock Band qui arrive.
Justement, à coté se trouvaient des bornes pour Guitar Hero 5 et des gens jouaient à ... Welcome To The Jungle? J'ai du mal entendre mais le jeu était presque caché honteusement par des grands cartons, comme si tout était fait pour vous dire "déplacez vous de deux mètres et matez DJ Hero, manants!"

Nintendo et Sega avaient leurs poids lourd et les chiffres à atteindre qui vont avec : d'une part Mario et Sonic aux JO d'hiver était jouable dans une boule à neige géante (woaaa) avec pour seule épreuve... le slalom à ski, comme la démo DS, super. En parlant de graphisme DS, au milieu du salon était étendu le rideau de Bataille et Fontaine, avec des vidéos de New Super Mario Bros Wii projetées dessus. Ca à l'air tellement décevant en avance... le jeu mise sur le multi mais ne sera pas online (pas du foutage de gueule déjà) les graphismes font console portable, le jeu est en 2D bref j'y vois pas un interêt quelquonque, désolé. Par contre il y a avait le fameux "Miles Edgeworth Investigations", suite logique de la saga Phoenix Wright, dont le gameplay laissait penser à un truc un peu moins agréable à jouer (se déplacer dans les décors c'est tellement années 90) et puis le scénario de base qui devrait consister à prouver la culpabilité de tout le monde... je vois pas comment ça pourrait être fascinant mais à voir, aussi, pas pu y jouer en tout cas. Non, j'ai préféré perdre du temps sur Kingdom Hearts (que du teeeeeexte) ou sur Grand Turismo (qui se jouait directement dans une bagnole de sport! Bientôt vendue en pack?)

En vrac, sinon :
Left 4 Dead 2, des décors de jour! Des guitares! ... et c'est tout.
Eye Pet! Ce singe est un peu villain! Mais immersion totale! C'est fou!
Need For Speed Shift à pas l'air top, revenez au milieu urbain, soyez gentils...
Pas touché à Dante's Inferno ni à Murasama koin koin, deux jeux dont tout le monde parle, dont les boîtes respectives font de la communication folle et débauchée dessus mais dont je suis pas pas au courant du gameplay, dont sur le coup c'était un peu osef. J'avais en tête l'idée de faire le plein chez les Editions Pix'N Love mais ça m'est complétement sorti de la tête, trop occuppé à faire des poses dédaigneuses sur le sofa des aires de repos. En ce qui concerne tout les Final Fantasy et le nombre astronomique de jeux de bastons Naruto ou Dragon Ball qui étaient présentés, bas là aussi osef un peu. En revanche, cette bannière Pokémon avec RIEN en dessous était... intriguante.

Résultat des courses : 50 T-Shirts dont 45 en taille S ou XL, récoltées soit avec le concours rock Band, soit en faisant semblant d'avoir le pass VIP (car il suffit d'avoir la tête VIP han han) ma garde robe de gamer est faite pour les trois prochaines années - plus des petits bonbons en gélatine lancées à la foule façon rock viril.
Voilà. Trois-quatre heures blablatées au possible ça peut faire un bon gros pavé, vous voyez que tout est possible dans la vie. Vraiment, une convention que j'aurais pu prendre un peu plus au sérieux et faire une journée intégrale (surprise : aucune rencontre imprévue cette fois, dommage) car le très peu que j'en ai fait était franchement agréable pour peu qu'on s'investisse un minimum. Moins de monde, donc plus de jeux potentiellement à tester, des espaces détentes, un agencement bien trouvé et toujours de la bonne companie : une bonne journée, à faire l'andouille et à prendre des photos de façon un peu systématique, assurément un truc sympa si plus approfondi personellement. La aussi, pour une prochaine fois, A VOIR.
Maintenant, vous pouvez cliquer sur le Schtroumpf à Lunettes pour lire le post cross-over et avoir une seconde opinion.

PS : Bien joué en avance à celui d'entre vous qui va choper le 1000è commentaire.
Par Concombre Masqué - Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Vendredi 30 octobre 2009
Vous savez peut être ce qu'est un VN, a.k.a les Visual Novel, ce qui semble être un passage obligatoire dans le parcours de l'otaque moyen. Ce sont des sortes de livres dont vous êtes le héros, des images fixes, des petites musiques d'ascenseur, des choix à faire et vous progressez dans l'histoire dont le principal objectif sera de choper le PROFIT et de vous taper telle ou telle gonzesse. Un principe amusant et rigolo que nous n'aborderont pas aujourd'hui car on s'en fout un peu.



Nan en fait le vrai sujet du jour c'est l'une des trilogies les plus exaltantes qui puisse exister sur DS, et si vous n'avez pas reconnu l'image ci dessus il est temps de vous apprendre la vie un peu. Je viens de finir Justice For All, le troisième opus de la Saga Phoenix Wright, Ace Attorney, qui est, un peu à sa façon, un visual novel. On suit une histoire, qui a son déroulement prédéfini, sa fin prédéfinie, l'unique façon de progresser est de lire les textes et de présenter les bons objets au bon moment. Pourquoi des objets? Phoenix Wright est une simulation d'avocat de la défense, vous incarnez un jeune loup de 24 ans, tout juste équipé de son badge (que vous allez montrer à tout le monde, pour le fun) qui va subir son premier procès et défendre son premier client.
Ceci étant fait, un PLOT TWIST fatal fait office de ligne directrice pour la deuxième affaire, puis vous naviguez d'affaires en affaires, accompagné de votre sidekick Maya Fey, la petit médium dont la grande soeur vient d'être assassinée (oui ça fait vraiment scénario de jeu de fesses mais bon)

Le gameplay alterne entre deux phases bien distinctes. D'une part, l'exposition de l'affaire et du meurtre par textes, vous croisez des persos fixes sur des lieux fixes, vous leur présentez des objets pour faire progresser les choses, vous récoltez des informations et des preuves en fouillant les environs. Ces séquences s'alternent avec les phases de procès ou vous devez éplucher des témoignages pour y trouver des contradictions et faire progresser le bouzin. En face, vous avez Benjamin Hunter, un procureur monolithique qui semble avoir comme un petit fétiche pour descendre gratuitement le gamin sans expérience que vous êtes. Vous allez rencontrer d'autres procureurs, un tas d'autre personnages, vous allez au fil des scénarios tisser des liens d'amitié avec certains d'entre eux. Un bon nombre réapparaissent dans une affaire différente, que ce soit en tant que témoin, présumé coupable... ou policier, comme le commissaire Dick Tecktiv que vous croiserez inlassablement. Un vrai sens du scénario qui fera appel à vos neurones pour suivre l'action, analyser et essayer d'avoir un peu de raisonnement d'avance sur le dérouelement.

Bref décrire le contenu du jeu n'est pas intéressant en soi, c'est une saga très rafraîchissante et sympa à suivre car doté d'un réel sens du scénario, du rebondissement et du développement des personnages. Tout l'intérêt va être d'être le spectateur d'une histoire progressive, au fil des trois jeux s'installe un véritable univers qui prends son apothéose avec la dernière affaire du troisième volet, sorte de menu maxi best of plus qui ravira les fans de rebondissement semi-prévisibles. Ouais, parfois on peu penser deviner la suite de l'action mais le plus souvent c'est le scénario qui pense encore plus en avance que vous, rien de plus jouissif d'être pris à contre pied dans Phoenix Wright. Pour ma pomme, c'est une grande saga débutée en Avril 2007 qui vient de conclure, terminée à 6 heures du matin après un gros marathon de cinq heures de textes, de choix cornéliens et d'amusant retournement de cerveaux. Tout à l'heure, je parlais de musique d'ascenseur, il n'en est rien sur ces jeux. Chaque personnage a son propre thême, et il n'y a rien de plus plaisant que d'être en phase de procès et de s'approcher de la vérité - en parallèle, la sauce monte, la musique s'accélère, tout le monde devient plus tendu, c'est toute une ambiance, une expérience à vivre, une expérience qui sait se renouveller en déroulement et en situations. Un vrai conseil, vraiment.

En fait je pense que le plus rigolo serait de prendre la critique à l'envers et essayer de faire preuve d'un maximum de mauvaise foi et de trouver tout ce qui est chiant dans la saga Phoenix Wright. Contre-critique : qu'est-ce qui est relou dans ces trois excellentes cartes DS?




- Trials and Tribulations. Tout Trials and Tribulations, la dernière mouture de la trilogie de base. Je ne parle bien entendu pas du jeu et du contenu en lui même mais de la jaquette, de la boîte. Plus le temps passe et plus elle est difficile à trouver. D'une part, le marché des jeux DS est saturé par les "Léa Passion Coprophage" et j'étais infoutu de trouver GTA Chinatown Wars à sa sortie c'est dire! D'autre part un nombre fort peu de copies ont été lâchées sur le territoire, les marketeux de Capcom ont du se dire, à raison "mouais bon on vise déjà un petit public à la base, alors le troisième volet d'une suite logique mouais bof bon on le traduit pour leur faire plaisir hein c'est déjà ça" ... du coup, il faut faire appel à la camaraderie, la chance ou les pièces sonnantes et trébuchantes. L'emprunter à un pote, le trouver en occase, en easy cash... ou se tourner vers les sites de vente spécialisés et là double problème. La première fois, une andouille finie m'a envoyée Justice For All en mettant l'image de TT sur son annonce (ainsi que le nom, bref la totale) d'autre part mon deuxième essaie s'est tournée vers les "objets de collections", et 50 Brouzoufs plus les frais de ports amusants, ça fait mal. Partout. Aïe.

- La traduction de Justice For All. C'est un fait reconnu et décrié dans la sphère de fans, un très gros nombre de lignes de textes vous violent le Bescherelle dans le deuxième jeu. Fautes d'accords, participes passés foireux, traductions trop littérales ou mindfucks pur et simples (Un hero? HERO? WHAT? HERO? WHAT? Je ne sais pas ce qu'ils ont fumé à la truduction mais sans être perpétuellement gênant, il y a bien une quinzaine de fautes par phase de jeu ce qui est assez énorme quand on en a repéré genre 3 ou 4 dans toute sa ludothèque auparavant.

- Maya Fey. Pas de bol, c'est le sidekick principal : deux gros reproches. D'une part, le personnage est assez lourd, surtout dans les deux premiers jeux. On a plus l'impression de la traîner qu'autre chose, elle est infoutue de dire quelque chose de drôle ou d'un peu sensé, non elle est juste un peu neuneu et fatiguante, elle fait un peu boulet sur la première moitié de la saga. D'autre part, Maya est l'outil scénaristique par excellence. On s'approche du paroxysme? Maya se fait enlever, sa vie est en danger, tout ça. Après tout, c'est le deuxième personnage principal on est sensé se dire "OMYGOD§" mais ça ne prends pas tant que ça, puisqu'on sait qu'au final il ne lui arrivera rien. Enfin, à priori quoi. Il n'empêche que cette propension à tout lui arriver (dont être accusée de meutre. Plusieurs fois) est un peu prévisible et fatiguante.

- Le premier jeu comporte la particularité édifiante d'avoir exclusivement des personnages aux noms-jeux-de-mots-crétins. Sachez en tout et pour toi que votre premier client dans la saga s'apelle Paul Defès.
...
PAUL DEFES. WHAT WERE THEY THINKING.

- En parlant de ça, évoquons le personnage le plus incroyablement lourdingue de l'univers.
Eva Cozesouci. Dans toutes les versions traduites, les personnages sont sensés appartenir à telle ou telle région loin de la métropole. La brave Eva, reporter pour presse à scandale de son métier, est donc une fille du sud dans la version francaise. Ce qui donne des "boudu cong gavé, hé bonne mère bouillabaisse fada" et ce qui désolé tout les gengs du sudg. Pardong. Eng plus, le personnage est reloug et ong le voit dans trois affaires différentegs, de quoi baiser Fanny.

- La procédure pénale est massacrée. Ca ne peut pas être un reproche valable car la procédure est différente dans chaque pays où le jeu est traduit, et le jeu ne serait passionante que si tout ça était simplifié à l'extrême. Deux bonnes raisons pour rendre le jeu fascinant et relativement simple, mais voilà, deux trois détails/affirmations restent perturbantes.
Le jeu clame à qui veut l'entendre qu'il se passe en France (enfin c'est comme quand un groupe dit sur scène qu'il est dans sa ville préférée hein vous voyez ce que je veux dire) mais la peine de mort y est très concrètement évoquée. Elle a de très hautes implications dramatiques dans le jeu mais... en France ça fait tâche. D'autre part, on peut y lire la phrase suivante : "Une personne ne peut pas être inculpée pour un fait où a été déclaré son innocence."
Poutrelle.

- Physique douteuse : la cape est allée se mettre tout seule sur le buste... oui? De temps en temps, le sens commun est un peu violé au profit du des mécaniques un peu "Colombo" du truc. Tout à une explication, tout est rationnel, sauf le channeling et les forces occultes. Le jeu jongle entre une dimension cartésienne et une autre un peu fantasque et nous, pauvre joueurs, ne savons pas trop sur quel pied danser. C'est un peu dommage.

- Dans le deuxième jeu particulièrement, les personnages semblent tous être issus des "reportages" de 13 Heures sur TF1 qui traitent du cosplay, caricaturaux et non représentatifs quoi. Non seulement ils abusent d'excentricité, mais leurs costumes sont... des costumes. Personne ne veut s'habiller normalement, on a l'impression d'être le seul homme saint d'esprit dans son costume cravate. L'ambiance japonisante ok, la saturation inutile des couleurs et des détails rokoko, bof.

- Regardes là bas, un rebondissement! Les phases de procès consistent à pinailler sur tel ou tel fait dans un lieu précis, puis vous retournez en phase d'enquête, puis encore en procès. Seulement voilà, vous apprenez des tas de trucs sur le tas, soudainement le meutre a y lieu à un endroit totalement différent, et seul le joueur ne semble pas le savoir. Donc non seulement on semble totalement abandonner des pistes non élucidées, mais les éllipses involontaires ruinent un peu à la cohérence de l'ensemble.

- Les jeux sont inégaux... temporellement parlant. Le premier jeu comporte 5 affaires, souvent avec trois phases d'enquête et trois phase de procès. Les deux autres ne comportent que 4 (ou 4 et demi, c'est selon) affaires ne comportant que deux phases d'enquêtes et autant de procès. Je ne me peux pas m'empêcher de penser que le premier jeu est foncièrement deux fois plus long que ses deux successeurs.

- Les procureurs sont des génies, n'ont jamais perdu une affaire, Franziska Von Karma a commencé le méter à 13 ans (ok oui c'est celà) bref on est sensés gober une sorte d'aura de surpuissance autour d'eux mais... devinez qui gagne à la fin? Et le métier de procureur ne semble pas de faire condamner le témoin, juste de vous démonter. Ce n'est qu'une impression, tout gagneras en subtilité au fil du temps mais bon.

- SEXISME. Sur quatorze affaires, le trois quart des inculpés innocents sont des femmes. Encore mieux : les quatre cinquième des vrais coupables sont des hommes. Globalement, les tueuses dans toute la trilogie sont au nombre de ... deux?

- FANSERVICE. Quand Mia est "invoquée" avec son bonnet H dans les vêtements de Pearls, qui a 8 ans, je me sens pas super à l'aise. Je sais pas si c'est sensé émoustiller mais au moins les scénaristes sont les premiers à s'en amuser (il va falloir séduire un vioque obsédé par les uniformes... mais Maya est trop jeune ahah) mais voir Mia débouler dans ses habits de loli quand le gros climax est sur le point d'aboutir, nan je dis nan.

- Le jeu est super austère (aucun menu rien hop direct dans le jeu) et le gameplay écran par écran n'est pas toujours très pratique. Il faut sélectionner l'écran "Se Déplacer", attendre un peu, faire la manipulation quatre ou cinq fois et faire des allers-retours le temps que la situation se débloque. Cette manipulation, très lourdingue dans le premier jeu, est assez fluidifiée par la suite. Les petites transitions sont moins longues. De la même façon on peut dire que le jeu est beaucoup trop linéaire mais hé, c'est son gameplay qui fait ça.  Aussi, l'astuce qui consiste à laisser son stylet sur l'écran pour faire défiler les dialogues plus vite est une astuce que j'ai découvert par hasard... une demi heure avant de finir le dernier opus, dommage. (Bien sûr, il faut déjà les avoir lus pour pouvoir faire ça)

Bientôt, je me mettrais à Appolo Justice, la suite logique de la trilogie qui met en scène un tout nouveau perso principal, et je sens que cette liste va méchamment s'allonger.
Par Concombre Masqué - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Jeudi 15 octobre 2009
TATSIN! Nouveau concept. Oui, retour des vidéos commentées. Non, pas de Mario Maso. Pas encore. En attendant, petite expérience qui va mixer une nouvelle grande tendance geek-otaque, et un réflexe millénaire, useless et bédéiste. Si tout se passe bien, ça devrait être grand. GRAND! 

                

 
                


Et voici le kit de la chaîne, le fil rouge du truc, essentiel car chacun devra le remettre à jour sur MU ou autre en précisant le lien, ça va de soit.


Comme je le disais, pour l'instant c'est une expérience, on va faire ça en petit comité. Mais si tout se passe bien, on va refaire la chose et là on peut être entendre de nouvelles voix... et ce sera à VOUS d'intervenir!
Donc, pour le deuxième intervenant, j'invoque le Vengeur Slippé! Si tu est d'accord et que tu t'y colles, manifestes toi içi, s'il te plaît... après tout, la deuxième partie c'est la meilleure et celle qui va demander le plus de boulot ! Le seul quart du jeu sans des Puppy Love, mais aussi trois niveaux difficiles ou il va falloir répondre à des quizz, comprendre le fonctionnement d'un niveau à scrolling vertical (si on pige pas le début, on peut y passer du temps) et empêcher des vaches de se faire enlever par des aliens! Tout un programme!  
Et sans rapport aucun...

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Du 23 au 29 Décembre, c'est un Concombre-Man in New York! \o/

Par Concombre Masqué - Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Mardi 13 octobre 2009
Cette semaine on fête un tas d'anniversaires. Miracle : tout ces souvenirs ont quelque chose en commun, du 12 au 14 Octobre 2009, on célèbre la première décennie d'un tas de déchets industriels. Star Wars La Menace Fantôme, les interventions de Christine Boutin et ...





... le plus fantastique et mémorable gâchis vidéoludique. Souvenez vous, ils y a dix ans sortait la première console de salon de Sega (ouais, parfaitement, la PREMIERE, je suis persuadé que la Saturn n'a jamais existé, personne ne s'en souviens ça devait être une illusion collective) c'était tellement la première que j'en zappe carrément la Mégadrive, hop! Mais il n'empêche que les attentes qui véhiculaient autour de cette petite bombe était grandes.
C'est le post hommage-anniversaire ! 


Remettez vous dans la sainte chronologie des consoles : fin 99, la Playstation n'est pas si loin, sa suite est prévue pour l'année d'après. L'immeuble d'en face vient de sortir la 64 et a sorti des tas de jeux mémorables comme Mario Party, Pokemon Stadium, Banjo Tooie ou Zelda Majora's Mask. Remettez vous dans le contexte, on est à la fois dans une période où quand les jeux sont bons, ils sont BONS, mais on avait aussi des tonnes de perspectives sur l'avenir proche. Cette année, c'était l'année de Sega, le terrain était libre, frais, prêt à choper les foules et les gamers.

Pourtant... des tas de petits détails laissaient présager des mauvaises chose pour cette petite boîte grise. Très concrètement, la sortie Japonaise de la bécane était en novembre 98, soit un an avant nos propres contrées! Il en allait de même pour certains jeux très attendus, notamment Shenmue 2 qui a accumulé près de 18 mois de retard pour traverser l'Atlantique, et encore sans être traduit! Un peu la console à deux vitesses comme aiment bien le dire les médias.
C'est donc vers Noël 99 que de tas de petits bambins joyeux et insouciants demandent tous la même chose à déballer sous le sapin. La cassette de Pokémon le film, le jeu Pokemon Snap à 500 balles, des peluches Pokémon, mais aussi la grande et fabuleuse nouvelle console de Sega, estampillée de sa petite spirale bleue. (Ou Rouge, pour les Ricains/Japonais)



Regardez moi ça comme c'est beau. C'était la concrétisation de tout ce qui se faisait de meilleur dans les consoles, tout simplement parce que les meilleurs concepts ont été pompés de partout pour donner ceci. QUATRE ports manettes, les jeux sont en support CD comme chez Sony, la manette est un melting pot à elle toute seule : Joystick, Croix Directionelle, quatre boutons colorés façon Super Nes. Elle était un peu grosse et pas toujours très confortable mais notez le petit concept révolutionnaire : la carte mémoire est DANS la manette. Triple effet kiskool :
 - On pouvait se balader partout avec nos données, aller chez un pote qui avait des jeux en commun et continuer sa propre partie
 - Elle est pourvue d'un petit écran LCD, ce qui faisait office de deuxième écran pendant les phases de jeux, on pouvait voir dans la manette des tas de petites animations selon les jeux et les séquences jouées (ce qui était affiché était parfois une aide ou un indice à telle ou telle situation!)
 - Et, dans des cas rarrissimes mais bien existants, elle pouvait servir de petite console portative, il suffisait d'avoir le bon jeu sur Dreamcast  qui transférait les données sur la carte mémoire, et en l'enlevant de la manette on pouvait jouer à tel ou tel mini-jeu (cf le lien plus bas sur les Sonic Adventure)

Octobre 99, le Dreamcast débarque avec le line-up (comprenez les jeux qui accompagnent la sortie) le plus fantastique qui soit. Sonic Adventure, Soul Calibur, Ready 2 Rumble, Chu Chu Rocket... ça y est, la console techniquement et graphiquement la plus performante du marché est bel et bien là. Tu l'achète, tu la déballe avec fureur comme le Nintendo Kid! Brancheage express du bouzin, allumage, et fantastique animation du logo qui se forme en musique new-wave. Cette séquence ne sera supplantée que par la GameCube mais on y est pas encore! Le temps de faire les réglages de temps pour la console puis l'heureux gamer pouvait au moins s'amuser sur le très sympa disque de démos fourni avec le Graal.  

Le principal argument de vente de la bête était bien sûr le mode online. Première bécane à proposer cette fonctionnalité, une souris et un clavier étaient vendus séparément pour plus de confort dans la navigation. La Dreamcast contenait un modem 56k qu'il suffisait de brancher à une prise téléphonique pour pouvoir lancer la connection. Je l'ai essayé une fois, ça n'as pas marché et il fallait un peu faire partie de l'élite pour avoir tout le matos et les abonnements nécessaires! Il n'empêche que ça à lancé des jeux comme Fantasy Star Online, qui restera un peu une chimère à jamais. N'oubliez pas que Diablo 2 n'est pas encore sorti, imaginez l'impact de cet ersatz de MMORPG... sur console. Surprenant, non?

De mon coté, et c'est l'avis de pas mal de gens, la Dreamcast c'est un état d'esprit, une "période". La "période Dreamcast", 2000 et 2001. Les médias qui couvraient les évènements commençaient à être plus étendus et ciblés, et pendant qu'internet et les pages spécialisées se dévelloppent tranquillement c'était aussi l'émergence de la chaîne Game One hein, un peu le NoLife d'il y a dix ans en terme de qualité et de contenu, et chaque gamer en herbe pouvait mater avec joie les Level One de Marcus devant un bol de Golden Grahams le matin, ou devant des petits écoliers l'après midi. Le schéma était tout tracé et bien agréable : avant et après l'école/le collège, on avait un excellent média qui nous faisait découvrir, sans limites de genres et de niveau de jeu, un panel étendu d'une ludothèque peu fournie mais brillante. Pour ma part, c'était enfin l'occasion de sortir des sentiers de big N et de découvrir autre chose que la plate-forme à outrance. La ludothèque de la Dreamcast, c'est bref mais intense, comme tout ce qui peut caractériser ce support. De la plate forme, du jeu de combat, des bagnoles, du RPG, du "autre", de la course, chacun de ces genre possède son jeu phare que tout le monde a.

Il faut bien l'avouer, ce sont les musiques et les environnements musicaux des jeux qui remontent encore plus un niveau déjà remarquable. Ce n'est que mon humble avis mais du fait de sa faible durée de vie, la DC est la console qui a bénéficié du meilleur soin sonore. Qu'elle soit bonne ou mauvaise (et c'était rare) la musique dans un jeu DC est toujours particulièrement mise en avant, et les meilleurs compositeurs ont été mobilisés pour pondre les meilleurs jeux. DC = Meilleure. Bande son. A Jamais.

Enfin, la dernière grosse impression qu'on peut tirer de cette console, c'est le coté "arcade" des jeux. Simple portage ou gameplay y ressemblant (surtout dans les jeux de sports, Virtua Tennis, Sega Rally... tu joues, tu progresses le plus possible avant de perdre et de recommencer)  beaucoup de galettes étaient faites pour y jouer une fois de temps en temps, des jeux très courts mais sur lequels on revient souvent. N'oubliez pas les mots-clés : BREF mais INTENSE.

Petites impressions et souvenirs sur le gros de ma ludothèque, au cas où vous reconnaitriez des impressions que vous aurez déjà vécues...

Chicken Run
99 c'était aussi la sortie en cinéma de cette petite merveille des studios anglais Aardman. L'adaptation sur console était bien mais pas top, comme beaucoup de retranscriptions de films d'animation sur DC - elle se basait sur la coopération entre plusieurs personnages, mais le principal but du jeu était de progresser dans les objectifs donnés sans se faire "choper" ce qui donnait une impression très "Sam Fisher" avant l'heure, une tension permanent et pesante assez sympathique. Un peu court, pas très difficile, mais contenait des extraits du film et quelques mini jeux sympathiques. A l'image du jeu en entier.

Sonic Adventure 1 et 2



Beaucoup trop de choses à dire. Sega a fait fort pour promouvoir faire passer son personnage phare à la 3D! Mon meilleur souvenir de la console, beaucoup d'émotions sincères en y jouant, une bande son au top, des graphismes au top, de la vitesse, de la diversité, beaucoup de PASSION dans ce jeu. D'ailleurs, tout est déjà dit dans ce podcast, enregistré et monté par votre serviteur, qui sera diffusé demain soir sur Tsumugi.

Les Fous Du Volant
Mon premier jeu! Graphismes très cartoon, système de progression innovant par circuits, des petits challenges et des persos à débloquer, c'est un jeu de course sympa mais TRES difficile et TRES peu maniable. La tolérance d'époque aidait à faire passer la pilule, heureusement, mais c'était bien dans l'esprit du dessin animé et c'était un petit bonheur à quatre. En parallèle, il y a avait PenPen, jeu de courses hybride : 4 uniques pistes, qui alternaient toutes une phase de marche, de nage et de glisse. Jeu de course extrêmement court et délirant, un tout petit peu sous exta aussi,  les personnages étaient des pingouins drogués et des requins fourbes - la bande son était très "festive de carnaval", idéal à squatter quand un de vos potes l'a.

Jet Set Radio
Le mythe, la légende, le commencement. Novateur à tout les niveaux : c'est probablement le premier jeu notable en "cel-shading", et tout cas c'est celui qui a donné l'appellation de ces graphismes si particulier. Pour les néophytes, c'est un espèce de jeu de simulation où vous incarnez les membres d'un gang (qui s'étoffera au fur et à mesure, au fil des défis) qui dispute son territoire de manière très particulière... en tagguant tout ce qui bouge! Vous choisissez votre personnage en roller, vous avez un temps limité pour faire des figures partout, et surtout récolter le plus de bombes de peinture possible pour faire des tags dans les endroits prédéfinis, la réalisation de ces derniers nécessitant des petits coups de joystick bien placés. Il fallait faire vite parce que vous aviez la police aux fesses, et les moyens employés contre vous étaient de plus en plus démesurés (on n'hésitait pas à vous envoyez des tanks ou des hélicoptères dans la gueule.) Le lieu de tout ça : un tokyo futuriste, des petits niveaux épipectiques dont un qui pastiche Shibuya. C'était novateur et génial, sans compter la meilleure BO au MONDE. Les Guitar Vaders, Hideki Nakaguma, des compositeurs de génie qui fournissent la fameuse "radio" que vous écoutez pendant vos péripéties. Rock, rap, funk, avec des coeurs, du banjo, de l'électro avec des synthès, un joyeux et génial bordel qui restera dans nos oreilles pour quelques décennies encore. Une pépite, vraiment.

Crazy Taxi 1 et 2
Encore un jeu basé sur le système arcade! Vous avez un immense terrain de jeu, une ville américaine pastichée, vous choisissez un personnage, puis vous avez 90 secondes pour choper un client et l'amener à un endroit convenu. Plus vous conduisez comme un taré et avec classe, plus le client est content et vous donnera un beau cachet si vous l'amenez en temps voulu (sous peine de le voir quitter le train en marche, direct.) Si vous aimez Offsprings c'était le jeu à avoir car la bande son n'était composé que de ça. L'objectif était donc de durer le plus longtemps possible, d'avoir le meilleur score mais aussi de découvrir les petits coins cachés de la très très grande map. Des petits mini jeux assez difficiles vous débloquait des trucs sympathiques. Les nouveautés du deux? D'autres maps, d'autres minis jeux, la possibilité de sauter et de prendre plusieurs clients en même temps. Sympa.

Floigan Brothers
Un ovni total. Entièrement en anglais ce qui était un poil chaud pour la compréhension. Vous incarnez deux frères, très "Marxs" dans l'esprit. Le scénario : le petit veut faire une surprise au grand et construire une machine pour une raison inconnue. Pour récolter les pièces de cette fameuse machine, il fallait faire un certain nombre de mini jeux pour gagner des points et apprendre au frère un peu débile à faire des nouvelles actions, ce qui ouvraient de nouveaux coins dans le jardin de la fratrie, etc, etc. Un humour probablement ravageur puisque je ne pigeais pas grand chose à l'époque mais ce jeu m'est resté en tête tant il était différent et barré. Pas nécessairement bien mais... différent. 

Marvel VS Capcom 2
Mon premier et dernier jeu de baston! Trouvé en occase, ce jeu se démarquait par son nombre gargantuesque de personnages (52 il me semble) et par sa bande son jazzy, ce qui était assez perturbant... imaginez mettre des pains à quelqu'un derrière un solo de cuivre! Des environnements très cartoon aussi, un boss final qui te tuait en deux coups, un jeu de baston quoi. Je n'ai jamais été très fan du concept et des quarts-de-tour-de-joystick, mais ça ne faisait pas de lui au mauvais jeu, bien au contraire.

Metropolis Street Racers



Youpi! Un super jeu de simulation de bagnoles! Tout se basait sur les courses de rues, dans un pack de villes aguichantes à regarder : Tokyo, Londres, LA... les grands classiques. Le jeu fonctionnait par chapitres, eux mêmes contenant une liste de variantes de courses et de temps à battre à remplir. La durée de vie et la variétés de bagnole était phénoménale. Outre d'excellents graphismes, ce jeu se basait sur un système ingénieux de points : les kudos. Pour ouvrir les autres courses et les autres chapitres, il fallait tant nombre de points, qui se récoltaient en faisant de beaux virages et autres dérapages stylés. Mais on pouvait en obtenir bien plus en s'auto-évaluant et en rendant le jeu plus difficile : on pouvait ainsi baisser ou monter les objectifs de temps et faire varier sa récompense en conséquence. Comme dans Intervilles, on pouvait faire valoir un "Joker" qui doublait les enjeux, à utiliser avec parcimonie. Bref, un excellent concept qui subsiste sur les deux X-Box...

Space Channel 5
UP DOWN UP DOWN CHU CHU CHU §§§§§ Funky, groovy, LE jeu musical de la console. Ulala doit combattre une invasion d'aliens en... dansant. Ce jeu, extrêmement court (probablement trois heures au total) se compose de 5 actes qui accumule les séquences de "danse" dans le sens ou vous devez reproduire les mouvement qu'on vous impose, et en rythme s'il vous plait. Vous combattez les aliens, délivrez des humains et humiliez des rivaux en dansant. L'atout principal, vous me voyez venir, est l'ambiance musicale qu'on peut qualifier de "totale", puisqu'elle fait tout dans le gameplay. Les boss notamment, et le dernier acte sont de véritables moments de bravoure. Jamais je me suis autant retenu de me déhancher devant mon post, je vous invite sérieusement à mater des Walkthrought sur le tube, vous comprendrez l'esprit.


Sonic Shuffle
Un jeu complétement détesté, c'est un espèce de Mario Party en cel-shading transoposé avec l'univers Sonic. Et bien, je suis pas d'accord avec les gens, VOILA! Il était très bien, pas toujours très clair, mais comme toujours un extrême soin apporté à la bande son (tout Mario Maso est basé sur les boucles de Sonic Shuffle...) et un truc extrêmement convivial à 4. Un bel effort qui ne copie pas trop son original, vraiment, puisqu'il incorporait des concept inédits et ingénieux, notamment des petites séquences à QCM "dont vous êtes le héros". Youplali youplala!

Et comment ne pas parler de Shenmue, de Ready To Rumble Boxing, de Power Stone... bah comme ça. Tout simplement.

Tout cet enthousiasme était partagé au lancement de la bécane, au Japon et aux USA, la DC explosait les records de précommandes. Pourtant... les promesses de jeu online ne sont pas suffisament remplies pour les utilisateurs, et la ludothèque n'est pas assez fournie. Le déficit de Sega devient astronomique en l'espace de peu de temps, d'autant que les pubs pour la console et les jeux sont assez discètes voire inexistantes, tandis que la PS2 n'est pas encore sortie que tout le monde y a déjà la tête... et les sous.
Janvier 2001, la conférence fatale tombe chez Sega. Sur Game One, la Game Zone sur une Juliette qui fait une tête d'enterrement en disant "... et maintenant, c'est un passage très pénible puisque nous passons aux News... et nous allons parler de la Dreamcast". C'est fini, Sega interrompt la production en Mars, la console aura vécu pas plus de 15 mois sur nos contrées. 

Il n'empêche que tout le monde tends à reconnaître l'impact que la console a eu sur ses conseures futures. D'ailleurs, une sphère geek continue à sortir des jeux plus ou moins pirates sur la console, qui a été brievement recommercialisé l'année dernière, le temps de quelques mois, mais il fallait se trouver au bon endroit et avoir les jeux au bon format. Bref, la Dreamcast, tout une époque, une bande-son, de bons souvenirs et d'innovations qui marqueront le futur (et donc le présent) du vidéoludisme...




Pour l'ensemble de son oeuvre, a titre posthume... émotion!

Mais la semaine d'anniversaire des déchets industriels n'est pas terminée! Aujourd'hui, c'est le premier anniversaire de la saga Mario Maso, et je vous promet qu'on va marquer le coup, très bientôt. Genre... dans deux jours.

Par Concombre Masqué - Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Jeudi 1 octobre 2009
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Salut les p'tits loulous, c'est moi, votre ami Phiphi! Vous ne rêvez pas, vous n'avez pas glissé vers l'actualité musicalo-déglingos de notre pote Pétrif' et vous êtes toujours sur le blog le plus top fun de vos flux RSS! Yeah c'est super! Et aujourd'hui, j'acceuille le très sophistiqué Concombre!
Ouais Philippe, je suis super content d'avoir cet échange imaginaire avec vous. D'autant plus que cette image de vous est fabuleuse et cette veste rouge est preuve d'une audace vestimentaire rare, je soutiens. Mais avec Dédé vous avez failli nous faire une grosse connerie à la Nouvelle Star en Juin, vous avez failli faire gagner une fille qu'a pas chanté une seule fois! Et tu diras à Dédé qu'il a certainement autre chose à foutre que faire des pubs pour Groupama (toujours-toujours là pour moi)

Justement, vous êtes en pleine introspection là...
Exactement, en ces temps de rentrée imminente l'angoisse afflue et les questionnements existentiels sont légions. Après avoir trouvé l'horrible secret de la disparition d'Olivier de Carglass, la firme a tout de suite rétorqué en envoyant Marc la semaine d'après, puis Sebastien à peine encore cinq jours après. Rendez vous compte, retourner la même pub plan par plan en changeant juste le mec, c'est incompréhensible.

Mais les mystères de la vie atteignent aussi la blogosphère?
Absolument, ces temps ci on peut assister à un phénomène très étrange : sur les blogs les plus visités, une andouille quelconque poste toujours les mêmes commentaires en laissant toujours les mêmes messages nébuleux. Tout ça est très étrange, d'autant plus que la sphère bédéiste a subi la même histoire... une histoire de Mickael Conan je crois... je sais plus. Une histoire du genre.

Bien bien, mais le sujet de ce post c'était pas Guitar Hero?
Ouais, encore, parce qu'avec la sortie du 5 et le gros battage autour de Rock Band Beatles je me suis dit qu'au cas où ça intéresserait des gens qui s'emmerderaient au boulot je ferais un petit historique de mon vécu sur ce fabuleux type de gameplay. Je pense qu'il est temps de faire un choix et de prendre des mesures draconiennes! En plus le prochain post JV ce sera un truc chiant sur Phoenix Wright hein. Je voulais mettre mon petit grain de sel en parallèle avec la fiche technique de Mr. A...

Okay c'est top fun! Racontes moi un peu ton état d'esprit à la sortie du premier volet...
Ben Guitar Hero, c'était comme une grosse frustration. Penses-tu Fifi, en 2005 j'avais euh 15 ans et les effluves du rock and roll n'étaient pas encore trop présentes, ça doit être l'effet kisscool du lycée privé catholique (en parlant de ça, le prochain post...) Enfin bref : Guitar Hero, gameplay très aguichant et surtout l'argument de vente ultime! Une guitare en plastique. Bien sûr je n'avais aucune idée de ce qu'étais un médiator et son rendu sur le périphérique ne me choquait guêre. Ca paraissait juste cool, viril et propice à attirer la brigade des oestrogènes. Mais problème : on est bien sûr sur PS2. Tu vois Fifi, chez Nintendo, le seul exemple de sortie de ce genre c'était Donkey Konga, et la plupart des jeux de rythmes à supports de la firme se démarquaient par leur facilite. Chiant donc, il fallait voir les autres se pavaner avec leurs machins et les regarder jouer sur Youtube et les sites spécialisés.

Et là miracle...
Par une suite d'évènements totalement inintéressante à raconter, une PS2 tombe du ciel avec sa flopée de bons jeux pour toute la première moitié de 2005. L'occasion de changer un peu de perspective avec des oeuvres comme Ico ou de faire le con devant Eye Toy. Les grandes vacances s'amorcent avec le rippage du fameux jeu qui faisait tant envie, le temps de commander la petite hache qui va bien... et la découverte de ce jeu était un poil particulière puisque j'avais un temps limité, deux semaines précisément, pour explorer à fond le truc avant de devoir le rendre. Les conditions de tests quoi. D'ailleurs j'ai souscris à No-Life et...

Hey arrêtez de faire du teasing et poursuivez ce monologue nostalgique, c'est absolument passionant!
Oui pardon Philippe, je ne voudrais pas brusquer quelqu'un qui a l'audace de promour les BB Brunes. Nan parce que trois accords majeurs tout le monde peut le faire hein. Bref. Le lancement du jeu et de la première tentative de "I Love Rock And Roll" en façile avait quelque chose de mythique. Coordonner ses deux mains dans un jeu vidéo, c'est quelque chose de très basique mais dans ce contexte c'était tout à fait inédit. L'équipe d'Harmonix a fait un boulot respectable et fédérateur : les menus étaient jolis, les décors et les personnages pas trop vilains, la progression très bien dosée. En ce qui concerne le playlist... pas mal de trucs à dire. Elle ne m'a pas marquée tant que ça mais aucun morceau ne m'a particulièrement dérangé, puis ça m'a permis de découvrir les Queens Of The Stone Age que je ne connaîtrais toujours probablement pas. Bon, problème : pas mal de reprises, et quand tu entends une reprise de Killer Queen, tu le sens tout de suite, logique. Plus c'était connu, plus c'était "repris" j'ai envie de dire, sauf Spanish Castle Magic faut croire.

Mais vos petits doigts aussi ont droit à la parole ! Qu'en est-il du niveau de difficulté de Guitar Hero?
C'est une question de point de vue temporel. Atteindre le niveau expert et boucler le dernier pack de chansons (non parce que ça rigolais pas hein, Godzilla et Cowbows from Hell étaient plus dur à boucler que Bark Ath The Moon) était un petit exploit en soi. D'ailleurs, faire n'importe quel truc en expert suffisait à épater les foules, une vidéo de ma pomme en train de faire Take Me Out doit traîner sur le tube ah ah. Mais avec ce recul d'une demi-décennie, on a l'impression de maîtriser un demi-niveau de difficulté au dessus... et ce n'est pas tout à fait vrai. Tout le monde vous dira la même chose : Guitar Hero est une pute avec les hammers-on et les pulls-offs. Vous savez, une technique de legato. Rien à voir avec les patisseries mais bien un moyen de faire des notes rapides, et donc de se la pêter sur les solos de Guitar Hero. Je disais donc, sur les partitions elles sont rarissimes et tolérantes comme le KKK, ce qui est fatiguant quand tu joues à Crossroads par exemple, t'est frustré sur le solo parce que t'y arrives pas et c'est pas cohérent... mais dans l'ensemble ça reste un titre qui vaut toujours probablement le coup.

Un an plus tard, rebelote avec Guitar Hero II?
Ben non, parce que sans PS2, sans gratte, j'étais réduit à l'air guitar devant les vidéos youtubes. Une triste période. Je n'ai jamais pu y avoir joué et tout fait rêver dans cet opus, notamment la playlist et sa fabuleuse version de Misirlou par exemple. Un tas monstre de morceaux monstres y sont présents, dont le fabuleux Freebird (tiens moi qui parlait du KKK tout à l'heure c'est rigolo) et son solo mortel. C'est cet opus qui a donné un épisode de South Park où Randy joue en pleine nuit à une chanson de Kensas dont le nom m'échappe! C'est un peu l'eldorado de la partition qui vends du rêve et je suis condamné au sevrage pendant plus de deux ans. Bouh...

C'est pendant c'est triste traversée du désert que sortent les premiers spin-offs de la série...
Oui mais un peu osef parce que "Rock The 80's" voilà hein et Aerosmith je suis pas vraiment fan. D'ailleurs c'est une chanson d'Aerosmith qui est probablement le morceau que j'aime le moins de la playlist principale de ...

Guitar Hero III. Une petite révolution non?
Oui et non. Le changement de studio derrière a été le point de départ d'un petit démontage très injustifié qui consistait à trouver à ce jeu des tas de petits défauts invisibles. C'est peut être pas le meilleur opus mais c'est le meilleur auquel j'ai joué, avec passion! Le seul vrai reproche à faire c'est l'abandon d'un look très cartoon et caricatural pour un desin un peu plus sérieux, mais c'est pas encore franchement rédhibitoire. Nan, Guitar Hero 3 à tout pour lui. Une playlist exceptionnelle, les seules reprises sont calées au début pour les trucs les moins épiques (y'a Ruby et She Bangs The Drums en liste alternative, c'est dire.
Et là POLEMIQUE ! Tout le monde lui reproche sa trop grosse difficultée. Bon c'est vrai que la fin de la playlist en Expert est pas évidente à passer (acheté en Décembre 2007, bouclé en Mars dernier!) mais j'ai comme l'impression que le petits malins qui râlent sur cet état de fait n'arrivent pas à concilier "fun" et "challenge". Ce jeu, à ce niveau là, est parfait. Tu as toujours plus diffiçile pendant un certain temps, et tu peux même perdre ta vie sociale et commencer à t'entraîner à Through the Fires ans Flames. Nan, je pense que les gens ont perdu de vue le fait qu'un médiator pouvait gratter une corde par le bas et... suprise, par le haut. En gros, tout le monde a oublié l'aller-retour, essentiel à un certain point, après ce n'est qu'une affaire rythmique. Et ok, Before I Forget, OK, Raining Blood mais le reste c'est de la mauvaise foi, comme si on reprochait au jeu d'être trop court. Les gens devraient être content d'avoir de quoi progresser, ingrats! Cette fois, les hammers-on et consorts sont parfaitement gérés ce qui permet de ballader ses doigts à la vitesse flash et d'étaler votre prestige sur le mode online naissant.

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Bon tes états d'âmes revendicatifs c'est très bien mais c'est là qu'un split crucial intervient dans l'industrie et que deux camps et écoles se forment...
Evidemment parce qu'Harmonix s'est barré pour créer Rock Band. Changement de gameplay total : cette fois une piste basse, batterie et chant rejoignent la gratte et, pas de bol, le jeu est excellent. Pas de bol parce qu'il est exclusif à la 360 et qu'on se sentirais un peu con d'acheter une console rien que pour le jeu, d'autant plus que le jeu complet rivalise avec le prix de la console seule! Rock band pert en format guitaristique mais garde une playlist excellente et tubesque (dans le bon sens du terme) c'est aussi le premier volet qui permet de télécharger un nombre hallucinant de pistes supplémentaires. Les joueurs Wii et PS2 sont coincés dans un espèce de carcan de "sous choix", mais ...

... la réplique de Neversoft arrive fin 2008 et elle s'apelle World Tour. Et là, c'est le drame.
Un tas de pré-requis rendaient le soft un peu douteux mais la presse spécialisée ne bronchait pas. Banco pour ma pomme, c'était comme acheter une grosse extension de playlist après tout, en oubliant le coté multi-joueur de la chose et l'attrait des nouveaux instruments qui ne me concernaient pas. L'attaque cardiaque n'est pas loin quand j'insère la galette pour la première fois : mode solo complétement destructuré, sans véritable coté progressif, partitions surchiantes et chansons pas adaptées pour X ou Y (je suis sûr qu'on peut finir "No Sleep Til Brooklyn" à la guitare sans y toucher) et surtout, surtout, le jeu est démentiellement laid. Cette fois le style est délibérement réaliste, et si on essaie d'oublier les graphismes moyends de la Wii et l'aliasing moche de votre écran il est strictement impossible de ne pas voir les coiffures surlaides de vos personnages.
Autre gros coup de pute : le studio, prometteur, qui n'est au final qu'un outil incompréhensible n'aboutissant qu'à des petits sons pourris mis bout à bout.
Au final, la visée du jeu en solo guitaristique ne sera que faire en boucle une petite dizaine de tubes que vous aimez. Faut pas croire, LS, Tool, Hendrix, il y a plein de bonnes choses dedans. Et pour ceux qui se plaignent des notes "persistantes" de cet opus, sachez que dans Raining Blood version Greatest Hits se termine par une quintuple note, comme un ultime pied de nez à la logique élémentaire.


Et c'est la gueeeeerre!
Cet opus moyen est un argument parfait dans la plaidoirie des bourgeois joueurs de Rock Band qui ont eu la grande joie de se voir offrir une deuxième opus. Rock Band qui ne sort toujours pas sur les "petits supports"...
Tu vois mon Fifi, là encore c'est une histoire de frustration. Quand bien même j'aurais Rock Band 2 dans les mains à la place de World Tour, j'aurais au moins des graphismes un peu plus jolie et des kilotonnes de chansons à télécharger. Du coup, quand j'achête Rock Band premier du nom pour voir un peu de quoi il en retourne : DRAME! J'ai pas sérieusement vérifié la compatibilité, et je suis coincé dans un menu, un très beau menu. Beau et frustrant §§

C'est là qu'apparaît le message de votre post mon cher Concombre!
Tout à fait. Rock Band 2 sort dans une semaine. ET LA C'EST LE CHOIX. La 360 devient de plus en plus attrayante avec son prix qui baisse et son offre de téléchargement scandaleusement étendue. Tu peux l'acheter rien que pour redécouvrir les anciens supports que tu as raté, c'est assez dingue. Il serait cohérent de changer totalement de bord, et là y'a Beatles Rock Band qui peut faire de l'oeil. Ah... les Beatles. C'est comme si tout le monde oubliait le coté un peu "cheap" de ce que peuvent être les partitions, sous prêtexte d'un emballage TRES poussé - l'intégrale du jeu avec les instruments inédits et largement plus chère que l'intégrale en CD! Mff voilà.

Donc mon bon Philippe, il est fort probable que je commence à mettre mon Gamertag partout pour essayer de rattrapper des choses et faire un peu le casual entre deux TD. A suivre, dans les prochains mois!

Le mot de la fin?
Ouais allez un peu chez Youe, un point de vue tout nouveau tout beau. Et Nemuri, on dirait moi au début, le timing correspond et en lisant le premier post, moi aussi j'ai eu envie de mettre des lunettes noires et des perfectos. Quand bien même il semble un peu mort là. Ah ouais et remarquez les deux trois nouveautés d'Over Blog, les gravatar, les liens avec les noms de posts, c'est très bath.


C'est tout pour aujourd'hui les gars! Et n'oubliez pas, ce soir vous pourrez retrouver sur Arte un reportage sur les Beatles à Moscou suivi d'un docu sur le porno est-allemand! Trop fun! A bientôt et prenez soin du rock and roll!

Par Concombre Masqué - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

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J'ai osé dire ça?

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